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Marie Chemorin : Ethnologue + reporter = cuisinier écrivain

Januel_sophie Par Sophie Januel (chroniqueur exclusif) - Facilitateur en "Gestion et organisation Back-office PME" pour entreprises agiles !

Découvrir la richesse de la diversité des parcours, des talents qui se révèlent sont les friandises de tout recruteur, connecteur sortant de sentiers balisés, flânant au gré des traces de liens faibles et entrouvrant la porte de nano-réseaux : des rencontres improbables mais riches d’entrepreneur. Je vous présente Marie Chemorin : attention talent !

Marie, j’ai participé à un atelier cuisine organisé par Wally Montay, qui fut pour moi l’occasion de vous rencontrer et de découvrir vos parcours atypique.

1) Qui êtes-vous  et que faîtes-vous ?

Marie Chemorin est le nom de mon entreprise et le mien ! Mon parcours est vécu comme singulier car avant de passer mon cap de cuisine en 2000, j’ai été reporter pendant 10 ans et encore avant j’ai passé un doctorat d’ethnologie bien loin de la cuisine. La cuisine est une passion pour moi au même titre que l’écriture d’ailleurs, un moyen d’expression. Je ne l’ai pas choisie, elle s’est imposée à moi comme une évidence, à mon corps défendant. Je suis cuisinière privée ce qui signifie que je fais des repas à domicile chez des particuliers ou pour des entreprises et viens d’ouvrir un atelier le KItchen Flat où je transmets mon savoir–faire. Je suis aussi écrivain culinaire. De plus, je conseille des marques culinaires.

2) Quelle furent les réactions de votre entourage proche à l’annonce de cette aventure ?

Dubitatives et peu encourageantes. Genre «  tu n’es pas faite pour ça. » « Tu es écrivain et tellement mauvaise gestionnaire, tu n’y arriveras pas. » Je crois en fait que troquer l’aura de l’intellectuelle pour un tablier de cuisinière paraissait impensable.

3) Quelles valeurs vous animent ?

La transmission, la générosité Un mot aussi me tient à cœur la rigueur. C’est un métier magnifique dans lequel, crois qu’enfin je peux réunir toutes les facettes de mon personnage et être enfin vraie. La convergence de mes compétences et valeurs est totale : je m ‘épanouis complètement.

Plus de faux-semblants. Sereine et libérée, j’ai dépassé ma peur de ne plus pouvoir écrire. Mon écriture est plus dense, plus fluide et sincère.

4) Vous préférez à agir en :

Je suis en mode souple : en collaboratif avec une assistante à temps partagé, et en mode partenariat sur les extras ou les grandes opérations. Pour l’étape de création, j’aime la faire seule ou partager avec les partenaires du moment dans mes réseaux.ainsi, j’apprécie tout particulièrement la caviste Nadine Decailly, la fleuriste Garance, l’éditrice Elise Millicevich.

En service lors des repas ou buffet,c’est un immense plaisir de travailler en équipe bien que les coups de feu soient difficiles à gérer. Il faut être bien épaulée. La personne idoine n’est pas toujours facile à trouver.

5)  Si c’était à refaire, que changeriez-vous ?

J’aurais aimé changer de voie un peu plus tôt. Pour le reste, ce sont plutôt des changements psychologiques. Devenir chef d’entreprise quand on est une pure intellectuelle demande du temps et une intense remise en question. J’ai fait ce que je pouvais. Je pense que j’aurais du rencontrer beaucoup d’autres chefs d’entreprise confrontés aux mêmes problèmes que moi, cela m’aurait aidée. Consciente de ce besoin, je tente dès que possible ce type d’échanges, indispensable pour avancer.

6) Selon vous, que signifie « réussir» ?

Réussir, c’est avant tout être épanouie dans ce qu’on fait. Accepter que réussir c’est ne jamais cesser de lutter autant dans sa vie privée que professionnelle. L’argent : je ne rêve pas d’être côtée en bourse, mais vivre bien sans souci majeur serait pour moi une vraie victoire sur moi-même.

7) Avez-vous rencontré des difficultés particulières lors de vos démarches ?

Aucun problème de banque mais des rencontres malheureuses avec des organisations d’aides à la création d’entreprises, des gens incompétents qui m’ont fait faire des erreurs comme trop d’emprunts.

