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Is the French banlieue the next hot thing in business ?

Samir_2 Par Samir (chroniqueur exclusif) - "Jeune, Rebeu & Millionnaire"

Je mets les pieds dans le plat… je pose la question… même si j’en connais déjà la réponse puisque je suis moi-même un pur produit de ces quartiers malfamés et affamés (je sais… j’aurai du faire du slam).

Careful ! Je porte mon Label Rouge avec fierté.

Dans un des articles de mon blog, je faisais état de mes réflexions personnelles sur l’éducation. Je suis un papa en puissance qui veut faire de son garçon le récipiendaire d’un Empire (soyons fous). En même temps que je dis cela, je réalise à quel point les héritiers n’ont absolument aucune notion de la réalité que vit la plèbe. Impossible pour moi d’éviter, ici, les lieux communs : ils n’ont jamais fait leurs courses ici… ils n’ont jamais galéré pour se payer cela… ils n’ont jamais passé leur vacances ici… et n’ont jamais dormi à dix-huit .

« T’abuses Samir… » me dit-elle de sa bouche rubiconde.

Vraiment ? Dans Richistan de Robert Frank, ce dernier nous fait une bien étrange description du mode de vie de l’aristocratie millionnaire que nous n’avons le plaisir de côtoyer que dans l’intimité de nos salons : en face d’un numéro de Capital. L’auteur y explique que ces individus sont étrangers en leur propre pays… tu n’es leur compatriote que dans le passeport biométrique que vous recevez de la Préfecture. Pour le reste, ils ont établi autour d’eux une frontière… un mur d’argent qui les fait vivre de facto dans une principauté avec ses lois propres, sa sécurité sociale, ses propres compagnies de jets privés. Ces parents enfantent ce que l’auteur appelle des « aristokids » dont les cadeaux d’anniversaire laissent songeur : pour fêter ses 11 ans, une petite fille à supplié ses parents de la laisser voyager dans une compagnie aérienne « normale »… « je veux voyager dans un gros avion… avec plein d’autres gens… je veux voir comment c’est un aéroport de l’intérieur ! »… pov bébé….

C’est exactement ça que je veux éviter à mon fils (oui je veux un fils… but girls are welcome).

En prenant du recul, je me suis rendu compte à quel point mon enfance dans une banlieue difficile avait contribué à faire de moi l’homme que je suis devenu. La faim. Les bagarres. Les bleus sur les genoux. Les parties de foot endiablées. L’humour (très important l’humour… Jamel a construit sa fortune sur l’humour de banlieue). Le manque. La débrouille. La sempiternelle obligation de faire moins avec plus… tiens tiens… faire moins avec plus… n’est-ce pas là la marque d’un Prince de l’entrepreneuriat gavé à la gelée royale ? Marissa Mayer, la grande prêtresse des « Search products and User Experience » chez Google en a, en tous cas, fait le 8ème commandement de ses Tables de l’Innovation. Je cite :

8. CREATIVITY LOVES CONSTRAINTS

"This is one of my favorites. People think of creativity as this sort of unbridled thing, but engineers thrive on constraints. They love to think their way out of that little box: 'We know you said it was impossible, but we're going to do this, this, and that to get us there.”

Voici donc ma recommandation…

Ready ?

A tous les papas et mamans qui veulent faire de leurs enfants de véritables business(wo)men, envoyez les faire leur éducation en banlieue.

How is that ?

