Par Jean Claude Fochi (chroniqueur exclusif) - Aide au projet de création et à l'élaboration de Business plan
A propos de l'autoentrepreneur on ne peut que se satisfaire du fait que ce dernier ne paiera de charges sociales que lorsqu'il aura perçu son dû, c'est ce qui fait tout l'attrait de ce nouveau statut.Même s'il rencontre des difficultés ce nouveau venu fera connaissance avec les risques de toute entreprise.
Comme il est quand même aléatoire de se lancer dans l'entreprise sans un certain nombre de ressources, qu'elles soient matérielles, intellectuelles ou humaines, il faut envisager de se faire aider.
Si le portage d'un travailleur indépendant se conçoit fort bien car il a des honoraires à percevoir, par contre le portage d'un auto-entrepreneur est différent. Le portage concerne essentiellement la gestion comptable, avec des formations possibles mais marchandes.
Remarquons que quand on donne le choix à un étudiant de créer une entreprise ou de faire un master, il choisit ce dernier car il va avoir un salaire conséquent très différent de celui qu'il ne pourra pas se payer comme chef d'entreprise débutant.
L'auto-entrepreneur n'a pas d'argent ! ou si peu, qu'il me parait indécent de lui en demander immédiatement. Alors que faire ? toute intervention méritant une rétribution celle-ci peut se faire sous forme de troc ou de promesse.
Le troc c'est obtenir une participation dans l'entreprise: comment la calculer: nombre d'heures hypothétiquement facturées multipliées par un facteur de risque qui, dans le cas d'une autoentreprise pris entre 3 et 5, à comparer à un capital que pourrait avoir l'entreprise après deux ou trois années de réussite. Beaucoup d'hypothèses donc mais un contrat de location-vente de résultats.
La promesse c'est un paiement retardé de manière significative, une créance.
Quelle est l'offre de soutien ? elle est bénévole ou marchande
Il est certain qu'un service bénévole n'a pas les mêmes caractéristiques qu'un service marchand. Le bénévole sera au début collaboratif et puis se désintéressera avec le temps.La fidélisation du client ne l'intéresse pas, il s'agit pour lui de donner de son temps en échange d'une occupation, d'une activité qu'il n'a plus.
L'auto-entrepreneur a besoin d'un accompagnement dans la durée des deux premières années. Cet accompagnement peut être diffus mais régulier et éventuellement événementiel. Il lui faut donc trouver une solution pour convaincre un conseil indépendant de le suivre dans la durée. Une solution c'est un conseil qui deviendrait à son tour un auto-entrepreneur vis à vis des auto-entrepreneurs qu'il soutiendra. Il se comportera comme un chef de multi-projets. On peut considérer qu'un chef de projet vaut 10% du coût de réalisation d'un projet; notre conseil auto-entrepreneur pourrait théoriquement suivre dix auto-entrepreneurs entreprises. Sur les dix auto-entreprises cinq pourront avoir un avenir, selon un point de vue ni optimiste, ni pessimiste, alors pourquoi ne pas essayer ?


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