8) Quel message souhaiteriez vous communiquer aux aspirants entrepreneurs ?

On est plus ou moins fait pour devenir chef d’entreprise.Cela demande une certaine force, une grande détermination et beaucoup d’audace. Personne n’aurait parié un sous sur moi et pourtant….Alors, ne vous découragez jamais mais ne vous faites pas dévorer non plus. Si vraiment votre projet vous tient à cœur, battez- vous malgré les échecs.

La question à laquelle tu aimerais répondre :

Avez-vous des garde-fous ? Lesquels ?

Longtemps j’ai marché sur une corde raide sans garde-fous, fonctionnant au jour le jour. Depuis quelques temps, j’ai compris qu’il fallait s’inventer des sas de sécurité où pouvoir respirer et se débrouiller pour avoir une trésorerie qui permette au moins de voir à long terme. Et ça marche, la curiosité aide beaucoup à chercher des solutions pour se rassurer quand on est indépendante et que la conjoncture est difficile. J’ai imaginé des situations de repli au cas où ….être cuisinière est d’ailleurs le garde-fou par excellence, on peut se recycler n’importe où, c’est plus stable que l’écriture.

La vie des entrepreneurs : Interview de Virgile Rault

Favory_delphine Par Delphine Favory (contributeur) - Responsable Marketing et Commercial

Virgile Rault est le fondateur de Train d'union, un réseau social destiné aux usagers du train, permettant de mettre en relation des personnes ayant réservé des billets sur le même train (TGV / TER / Corail / Eurostar / Thalys ...). Il nous parle de son parcours d'entrepreneur, de sa vision de l'entreprenariat et de ses constats 6 mois après le lancement de son site.

1/ Comment l'envie de créer votre entreprise vous est-elle venue ? A quel moment avez-vous su que vous étiez prêt à vous lancer ?

L’idée de créer une entreprise m’est venue il y a environ un an. J’étais alors en Allemagne où je réalisais un stage dans un fond d’investissement. J’étais alors du côté de ceux qui investissaient dans les entreprises. Déjà piqué par le virus d’internet, passer du côté des entrepreneurs était une façon de voir l’autre versant du « monde des affaires ». De plus l’idée de créer une start-up me trottait dans la tête depuis un certain temps.

Je pense que la création d’une entreprise est avant tout une affaire de concours de circonstances. Avoir un concept, aussi révolutionnaire soit-il, est loin de suffire pour se lancer. Il faut surtout avoir l’opportunité de le mettre en œuvre car on vous le répétera sans cesse : une idée ne vaut rien sans son exécution. C’est d’ailleurs ce qui permet d’opérer une sélection car vous pouvez être sûr de ne pas être seul sur une idée. J’ai reçu à ce titre quelques mails de personnes qui m’avaient avoué songer à la même idée que Train d’union mais sans prendre le temps de la développer.

Pour ma part, au moment de me lancer j’avais réuni suffisamment d’éléments qui ne laissaient pas de place au doute pour sauter le pas : j’avais un concept original, du temps, quelques moyens financiers, une équipe de compétences pour la réalisation du site, et également un nom. Paradoxalement ce dernier élément fût le déclic. Ce sont parfois des éléments qui aident à visualiser le mieux un projet encore couché sur le papier, qui vous pousse à aller plus loin.

Le principe du coût d’opportunité est plus que de mise. Il se peut qu’un tel concours de circonstance ne se représente pas. Si vous avez donc réussi (par le fruit du hasard ou pas) à réunir autant d’ingrédients pour vous lancer, il va falloir trouver quelque chose d’aussi attractif pour équilibrer votre balance. C’est donc là où vous mettez vos décisions en perspective. Choisir, c’est renoncer.

2/ On parle souvent de l'isolement des créateurs : ressentez-vous ce phénomène ? Comment vivez-vous cette situation ?

L’isolement des créateurs d’entreprise est sans doute l’une des plus grandes difficultés à surmonter. Dans la prise de décision, il est évident que l’absence d’un partenaire vous empêche de peser le pour et le contre de manière optimale. Et personne ne sera là pour corriger le tir lorsque vous vous laissez aller à prendre vos décisions trop hâtivement. Un associé est surtout très utile pour hiérarchiser au mieux vos tâches. Savoir s’entourer est donc une priorité pour faire réussir votre entreprise sur le long terme. Je dirais qu’il est plus censé de partir à plusieurs sur une idée moyenne, que seul sur une idée fantastique. L’important est surtout d’avoir un rythme de travail car vous évoluez sans structure. Il faut donc trouver des repères structurants, qu’il soient physiques (lieu de travail) ou temporels (emploi du temps).

