
Par Valérie Weill (chroniqueur exclusif) – Consultante et accompagnatrice en création/développement d’entreprise
"Paris Pionnières" est un incubateur féminin d’entreprises de services innovants. Frédérique Clavel, sa responsable, a organisé dernièrement le 11 Mars un colloque pour mieux faire connaître les entreprises de services innovantes. A cette occasion, Hervé Novelli, secrétaire d’Etat chargé des Entreprises et du Commerce extérieur, a présenté 10 pistes* de réflexion en faveur de l’entrepreneuriat féminin. Ces pistes ont été travaillées en partenariat avec la DCASPL (Direction du Commerce, de l'Artisanat, des Services et des Professions libérales) et les principaux réseaux de soutien de l’entrepreneuriat féminin ainsi qu’avec l’APCE. Nous vous les présentons et les commentons.
* Source : Ministère de l’Économie, des finances et de l’emploi
1- Améliorer la connaissance quantitative de l’entrepreneuriat
féminin
M. Novelli propose que l’on dispose
de données claires sur le sexe du dirigeant, le type de création (EI ou
société) et s’il s’agit d‘une création ou d’une reprise au sein du répertoire des
entreprises Sirene, géré par l’Insee, afin que l’on fasse un suivi régulier des
entrepreneures. Cela permettra de dégager des statistiques précises et de mieux
identifier la place des femmes dans l’entrepreneuriat. Pour cela, une révision
des textes qui organisent les circuits alimentant le répertoire sera
nécessaire.
2- Mettre en place un observatoire de l’entrepreneuriat féminin
Jusqu’en 2006, c’était le groupe
Fiducial qui publiait chaque année un très intéressant observatoire de
l’entrepreneuriat féminin. Il s’agirait de relancer cet observatoire qui
pourrait alors être confié soit à nouveau au groupe Fiducial, soit à l’APCE. Un
observatoire est effectivement absolument indispensable pour rendre compte des
évolutions des créatrices et pour dégager les bonnes pratiques mises en place à
l’international.
3- Communiquer sur l’entrepreneuriat féminin
Il y a eu de très bonnes campagnes
de communication pour sensibiliser le grand public à l’artisanat :
pourquoi pas faire de même sur le thème de la création d’entreprise au
féminin ? Quand on pense que ce
genre de campagnes existe depuis longtemps outre-Atlantique et que des structures
d’accompagnement et de mentorat sont destinées spécifiquement aux femmes, il
est temps de rattraper le train !
Il s’agirait alors de
donner des infos sur les démarches, les outils et les aides disponibles pour
les femmes afin de les inciter à se lancer. A cette occasion, un effort de
sensibilisation des organismes de crédit sur les spécificités de
l’entrepreneuriat féminin serait mis en œuvre. Dans ce cadre, les banques
pourraient être associées afin de réduire les freins existants sur la question
de l’accès au financement des entrepreneures.
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