<p><p><p>Sans titre</p></p></p>
Par Bertrand Duperrin - Consultant en Management
Puisqu’il s’avère que mon premier article ici sera également l’un des derniers mis en ligne avant la Noël, il m’a paru nécessaire de glisser une notre d’optimisme dans la grisaille ambiante.
Je vois à longueur de temps des chefs d’entreprises, managers, qui se plaignent du manque d’implication de leurs salariés et collaborateurs, qui ne comprennent pas leur manque d’envie, de motivation. De l’autre coté je vois des salariés qui font leur travail, mais sans ce petit plus, cette petite étincelle qui pourrait faire que. Ils vous disent que personne ne les prend en compte, que les grands discours leur passent au dessus de la tête et que les entreprises à force de parler à leurs actionnaires oublient de parler à leurs salariés.
Et au milieu qu’y a-t’il ? Souvent un grand mur d’incompréhension, parfois un consultant (lorsqu’on veut faire quelque chose sans savoir trop quoi, on finit toujours par les appeler), et idéalement…rien. Rien parce qu’il est des entreprises, petites ou grandes, qui ne connaissent pas cette situation. A l’heure où tout le monde dit avoir remis l’humain au cœur de l’entreprise, ce sont les seules (et rares) à l’avoir effectivement fait.
Qu’ont elles de spécial : elles diffèrent selon leur taille, leur age…mais une chose les réunit : ceux qui les dirigent ont essayé d’en faire des entreprises où ils auraient aimé travailler et se sont entourées de personnes partageant cet état d’esprit.
Le challenge et les difficultés de la création d’entreprise sont tels que passé les premiers temps on peut (et c’est humain) tellement se focaliser sur les objectifs et la gestion qu’on en oublie qu’on n’est pas seul. Et c’est lorsqu’on a besoin de mobiliser toutes ses ressources pour faire face à un sucroit d’activité où à une difficulté passagère qu’on se rend compte que tout le monde n’y met pas le cœur désiré. Avec les conséquences que cela peut avoir…
Je parlais d’une note d’optimisme. Oui, car finalement il est des endroits où l’aventure de l’entreprise n’est pas que business mais aventure humaine également, où l’on a compris que l’un n’était pas exclusif de l’autre voire que les deux étaient complémentaires, que sérieux n’était pas forcément synonyme de rigidité.
Et ce qui est important à l’heure de se lancer c’est de se dire que c’est possible, Le seul nouveau paramètre à prendre en compte, au moment où l’on se crée un positionnement, une image marketing, c’est d’y ajouter ce qu’on veut être en tant qu’employeur. Et ne pas oublier que la communauté de vos collaborateurs sera toujours aussi importante que la communauté de vos clients. A ne satisfaire que la seconde on prend des risques internes sur le moyen long-terme. C’est prouvé. Car c’est ceux dont on a la responsabilité qui font avancer l’entreprise, font ou ne font pas, ont envie ou n’ont pas envie. Si pour une grande majorité le fait de se sentir bien ou non dans son entreprise n’est pas une question financière c’est bien qu’il s’agit d’une question de contexte.
Affectio collaboratis, marque employeur, c’est la problématique de l’identité de l’entreprise en tant que structure de vie qui revient au premier plan. Avec une seule règle qui j’espère ravira les entrepreneurs en devenir et leurs futurs collaborateurs : faites votre entreprise à votre image et soyez vous même. Votre satisfaction n’en sera que plus grande et ceux qui vous entoureront sauront vous en remercier. Pensez y dès le début, il est toujours plus difficile de changer quand tout est déjà en place. Et soyez convaincu qu’un peu d’humanité n’a jamais plombé un compte de résultat.

Joliment raconté...
Rédigé par : Ben | 23 décembre 2005 à 10:56