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Le gène de l’entreprenariat

Fenie_celine Par Céline Fénié (chroniqueur exclusif) - Créatrice de Maman Shopping.com

Y-a-t-il un gène qui prédestine à devenir entrepreneur ?

L’idée ne m’avait jamais effleurée jusqu’à il y a quelques semaines…  un de ces jours de petage de plomb remise en question (= mais quelle idée m’a prise !! Quitter un emploi tranquille salarié en 4/5 pour me lancer dans cette aventure ! Dans quoi je me suis encore embarquée …).

Et c’est là en regardant autour de moi que je me suis rendue compte, que les 3/4 des membres de ma famille ont crée leur propre société ou travaillent dans la société créée par leur conjoint ou parent.

Pour l’exemple, on atteint à peine ¼ d’entrepreneur dans la famille de mon mari…

Alors, est-ce génétique ? je ne crois pas … encore que … les scientifiques isoleront peut-être en 2250 un gène spécifique au entrepreneur !

Ou est-ce une question d’environnement familial ? Cela semble plus probable. Encore que dans mon cas, c’est totalement inconscient, car ce n’est que après avoir créé ma société que je me suis rendue compte, que c’était « normal » dans ma famille.

Et vous, baignez-vous dans une famille d’entrepreneur ?

Afrique, un exemple dans l’envie d’entreprendre - Ce que les africains apportent à l’esprit d’entreprise

Thebault_nicolas Par Nicolas Thébault (chroniqueur exclusif) - Expert des réseaux professionnels

L’Afrique, un autre monde, si loin et proche de nous à la fois... L’économie bien que sommaire est pourtant en croissance forte et le travail est visible, Pierre Rabbit dans « paroles de terre » écrit en substance : « ils accompagnent leur difficile survie d’une joyeuse désinvolture … quand nous portons les stigmates de l’insatisfaction dans l’abondance ».  Ici pour survivre, il est vital de composer avec l'autre. Pour se rendre compte, des trésors d’imagination qu’ils déploient dans l’envie d’entreprendre,  rien de tel qu’une visite sur place. Redécouvrons les bonnes pratiques : respect, communication et sens du commerce.

Respect

Nous avons sans doute pour une grande part, perdu ce sens de l’autre : hospitalité, respect des anciens. Le gîte et le couvert sont toujours prêts pour l’étranger de passage. Cette chaleur, cette solidarité existe bel et bien en Afrique et ça fait plaisir de retrouver cette sensation de fraternité. Un samedi soir, arrivés dans une ville inconnue la veille de Pâques, nous demandons notre chemin et un lieu pour dormir. Un passant nous renseigne immédiatement, il nous indique où aller avec un grand sourire « on va vous loger ». Nous trinquons à nos ancêtres, il est d’usage de renverser un peu du liquide que l’on vous sert au sol  pour se souvenir. Après l’eau traditionnelle et l’alcool de palme dont il faut finir la bouteille pour faire honneur à nos hôtes, nous devons « demander la route » 3 fois avant de prendre congé. Quoi que vous fassiez, on vous souhaite le meilleur pour vous mettre à l’aise, y compris une  « bonne assise ». Nous aurons été reçus un jour de Pâques par la maire de la ville - 50 000 habitants - chef administratif,  le roi garant des traditions et  le vieux sage, mémoire d'un ancien respecté... imaginez un peu la même chose chez nous ? Le roi me dit « vous avez l’air âgé » je lui réponds : « vous faites plus jeunes que votre âge ». Nous comprenons rapidement en riant que nous venons réciproquement de nous insulter, tant l’âge n’a pas la même valeur, c’est un atout de sagesse ici quand c’est une malédiction chez nous.

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La création d’entreprise par les étudiants et le statut de Jeune Entreprise Universitaire

Weill_valrie Par Valérie Weill (chroniqueur exclusif) – Consultante et accompagnatrice en création/développement d’entreprise

Le 5ème congrès de l’Académie de l’Entrepreneuriat s’est tenu à Sherbrooke en Octobre 2007. Parmi les thématiques étudiées, Dominique Frugier et Abdelkader Bousnane ont réfléchi à la suivante : est-il raisonnable d’encourager les jeunes diplômés à créer une entreprise ? Nous en faisons donc ici un petit résumé.