Respire… respire… c’est bon? Tu t’es remis de ton trauma émotionnel ? Maintenant laisse moi élaborer un tout petit peu mon point de vue (un tout petit peu seulement). Je vais (encore) utiliser l’exemple du football pour étayer mon propos : dans son dernier livre, Alex Fynn, père spirituel de la Premier League, raconte l’histoire d’Arsenal. Tu y découvres à quel point le club doit sa situation actuelle à un homme : Arsène Wenger (my personal hero). Le titre du livre est d’ailleurs, à lui seul, un hommage au technicien Alsacien : Arsènal. Arsène Wenger a été encensé sous bien des aspects : la qualité du football produit par son équipe (que certains comparent au Football Total de la belle époque batave), son incroyable don pour découvrir de jeunes talents et en faire des joueurs de classe mondiale… mais Arsène a également été critiqué sur un certain nombres de points : notamment le fait qu’il serait un mauvais perdant, qu’il défendrait excessivement ses joueurs, même quand ceux-ci ont manifestement tort… mais surtout Arsène a été conspué pour avoir été le premier entraineur de la Premier League à avoir aligné une équipe sans aucun joueur à passeport anglais. L’accusé se défend en affirmant que son seul objectif est de créer la meilleure équipe. Pour lui, la nationalité n’a aucune espèce d’importance. Seul le talent compte. La question qu’il faut alors se poser devient la suivante : « pourquoi les jeunes joueurs anglais ont-ils perdu la main ? »… « pourquoi sont-ils devenus moins bons que ces jeunes Africains et ces Sud Américains ? ». Tony Banfield, un des recruteurs d’Arsène, n’y voit qu’une seule explication… les conditions dans lesquelles les jeunes anglais apprennent, aujourd’hui, à jouer au football. Il suffit que l’un d’entre eux montre un tant soit peu de talent pour qu’on le couve, qu’on le gave, qu’on lui remplisse la tête de compliments « tu seras le futur Gary Lineker »… on lui achète les dernières Vapor Rosa… on l’inscrit dans le meilleur club avec des infrastructures dignes de la NASA… en bref, on le chouchoute, on le câline, on le fait dormir dans des draps de soie. Et c’est là tout le problème selon Tony Banfield : pour lui, l’Angleterre a cessé de produire des bons joueurs de football le jour ou le football de rue a cessé d’exister. Les meilleurs joueurs n’ont pas joué sur de belles pelouses durant leur enfance… ils ont touché leur premier ballon dans des cages d’escaliers, sur des parkings, sur des terrains de handball goudronnés… les meilleurs joueurs n’ont connu le confort d’une paire de crampon que sur le tard de leur adolescence… les meilleurs joueurs à défaut d’un ballon, devaient se contenter d’une balle de tennis ou d’une bouteille de coca…  Wayne Rooney   est le parfait exemple de cette théorie est:  il est un des rares joueurs anglais à avoir frotté son talent au bitume de Croxteh qui est à Liverpool, ce que le 9-3 est à Paris. Tony Banfield en est venu à developer une formule mathématique personnelle… « la  formule P » : Poverty Plus Population Produces Players. I love this. I agree with this. Je suis deux fois d’accord avec cette théorie. Elle est devenue la mienne. Mais tout le monde n’est pas d’accord… à commencer par mes lecteurs… quand je leur ai annoncé que j’avais l’intention d’envoyer mon fils en ZEP, parce qu’un génie qui sort de ZEP vaut cent génies qui sortent d’Henri IV, l’un d’eux m’a poser la question suivante : 

Totalement hors sujet mais est-ce que tu as entendu le nouveau cd de abd al malik ? Si c’est pas le cas je te le conseil vraiment ! Dans le texte : “On me traitait de racaille moi qui lisait Sénèque, faut se méfier de ce qu’il y a sous la casquette de certains mecs…” Pour ton article je vois pas vraiment le mérite à être premier au millieu des derniers… et qu’est-ce qui est le plus violent entre être “un gosse de riche” au milieu des pauvres ou un “pauvre” au milieu des riches…

Ce à quoi j’ai répondu :

Qui a le plus de mérite? Celui qui lit Sénèque alors que ses parents sont analphabètes ou celui qui lit ce même philosophe et dont les parents sont médecins? Qui a le plus de potentiel en termes de leadership? Celui qui va à la bibliothèque quand tout le monde la boude, ou celui qui y va parce qu’on lui a montré le chemin quand il était petit? Qui finira entrepreneur? Celui qui traîne sa glacière aux abords des terrains de foot du quartier et écoule ses canettes et ses glaces par de chaudes journées d’été… ou celui à qui l’on donne de l’argent de poche toutes les semaines et pour qui porter des Nike, c’est aussi normal que d’avoir des cheveux?

Alors je pose la question… les conditions de vie “Bagdadesques” de nos banlieues n’en font-elles pas le plus excitant vivier d’entrepreneurs du pays… voire d’Europe ? Je le crois… et je m’emploie à le démontrer au travers d’initiatives comme le JR&M FUND.

Les spartiates ne devenaient-ils pas citoyens de droit qu’après avoir enduré une éducation des plus rugueuses ? Les familles bourgeoises arabes et sédentaires de l’époque antéislamique n’envoyaient-elles pas leurs enfants chez des nourrices bédouines pour qu’ils puissent apprendre l’arabe le plus pur (celui des nomades) et habituer leur corps à l’environnement inhospitalier du désert ? Ace Greenberg ne disait-il pas qu’il préférait les PSD (Poor Smart with a Desire to be rich) au MBA (Master of Business and Administration?)

