10 conseils pour réussir votre carrière
Par Frédéric Casagrande (contributeur) - Cadre
1/ Ayez toujours l'air absorbé et légèrement soucieux, seuls les imbéciles, les subalternes et les américains ont l'air détendus pendant les heures de travail
2/ Ayez toujours l'air pressé. Courez dans les corridors, vous serez classé parmi les gens dynamiques, ce qui constitue un label des plus estimés.
3/ Réapprenez au plus vite ce que votre mère vous a défendu pendant votre enfance, claquez les portes, raccrochez violemment le téléphone,ne saluez que vos supérieurs et soyez aussi toujours de leur avis lorsqu'ils sont présents.
4/ Ne vous déplacez jamais sans un dossier bien rempli, c'est essentiel. Au besoin, bourrez-le de journaux.
5/ Comme il est bien d'avoir des idées originales,ayez-en quelques-unes. Mais attention qu'elles soient les mêmes que celles de vos supérieurs sans quoi vous passeriez pour un dangereux idéaliste.
6/ Travailler c'est bien. Le faire savoir, c'est mieux. La mode étant aux rapports concis, présentés de façon claire, rédigez les vôtres en style télégraphique. Affirmez ce qui vous passera par la tête et vous aurez l'esprit de synthèse. Rédigez une étude sérieuse et approfondie, et vous aurez seulement l'esprit d'analyse et actuellement ce n'est pas dans le vent.
7/ Ne quittez jamais le bureau à l'heure de la sortie. Vous devez partir au moins une demi-heure après et faire en sorte que votre départ,coïncide avec celui d'un supérieur; sinon à quoi cela servirait-il ?
8/ Ne vous étonnez jamais de rien,d'abord parce que, quoi que l'on vous annonce, vous le saviez déjà. Y compris et surtout ce que vous ne deviez pas savoir.... et que vous apprenez par cette méthode.
9/ Emaillez votre conversation de locutions techniques américaines quelles qu'elles soient, même si elles n'ont aucun rapport avec le sujet. L'important est que personne ne comprenne. Les termes abstraits forcent le respect.
10/ Si au bout de quelque temps cette politique ne vous a pas fait progresser dans votre boite, c'est que vous avez à faire à des patrons avertis, changez d'entreprise et recommencez.




Je précise, pour ceux à qui celà pourrait avoir échappé, que c'est du second degré ;)
Rédigé par: Frédéric Casagrande | le 31 janvier 2007 à 07:59
Ouf je suis rassurée que ça soit du second degrès, je m'apprêtais à déposer un commentaire incendiaire ! J'ai eu pendant longtemps un collègue comme ça. Ca ne collait pas entre nous, je trouvais qu'il se prenait trop au sérieux. En lisant ces conseils, j'ai retrouvé sa façon d'être en tout point.
Rédigé par: Julie | le 31 janvier 2007 à 10:22
Excellente définition du pénible parasite d'entreprise. :-)
Rédigé par: JC de Maisonneuve | le 31 janvier 2007 à 11:59
Hihi, heureusement que c'est du second degré. Pendant un moment, j'ai eu peur...
"Ne saluez que vos supérieurs...." --> Un super moyen de s'intégrer en entreprise :D
Rédigé par: Ramenos | le 31 janvier 2007 à 16:24
Second degré ? Second degré...?
Moi je pensais que c'était la vrai vie...
Rédigé par: Serge | le 08 février 2007 à 22:26
2nd degré ok, mais tellement vrai au fond. C'est vrai que l'esprit d'analyse, la proposition d'idées innovantes et le fait de travailler sans stresse apparant ne sont pas bien vu en ce moment... perso, j'en ai fait les frais il y a peu.
Il vaut mieux envoyé des mails courts et secs (culture de l'efficacité), ne pas proposer d'idée trop innovante impliquant un peu de changement (temps de developpement trop long, perte de temps, actuellement ca marche pourquoi changer, tu perds du temps à penser à des trucs non réalisables), avoir l'air stressé en bossant (sinon, on a l'impression que tu es cool, que tu t'en fous, que tu n'es pas assez impliqué dans la sainte entreprise, que ce n'est pas normal puisque la plupart des gens stressent pour un rien).
Merci pour ce super article !
Rédigé par: Ludovic Simon | le 09 février 2007 à 05:36