Créer son entreprise à la sortie de ses études : avantages et inconvénients

Devant la responsabilité pédagogique et sociale que cela représente, on peut effectivement s’interroger sur ce phénomène. Le dernier sondage IFOP/APCE montre que 41% des jeunes de moins de 25 ans sont favorables à la création d‘entreprise, mais que seulement 4% envisagent la création pour leur premier emploi et moins de 1% des jeunes diplômés de grandes écoles passent à l’acte. Or si l’on regarde les arguments en faveur d’une création d’entreprise, il est certain que les étudiants ont généralement beaucoup de dynamisme, d’enthousiasme et des aptitudes à innover et à déceler de nouveaux marchés, issus ou non de nouvelles technologies. Ils possèdent une culture de la créativité, de l’innovation qui est précieuse. On ne doit pas occulter cependant leur manque d’expérience, légitime. Ceci est d’autant plus vrai s’ils décident de se lancer si des marchés déjà existants et fortement concurrencés, où l’expérience constitue un facteur clé de succès. C’est pourquoi la stratégie de niche est effectivement mieux adaptée pour les jeunes, car ils prendront plus facilement des parts de marché sur des marchés innovants où la concurrence est faible. Les stratégies de volume sur des marchés plus concurrencés exigent davantage de maturité et d’expérience.

Le manque d’expérience en management d’équipes et de ressources humaines est aussi un facteur à prendre en compte, d’où la nécessité de se faire accompagner et de se former. On peut également citer dans leurs faiblesses une appréciation plus aléatoire des risques, une moindre intuition et une moins bonne aptitude à la négociation, voire une naïveté, un certain irréalisme. C’est bien pourquoi finalement leur capacité d’innovation constitue à elle seule un avantage concurrentiel.

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La vie des entrepreneurs : Interview de Maxime Garrigues

Favory_delphine Par Delphine Favory (contributeur) - Responsable Marketing et Commercial

Maxime Garrigues est un entrepreneur passionné, rédacteur du Blog PetitDeviendraGrand. Spécialiste des interviews et podcasts aux entrepreneurs et acteurs économiques de sa région, cette fois-ci, c'est nous qui l'avons interrogé pour connaitre sa vision de l'entreprenariat et ses projets.

1/ Vous vous décrivez comme passionné de l’entreprenariat : ça veut dire quoi ?

Pour moi l'entreprenariat c'est un état d'esprit plutôt qu'une fonction. Être entrepreneur, c'est au quotidien se battre pour ses idées, ses projets, pour leurs mises en oeuvres mais aussi en trouver et en lancer de nouveaux. C'est aussi, le plaisir de créer, de lancer, de développer et de réussir un projet. Bien sûr l'entreprenariat ce n'est pas rose tous les jours, certains échouent ou y arrivent difficilement.

Je ne sais pas ce qui motive cette passion, la grande majorité des entrepreneurs que j'ai pu interviewer ont eu la même réponse : je le sentais, c'était en moi, je savais que je devais le faire sans pour autant l'expliquer... ça en devient presque mystique ;-) mais je suis entièrement d'accord avec eux. C'est pour cela qu'il n'y a pas d'âge pour entreprendre, juste des préjugés ou des barrières sociales qui dans notre pays n'autorisent pas ou difficilement les jeunes à entreprendre.

Toutefois, un changement est en cours, et c'est tant mieux. De nombreuses initiatives se lancent, les entrepreneurs sont mis en avant et l’on essaye de les aider au mieux.

2/ Selon vous, faut-il être passionné pour être entrepreneur ? Quelles qualités faut-il avoir pour entreprendre ?

Je pense effectivement que la passion est un moteur essentiel pour entreprendre. Tous le disent, aucune personne ne peut endurer autant d'heures de travail, un stress permanent, ainsi que souvent de faibles rémunérations sans passion. Ils savent pourquoi ils se lèvent le matin et où ils veulent aller !