J’ai une admiration secrète pour le corps des Marines. Les Marines disent de leurs corps qu’il existe pour uniquement deux choses : « we win wars. We make Marines »

En banlieue c’est la même… « we win wars. We make entrepreneurs”

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Commentaires

mouai... il y a quand même plus d'entrepreneurs de talents qui sortent de neuilly que de bondy... Parce qu'effectivement les aristokids ne donnent rien de bon, mais la plupart des parents "bourgeois" élèvent leur enfant comme un vrai coq de combat prêt à se défendre dans l'arène économique mondiale (excusez l'image je suis antillais....)L'esprit de banlieue est dur mais est loin d'être orienté vers l'entreprenariat durable et ambitieux (les bizness de air max ce n'est pas durable ni ambitieux), l'idéal étant de mixer l'esprit "je-vais-créer-une-multinationale" à la neuilly, à la rage de bondy... Ce que je constate en tout cas c'est que souvent les qualités innés développés par les jeunes de banlieues en font de bons... commerciaux, il faut rajouter une couche pour en faire de bons entrepreneurs et le JR&M Fund va en tout cas dans ce sens ! Mais soyons clair, il ne sert qu'à corriger un désavantage culturel (au sens culture business), qu'un jeune loup HEC made in neuilly ne connait pas... l'avantage concurrentiel est à chercher ailleurs selon moi. Un jeune rebeu ou noir en particulier aura une faculté à avoir une vision plus globale du monde, moins franco-centré, n'ayant pas peur d'emprunter aux states, de s'identifier au moyen-orient, d'etre décomplexé devant le chinois, ou de déceler en Afrique de nombreuses opportunités. Là on le gars de neuilly s'enfermera dans l'imaginaire collectif occidental...

Attention je pense à ne pas confondre le nombre de jeunes de banlieue qui disposent d'un fort potentiel pas assez exploité et les structures qui permettent de les exploités.
Il est clair que les banlieues regorgent de génie et JR&M fund est la pour leur montrer le chemin.
Mais si la structure autour de lui ne lui permet pas d'exploiter son cerveau et ne lui montre pas le bon chemin alors il sera plus tenté de suivre le mauvais chemin.
Ce qui est important surtout c'est l'éducation, lui apprendre à utiliser son énergie mieux que les autres.

A tu penser Samir à se que va penser ton fils de toi si tu adoptes cette attitude ? un père riche qui laisse son fils en galère....ça risque de produire un effet inverse à celui attendu....

En tout cas merci Samir de nous fournir toujours autant de sujet de réflexion aussi intéressants. Tu es la personne qui gonfle le plus ma matière grise depuis deux ans....et les resultats sont a venir.Merci

Très intéressant et très beau. On dirait du Chuck Norris, mâtiné d'un soupçon de complexe d'infériorité lié à la condition sociale.

Et si vous appreniez tout simplement à votre enfant qu'avoir les dernières Nike que vous semblez idolâtrer pour ce qu'elles représentent ne sont qu'un objet de consommation sans intérêt particulier ? Et si au lieu d'en faire un warrior qui écrasera les autres, vous lui appreniez qu'avoir de l'argent et des responsabilités ne dispense pas de respecter les autres et leur tendre la main ?

Et si, entre les écoles du 16ème et celles du 9-3 il y avait un juste milieu qui donnerait à votre futur enfant une vision équilibrée de la vie, loin des extrêmes qui semblent être les limites étroites de votre perspective ? Peut-être tout simplement pour qu'il soit bien dans sa peau, sans complexe et sans lui imposer l'image caricaturale dont vous vous affublez ?

Je n’idolâtre pas les paires de chaussure de chez Nike. Je relevais simplement que pour certains elles restent un objet de luxe, difficilement accessible, tandis que pour d’autres, les avoir aux pieds est une évidence. Dans le premier cas, un appétit s’aiguise, dans le deuxième, il s’endort. D’autre part, on peut considérer une paire de Nike comme un vulgaire objet de consommation (c’est votre cas), ou comme quelque chose qui peut (pour certains modèles) s’approcher d’une œuvre d’art. Mais, heureusement, en bon professeur de morale que vous êtes, vous êtes là pour nous rappeler qu’une paire de chaussure n’est rien d’autre qu’un simple agglomérat de caoutchouc, de cuir et de colle. Tout comme une peinture n’est qu’une simple toile tendue, badigeonnée de gouaches. Ca ne fait pas avancer le débat, mais l’on sent bien que cela vous démangeait de la placer celle-là.

