Par Bertrand Duperrin - Consultant en Management
Quelle que soit la taille de votre entreprise vous serez amené à communiquer par e-mail avec vos collaborateurs. Lors de ces 10 dernières années ce mode de communication a révolutionné les pratiques: instantané, gratuit, permettant de transmettre un document le plus simplement du monde...bref l'idéal.
L'idéal...pas tant que ça en fait. Car si communiquer c'est manager, alors beaucoup ont oublié les règles les plus essentielle du management, si ce n'est de la bienséance. Avec un effet boomerang qu'ils peinent à comprendre, voire dont ils n'ont même pas conscience.
Alors, quelque mots sur le bon usage du e-mail, sachant qu'il serait possible de faire une dissertation sur le sujet.
- ne bombardez pas vos collaborateurs: ça n'est pas parce que l'envoi est des plus simple qu'il faut en abuser. Un e-mail reçu c'est un "bip", c'est la certitude que l'envoyeur s'attend à ce que vous en preniez connaissance de suite, voire que vous le traitiez de suite. C'est intrusif, ça vous interrompt dans vos autres tâches...bref envoyez 5 mails à une même personne en une demi journée et vous serez sur qu'elle aura l'impression de vous voir débouler dans son bureau à chaque fois. Après ne vous étonnez pas si elle vous jette un regard glacial et écourte l'échange la prochaine fois que vous allez vous croiser.
- le mail part de suite et arrive tout aussi tôt. Cela ne veut pas forcément dire qu'il est lu et traité dans le même délais: votre collaborateur a certainement d'autres tâches en cours que lire ses mails (à moins qu'il ne soit payé qu'à lire ses courriers ce qui semble fort improbable). Votre collaborateur peut être occupé, voire absent. Si vous voulez de l'immédiat validez votre courriel par un appel téléphonique pour évoquer le sujet de vive voix. Cela vous permettra de valider la prise en compte du message. N'oubliez pas non plus que votre collaborateur ne reçoit certainement pas de messages que de vous.
- un e-mail est moins formel qu'un courrier. Cela ne dispense pas de dire bonjour, s'il te plait, merci et éventuellement de faire de vraies phrases et de motiver sa demande; "Fais ça", "répond à ma place", "envoie ça" en une ligne sans bonjour, ni merci, ni justification...ne vous étonnez pas si vos collaborateurs traitent en priorité les demandes de leurs autres collègue plutôt que celles d'une personne qui manifeste certainement davantage d'humanité envers son animal de compagnie.
La liste est encore longue...mais en prenant en compte ceci on peut déjà éviter quelques erreurs qui ne pousseront pas les autres à mettre trop d'entrain à votre service.
Et surtout n'oubliez jamais que le destinataire est un être humain, alors faites en sorte qu'il n'ait pas l'impression de recevoir une claque à chaque courrier reçu. Ou alors ne soyez pas surpris si vos rapports se distendent ou s'il a l'air moins impliqué.

Nous évoquions ce sujet ce matin en CDD. C'est exactement le fruit de nos conclusions. Je rajouterai un quatrième point important : l'email, qui peut permettre la clareté dans les propos, peut parfois présenter le risque de rendre l'info assez floue dans la cas des "fwd:Re(2):fwd(3)" (sic!)
Parfois, il devient important de décrocher le téléphone, voire de lever ses petites fesses.
Rédigé par : Matthieu Barré | 25 août 2006 à 14:43
Ce sujet m'est venu à l'esprit au dernier moment. Inconsciemment parce que de plus en plus de personnes m'en parlent, s'en plaignent dans leur activité...et qu'à titre individuel à force de le vivre on se dit...
Finalement cela risque de m'inspirer une série "les outils de communication, leur impact et leurs bons usages" sur mon blog dans les temps à venir...
Rédigé par : Bertrand DUPERRIN | 25 août 2006 à 23:36
it is great!
Rédigé par : Petrov | 16 novembre 2007 à 08:27