Concernant les qualités, c'est une des questions que je pose à chaque fois lors de mes propres interviews. Il s'avère que je n'ai pas pu dégager le profil type d'un entrepreneur. Certains sont charismatiques d'autres plus effacés mais très fort techniquement. Toutefois, la confiance en son projet, l'ambition, et bien sûr le travail sont des aspects communs de la personnalité d'un entrepreneur.

Très peu d'entrepreneurs me le disent, sans doute par humilité, mais j'ai la profonde conviction qu'un entrepreneur a comme trait commun avec ses pères une capacité de leadership importante. Pour entreprendre, il faut savoir et pouvoir impliquer avec vous des financiers, des partenaires, des salariés et le leadership est un trait essentiel pour le faire.

3/ Au travers de votre blog « PetitDeviendraGrand.com » vous interviewez notamment des entrepreneurs. Avec le recul, que vous ont-ils permis de comprendre sur l’entreprenariat ?

Que certes l'entreprenariat n'est pas un long fleuve tranquille mais que ça en vaut la peine. Si vous avez un projet qui "tient la route" devant vos amis, devant vos finances mais aussi bien sur devant votre marché alors lancez-vous.

Ensuite, j'ai compris que devenir entrepreneur c'est comme rentrer dans une grande famille. Je suis surpris de la solidarité qui existe entre créateurs, on va vous aider par exemple à trouver des locaux où même parfois on va héberger votre entreprise gratuitement pour vous faciliter vos débuts.

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"Suspects, prospects, clients" : La belle affaire

Guihneuc_philippe_2 Par Philippe Guihéneuc (chroniqueur exclusif) - Directeur Associé - Highburry

Deux fois cette semaine, j'ai rencontré des entrepreneurs heureux. Vraiment heureux. Monsieur Pierre comme Monsieur Paul sont satisfaits d'eux-mêmes, de leur entreprise, de leurs employés, de leurs clients, de leurs produits. Oh, bien sûr, comme tout le monde ils ont leurs petits problèmes: délais de livraison, factures impayées, relations tendues avec la banque à propos de l'emprunt pour le nouvel investissement… Mais rien de tout cela n'obscurcit leur horizon.

Les entrepreneurs que je rencontre habituellement sont rarement aussi joyeux. A l'inverse de Monsieur Pierre et de Monsieur Paul, leur quotidien est nourri de frustrations autant que de bonnes nouvelles, de déceptions en tous genres comme de satisfactions partielles, d'envies refoulées et de petites avancées. Quand on leur demande comment vont leurs affaires, ils vous répondent: "Oh, comme-ci comme-ça", "Ca va, ça vient, on fait aller…", ou ils évoquent les temps, qui sont durs, ou le climat, qui se dégrade.

Monsieur Pierre et Monsieur Paul n'ont pas de ces réserves. A la même question, ils arborent un grand et franc sourire, puis ils évoquent sans retenue leur croissance, leurs marges opérationnelles, leurs investissements, leurs bénéfices... Ils sont heureux parce qu'ils sont rentables. Ils sont prospères.Ils vendent à foison, ils reçoivent des commandes par bus de SMS. Les affaires roulent. L'un comme l'autre affichent une mine réjouie. Leur plaisir est communicatif, on se prend à vouloir travailler avec eux, ce qui les rend encore plus heureux.

Comment ont-ils bien pu en arriver là ?

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La vie des entrepreneurs : Interview de Priscilla Rozé-Pagès

Favory_delphine Par Delphine Favory (contributeur) - Responsable Marketing et Commercial

Priscilla Rozé-Pagès est la créatrice du site débitcrédit.fr. 6 mois après le lancement de son site internet, nous lui avons proposé une interview pour faire le point sur cette aventure entrepreneuriale et partager son expérience. Priscilla a depuis revendu sa société.

1/ Quelles étaient vos motivations pour la création d’entreprise ?

J’ai voulu créer mon entreprise pour être mon propre patron et n’attendre la validation de personne pour pouvoir avancer ! Vous décidez, vous y aller. Bien entendu, vous décidez après avoir analysé votre marché, discuté avec vos associés, clients ou partenaires, ... Une fois que la décision est prise, pas besoin de traîner pour la mettre en oeuvre ! Et ça, c’est top ! Certes, il faut être prêt à en assumer les avantages et les risques. Mais quelle liberté d’action !

2/ Comment vous est venue l’idée de créer DébitCrédit.fr ?