« Un warrior qui écrase les autres ? »… je ne l’ai jamais dit. Le procès d’intention est une spécialité chez vous ? Au lieu de vivre dans un monde de bisounours, acceptez le fait que le concept même de concurrence suppose qu’on soit amené à dépasser l’autre. Ca s’appelle la méritocratie… et je crois, en effet, que dans le contexte de globalisation actuel, où de petits français font face à de petits chinois, il est souhaitable d'instiller un minimum d’esprit de compétition. Point barre. Votre leçon sur l’argent et les responsabilités n’ont absolument rien à faire avec mon article. Encore une qu’il fallait que vous placiez.

Votre école imaginaire ressemble à un conte de l’île aux enfants. Votre argumentaire tient dans une phrase « si tout le monde il était gentil, si tout le monde il était beau, si tout le monde vivait en harmonie… ce serait mieux quand même ». Cette vision ne m’intéresse pas. Elle est complètement déconnectée d’une réalité de terrain. Mon article part d’une expérience : la mienne. Dans l’article j’essaie d’expliquer mon parcours personnel au moyen de précédents historiques, et d’un exemple actuel : le « talent management » dans le monde du football. Vous essayez (et échouez) de déplacer le débat sur un soi-disant complexe d’infériorité dont je serai victime. Je pense plutôt que vous avez encore de vieux restes d’un certain colonialisme qui vous empêche d’avoir un débat apaisé avec un rebeu. Vous savez, les colons voulaient apprendre aux populations sauvages comment devenir « civilisé »… peut-être voulez-vous m’apprendre comment éduquer mes propres enfants ?

Je n’idolâtre pas les paires de chaussure de chez Nike. Je relevais simplement que pour certains elles restent un objet de luxe, difficilement accessible, tandis que pour d’autres, les avoir aux pieds est une évidence. Dans le premier cas, un appétit s’aiguise, dans le deuxième, il s’endort. D’autre part, on peut considérer une paire de Nike comme un vulgaire objet de consommation (c’est votre cas), ou comme quelque chose qui peut (pour certains modèles) s’approcher d’une œuvre d’art. Mais, heureusement, en bon professeur de morale que vous êtes, vous êtes là pour nous rappeler qu’une paire de chaussure n’est rien d’autre qu’un simple agglomérat de caoutchouc, de cuir et de colle. Tout comme une peinture n’est qu’une simple toile tendue, badigeonnée de gouaches. Ca ne fait pas avancer le débat, mais l’on sent bien que cela vous démangeait de la placer celle-là.

« Un warrior qui écrase les autres ? »… je ne l’ai jamais dit. Le procès d’intention est une spécialité chez vous ? Au lieu de vivre dans un monde de bisounours, acceptez le fait que le concept même de concurrence suppose qu’on soit amené à dépasser l’autre. Ca s’appelle la méritocratie… et je crois, en effet, que dans le contexte de globalisation actuel, où de petits français font face à de petits chinois, il est souhaitable d'instiller un minimum d’esprit de compétition. Point barre. Votre leçon sur l’argent et les responsabilités n’ont absolument rien à faire avec mon article. Encore une qu’il fallait que vous placiez.

Votre école imaginaire (moitié 9-3, moitié 16ème) ressemble à un conte de l’île aux enfants. Votre argumentaire tient dans une phrase « si tout le monde il était gentil, si tout le monde il était beau, si tout le monde vivait en harmonie… ce serait mieux quand même ». Cette vision ne m’intéresse pas. Elle est complètement déconnectée d’une réalité de terrain. Mon article part d’une expérience : la mienne. Dans l’article j’essaie d’expliquer mon parcours personnel au moyen de précédents historiques, et d’un exemple actuel : le « talent management » dans le monde du football. Vous essayez (et échouez) de déplacer le débat sur un soi-disant complexe d’infériorité dont je serai victime. Je pense plutôt que vous avez encore de vieux restes d’un certain colonialisme qui vous empêche d’avoir un débat apaisé avec une personne de mon profil. Vous savez, les colons voulaient apprendre aux populations sauvages comment devenir « civilisé »… peut-être que vous voulez m’apprendre comment éduquer mes enfants ?

Et voilà. Encore un qui se victimise tout seul pour éviter le débat de fond. Si on critique c'est qu'on a des "restes de colonialisme". La technique bien connue, essayer de rabaisser le débat à "racisme ou pas".

Ce qui est remarquable avec Samir c'est sa faculté à considérer le jeune de banlieue comme forcément quelqu'un qui doit réussir. A force de vouloir combattre certains préjugés, il crée lui-même des préjugés sur la faculté des "banlieusards" à réussir.

Je suis aussi issu d'une banlieue difficile, j'ai aussi plutôt bien réussi par rapport à ce que je pensais mais je ne suis pas du tout d'accord avec cet article, et surtout pas avec cette argumentation lamentable de victimisation et d'agression verbale envers ceux qui ne pensent pas pareil. Si Samir vous accuse de sentiments haineux envers les anciennes colonies alors c'est que vous avez raison et que vous avez touché un point sensible qui lui fait sortir son arme magique pour mettre fin au débat : la victimisation.

@Samir,
je suis globalement en accord sur le fait que plus l'entrainement (ici l'ecole) est difficile et plus on est bon en match (la vie active)...

@franck,
pareil c'est beau et intelligent, mais juste completement hors sujet ! Oui les Nikes ne sont que bien de conso, OUi faut respecter les gens, OUI il faut trouver le juste milieux..Toutes ces portes enfoncees ne repondent pas a la question que pose le titre de l'article non plus...

@Alessandro,
ca sent trop l'attaque personelle...allez dis nous tout qu'est qu'il t'a fait le Samir...lol

Absolument pas. Je ne connais pas ce Samir. Mais c'était une attaque contre sa stratégie que je vois au quotidien et que trouve pitoyable. Rien de plus. Mais rien de moins non plus ;-)

Alexandro,

J'ai beau relire ton commentaire, je n'y trouve aucune substance. Rassure toi, je ne vais pas me laisser entrainer sur le sujet de la "victimisation", concept commode, utilise par des individus a court d'arguments... parce que force est de constater qu'a part dire que tu ne souscris pas a "mon argumentation lamentable", tu n'en proposes pas beaucoup, toi, des arguments... attends... je vais relire encore...

non... pas le moindre. Je pense que c'est en cela que Deal releve une attaque personnelle plus qu'un commentaire qui enrichirait le debat: tu as beaucoup aboyer mais tu n'as pas beaucoup argumente. Or, c'est ce qui interesse le lectorat d'Envie d'Entreprendre: que tu apportes ton point de vue critique sur le contenu de l'article... pas que tu nous expliques pourquoi tu trouves "ma strategie pitoyable".

De plus,personne ne t'a demande de jouer les avocats de Frank d.qui est bien assez grand pour se defendre. Cela dit je te remercie d'avoir releve l'agressivite dans mes propos et pas celle des propos de Franck. On sent le souci d'equite et d'impartialite. On sent vraiment qu'il n'y a aucun parti pris dans ton intervention...en cela elle est parfaitement credible.

Les contraintes rendent plus fort tant qu'elles ne "tuent" pas. (je parlent au sens figuré).

Ceux qui réussissent en sortant des banlieues sont probablement effectivement plus forts que ceux qui réussissent en sortant d'un environnement tout rose. Cependant, il y a ceux qui craquent ou qui ne s'en sortent tout simplement pas à cause des contraintes des banlieues.

Au foot, dans les pays très peuplés + très pauvres, c'est en effet de là que sortent les meilleurs joueurs, cependant, c'est probablement aussi là qu'il y en a le plus grand nombre qui se cassent la gueule et restent pauvres.

Donc il faut tout le temps s'exposer à des difficultés et les surmonter pour devenir plus forts, mais si la difficulté est trop forte trop vite, on peut y perdre.
Pour les enfants en ZEP c'est donc à double tranchant s'ils sont mal entourés, mais je ne pense pas que ce soit le cas ;)

Vision tres simpliste de Samir. Bill Gates doit venir de Zair pour etre doué a ce point la... Il y a des bons et des mechants. Des gosses de riches et des gosses de pauvres. Les proletaires et les bourgeois j'ai envie de dire!

Bien d'accord avec Rod, explication très simpliste.

On essaye de catégoriser et d'étiqueter les gens, mais au final, il y a des doués et d'autres qui ne le sont pas, d'autre encore sont travailleurs, etc.