Tout d’abord, pour répondre au besoin répandu de pouvoir faire ses comptes simplement et rapidement. Il faut savoir que la deuxième utilisation du web concerne la consultation de ses comptes bancaires en ligne. Hors les banques ne vous donnent pas la possibilité « d’analyser » votre solde. Où part votre argent ? Comment en êtes vous arrivé à ce montant ridicule alors que vous pensiez ne pas avoir trop dépensé ? Combien pouvez-vous mettre de côté ? Ces questions sont les préoccupations de beaucoup de personnes. De plus, pour avoir été une utilisatrice de Money... son approche est trop « pro » pour un besoin de gestion personnelle. Nous avons donc souhaité créer un outil plus facile d’accès, avec moins de paramétrages et qui vous donne les informations essentielles. D’autre part, pour proposer aux chefs d’entreprises et commerçants de petite taille, une solution simple et accessible qui leur permette d’assurer la gestion courante de leur activité et de suivre leur trésorerie. Une autre donnée intéressante à connaître sur ce point : 38% des défaillances des TPE sont dues à une mauvaise gestion de trésorerie. Nous avons donc voulu donner une solution à ce problème.

3/ Quelles ont été vos plus grandes sources de satisfaction… ?

Tout au long de mon parcours de création, plusieurs étapes ont été sources de satisfaction :

  • La 1ère : lorsque j’ai eu plus de 1.000 inscriptions pour tester la beta de debitcredit durant l’été 2006. C’était pour nous un 1er succès
  • La 2ème, lorsque, enfin, notre site a été en ligne, officiellement, en mode d’exploitation normal et que 10 clients se sont abonnés dès la 1ère semaine !
  • La 3ème : le fait d’avoir eu certaines retombées presse sans les avoir sollicitées et, qui plus est, avec un avis très favorable donné par des journalistes connaisseurs du web . Cela a été le cas notamment pour l’article du magazine « Micro Hebdo ».

 

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Comment peut-on être Entrepreneur ?

Watine_jeanluc Par Jean-Luc Watine (chroniqueur exclusif) - Spécialiste dans l'optimisation du statut du dirigeant

 

Comment peut-on être Persan aurait-on demandé à une autre époque dans les Lettres Persanes : des Lettres Entrepreneuriales, pourrait-on dire maintenant.

Entreprendre, c'est une foultitude de risques, on ne sait pas nager, mais on se jette à l'eau envers et contre tout ou tous, Christophe Colomb n'a pas vérifié toutes les planches de ses vaisseaux avant de se lancer vers l'Amérique qu'il croyait être les Indes...

L'important est de repérer les plus gros risques, j'en vois deux, en dehors des risques professionnels, que l'on peut minimiser, du moins au début, c'est le Banquier d'affaires que j'ai été qui parle et l'Assureur que je suis :

1/ - La Banque : si vous êtes encore en activité dans votre Entreprise, faîtes preuve de culot, arborez avec fierté votre fiche de paye et exigez un prêt personnel important, cette somme obtenue à bon compte sera votre poire pour la soif dans les moments critiques que vous connaîtrez à coup sûr dans les tribulations de votre nouvelle Entreprise. Vous penserez à me remercier de ce conseil précieux, car les Banquiers se montreront frileux devant votre projet d’entreprise…

2/ - L'Assurance : toujours en activité dans votre Entreprise qui a souscrit une mutuelle santé pour ses salariés, n'hésitez pas avant de partir de faire un check up complet de votre état de santé, cela vous sera remboursé par la mutuelle, après, lorsque vous serez devenu Entrepreneur, il faudra souscrire à vos frais une mutuelle, le prix ne sera pas le même. Pensez aussi à vos dents : j'ai connu une bonne rage de dents en pleine négociation délicate avec un client pour un gros contrat, le tout, bien entendu à mes frais à 100%. Ne faîtes pas la même erreur.

La vie des entrepreneurs : Interview de Nicolas Goldstein

Favory_delphine Par Delphine Favory (contributeur) - Responsable Marketing et Commercial

Nicolas Goldstein, responsable et concepteur du site capital-risqueur.tv, nous confie sa vision de l'entreprenariat et nous parle de son projet.

1/ Première création d’entreprise à 19 ans, 5 entreprises créées en 10 ans : c’est quoi, pour vous, être entrepreneur ? Qu’est-ce qui vous anime, vous attire dans la création d’entreprise ?