L'environnement contribue en bien comme en mal, mais in fine, si les deux sont différents, l'un est plus propice que l'autre à la réussite et, quel que soit l'environnement, c'est le caractère de l'individu qui prime. L'environnement influence et développe le potentiel, c'est tout (bien que ce soit énorme).

En parallèle on peut s'intéresser aux sources culturelles de la réussite. Par exemple les asiatiques encouragent énormément leurs enfants à étudier. Et l'origine sociale joue aussi bien sûr (les enfants de profs étudient aussi beaucoup).

De plus, concernant l'étalage des richesses (propre aux nouveaux riches et héritiers paresseux) : ce n'est pas le succès. ;)

C'est sans doute pour ça que j'apprécie Bill Gates et Steve Jobs qui ne s'habillent pas chez de grands couturiers et ne portent pas des raybans ni de "rutilantes" montres en or.

En gros, la réussite ce n'est pas le salaire qu'on a à la fin du mois, ni les richesses qu'on a accumulé, mais bien ce qui a été bâti (une entreprise, une carrière, un produit, etc.).

En ce sens, le boulanger du coin qui fait fureur dans le quartier a à mon sens mieux réussit que de nombreuses personnes plus riches.

«On essaye de catégoriser et d'étiqueter les gens, mais au final, il y a des doués et d'autres qui ne le sont pas, d'autre encore sont travailleurs, etc.»
Je complète : il y a des doués et des travailleurs partout, quelque soit le pays, l'origine sociale, etc. Comme il y a de parfaits imbéciles et de grands paresseux partout.

Pour avoir grandi dans un quartier difficile, il me semble que je partage la vision de samir.

Surmonter les difficultés, on connaît.
Faire beaucoup avec peu, on connaît.
En clair, la volonté, la détermination et la débrouillardise ne s'apprennent pas à l'école.

Un autre point important qui ne s'apprend pas l'école est la gestion des conflits. Le monde de l'entreprise est parfois cruel, ne pas se laisser faire et s'imposer sont parfois nécessaires.

Un dernier pour la route que l'on apprend sur le tas en banlieue, c'est le vice. Dans un langage plus policé, je pourrais parler "d'intelligence relationnelle". Comprendre la personne que l'on a en face de soi, sa personnalité, ses motivations et savoir les utiliser.

Samir,

Je relève aussi l'agressivité des autres, ne t'inquiète pas. Mais je réagissais à ton commentaire puisque tu es l'auteur de l'article.

De plus, je ne vois pas quels arguments t'attends. Je n'ai pas à fournir d'arguments puisque je n'ai pas donné mon avis sur la question de fond que tu soulèves dans l'article. J'ai juste voulu réagir à ta victimisation, c'est tout.

Rod, Xavier,

Puisque vous prenez Bill Gates en exemple, allons-y... l'ancien CEO de Microsoft cité dans "The World is Flat" de Tomas Friedman affirme qu'aujourd'hui il vaut mieux être doué et chinois que moyennement bon et américain. Pourquoi à votre avis?

Alexandro,

Puisque je suis l'auteur de l'article, comme tu le dis si bien, je me permets de te dire que tes contributions ont été les moins utiles de toutes (pour être gentil). Tu ne sembles pas avoir compris le principe d'un débat d'idées. Tu peux remballer ta "victimisation" et la mettre dans le tiroir où tu ranges tes arguments... apparemment il y a beaucoup, beaucoup de place dans ce tiroir.

«aujourd'hui il vaut mieux être doué et chinois que moyennement bon et américain»
Cela n'a-t-il pas toujours été le cas ? Bien sûr, tout dépend après de la définition qu'on donne au mot "réussite". ;)

En revanche, aujourd'hui, le potentiel des chinois est mieux "exploité" (pas le terme péjoratif) qu'avant dans le régime communiste (il ne l'est plus vraiment aujourd'hui...).

Quelque soit le milieu social, quand on est doué et/ou motivé, on a plus de chances de réussir. Chaque milieu a des avantages et des inconvénients. Je pense qu'être dans un "beau quartier", aller dans une école "bien fréquentée" puis étudier dans une école "reconnue" (genre HEC), ça ouvre des portes... grâce au réseau. ;) Cela n'enlève aucunement les qualités des autres (dont je fais partie - je ne suis ni de bondy ni de neuilly :D).

Le plus important c'est le relationnel et l'envie de réussir sans ça on est finit .

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