Je pense que je suis un entrepreneur inné. Depuis mes 18 ans, je crée des sociétés et je suis mon propre patron. J'ai eu l'opportunité d'être soutenu dans mes actions et encouragé par ma famille, c'est important. Créer sa société est loin d'être facile, surtout lorsque l'on est seul. Régulièrement, on se demande si on fait le bon choix... surtout quand les factures arrivent, les taxes, les cotisations retraites et autres frais... alors que vous ne gagnez pas encore d'argent....

Ce qui m'anime est la passion de réussir, la créativité et la liberté d'entreprendre.

2/ De toutes ces expériences entrepreneuriales que retenez-vous ?

L'expérience et le réseau sont les éléments les plus importants pour entreprendre. Chaque jour on apprend. En tant qu'entrepreneur, on a le droit de se tromper mais l'obligation d'apprendre de ses erreurs. Rencontrer des hommes de grand talent me permet d'avancer et de me donner un challenge : celui de suivre leurs traces. Chaque jour, je pense être meilleur.

3/ Avec le recul, quelles ont été vos principales difficultés ? Qu’auriez-vous fait différemment sur vos premières expériences ?

Je me suis lancé très jeune, sans expérience, et j'ai dû tout apprendre au fil du temps... peut être aurai-je dû commencer ma vie active dans une société et apprendre avant de me lancer ? ...Finalement je ne regrette rien, et aujourd'hui à 29 ans, j'ai 10 ans d'expérience professionnelle et un réseau assez important qui me permettent d'avancer.

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Les 7 péchés capitaux de l'entrepreneur...

Le_rouzic_mathilde Par Mathilde Le Rouzic (contributeur) - Entrepreneuse

Petite adaptation, personnelle et partiale, des 7 péchés capitaux au cas du créateur d'entreprise...

L'envie

Ah, l'envie : liberté, indépendance, argent facile ! On monte sa boite en regardant son voisin et se disant que merde, on y a droit aussi... Et on redescend rapidement sur terre en se disant que, finalement, le salaire fixe, les treize mois et les 35 heures, c'était pas si mal. Bref, dans un cas comme dans l'autre...on regarde toujours son voisin.

L'orgueil

Du "j'ai trouvé l'idée géniale" au "je ferai mieux que les autres", sans orgueil pas de création d'entreprise. Mais très vite, le premier coup chaud passé (allo, c'est votre banquier, vous êtes dans le rouge... ), tu retrouves un peu d'humilité, tes chevilles dégonflent et tu te mets vraiment au travail.

L'avarice

Tu as monté ta boite en pensant que tu allais devenir riche très vite ? Héhé, dans la réalité, tu vas expier tout de suite ton avarice en gagnant l'équivalent d'un smic horaire (au Bangladesh) pendant six mois minimum...ensuite tu passes par tous les smics du monde, pour finir par celui de ton pays. Et là, t'es vraiment content.

La gourmandise

Naaaan, quand je mange plusieurs boites de petits gâteaux et de chocolats, ça n'est pas de la gourmandise ! C'est du test produit ! (cocher "mensonge" dans la liste des péchés non capitaux).

La luxure

La luxure, pour le créateur d'enteprise, c'est un peu le complexe du barman : tu deviens un personnage public. Alors il y a des chances pour que ton potentiel de séduction passe de 4 (sur une échelle de 10) à 8 ou 9. Le hic, c'est que tu n'as finalement pas tellement de temps pour la gaudriole (sauf si c'est pour tester tes produits érotiques, évidemment)...

La colère

Elle répond aux doux noms de TVA, URSAFF, Banque, Coliposte... Avant tout contact avec les organismes cités ci-dessus, il est vivement conseillé d'inspirer profondément plusieurs fois, voire de courir 8 km. Sinon, vous risquez de vous laisser envahir par cet accès de folie soudaine bien connue du chef d'entreprise débutant, par exemple lorsqu'il cherche innocemment des renseignements pour déclarer son premier employé.

La paresse

Non, le patron n'est pas un paresseux qui s'ignore. Si vous le voyez assis sur sa chaise en train de rêvasser, de surfer, de téléphoner en chuchotant, ne vous méprenez pas : il travaille. C'est juste qu'il a une manière différente de celles des autres de s'exprimer au travail. Accessoirement, il "s'exprime" en horaires décalés, aux deux-huit : huit heures pour "penser" et huit heures pour rattraper le temps perdu (plutôt de nuit, car il commence toujours par ce qui est agréable)...

La vie des entrepreneurs : Interview d'Anthony Arsac

Favory_delphine Par Delphine Favory (contributeur) - Responsable Marketing et Commercial

Anthony Arsac, fondateur et animateur du blog Business Academy et jeune entrepreneur, nous confie son sentiment sur la création d'entreprise, nous présente son projet et aborde le point spécifique d'être étudiant-créateur.

1/ Au travers de votre Blog Business Academy, vous offrez astuces, conseils, liens utiles sur l’entreprenariat : mais qu’en est-il de votre vision de l’entreprenariat ? C’est quoi être entrepreneur, pour vous ?

Ma vision de l’entrepreneuriat repose sur un simple jeu de construction, l’entrepreneur est cet enfant qui décide de construire une maison de lego et qui va tout mettre en œuvre pour concrétiser l’image qu’il a dans la tête. Souvent tout commence par un rêve, puis vient le temps d’estimer et de rassembler les ressources nécessaires. Enfin, on construit ce projet jusqu’au jour où on peut s’arrêter un peu pour le regarder. Notre enfant peut alors dire « papa, regarde c’est moi qui l’ai construite ! », c’est un peu ce que se dit l’entrepreneur quand il regarde son entreprise avancer. Entreprendre, c’est avant tout construire, d’une idée qu’on a dans la tête on va en façonner une réalité de ses mains.

2/ Vous disiez, il y a quelques semaine « avoir plongé » dans le bain de la création d’entreprise : peut-on en savoir un peu plus sur vos projets ?

Quand j’ai écris cet article je développais un concept autour du loisir vidéo, nous étions en négociation pour des droits de diffusions et malgré la pression de nos partenaires nous n’avons pas voulu engager d’argent avant de connaître les modalités imposées … deux ou trois semaines après mon article nous avons appris que le montant de ces droits ne rendaient pas le projet viable. Nous sommes tombé de très haut. Mais j’ai refusé de m’en tenir à cet échec, ayant des projets plein la tête il m’a fallu une semaine pour me relever et repartir avec mes associés. Du coup je me retrouve dans l’univers internet que j’ai presque quitté il y a quelques années et nous développons un site e-commerce basé sur des concepts 2.0. Pour le moment nous recherchons encore l’agence de développement qui saura nous taper dans l’œil ainsi que des fonds pour concrétiser cette construction, il reste encore pas mal de travail donc.

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Création d’entreprise : permis de construire son futur ?

Weill_valrie Par Valérie Weill (chroniqueur exclusif) – Consultante et accompagnatrice en création/développement d’entreprise

En allant au Salon des Entrepreneurs, j’ai assisté à la conférence d’ouverture du salon. Les derniers chiffres de la création d’entreprise y ont été présentés. Il y a eu 321 000 entreprises créées en 2007, soit + 13% par rapport à 2006. La création d’entreprise a le vent en poupe et c’est tant mieux. Mais ce qui me frappe dans ces chiffres, c’est que 87% de des nouvelles entreprises se créent sans salarié, c’est-à-dire qu’elles ne créent qu’un seul emploi, celui du créateur. 

Je parlerai donc ici surtout de tous ceux qui créent leur entreprise parce qu’ils/elles ont prioritairement besoin de créer leur emploi. Le futur statut d’auto-entrepreneur, auquel travaille Hervé Novelli, semble aller dans ce sens, d’autant que dans les pays anglo-saxons, le statut d’auto-entrepreneur » (ceux que les Anglo-saxons appellent les « self-employment »), représente 76% des entreprises créées, alors qu’en France, être « simple » entrepreneur de soi n’est pas encore très valorisé. Quoique les conseillers ANPE envoient maintenant de plus en plus souvent les chômeurs en prestation d’accompagnement à la création d’entreprise, dès que les personnes ont un profil atypique ou qu’elles aient plus de 50 ans…

Car lorsqu’on entreprend, on est bien en train de construire son futur et de se donner les moyens de sortir du chômage et/ou de la précarité, voire de s’élever socialement. C’est pourquoi je trouve dommage que l’on n’accorde pas encore autant d’importance et d’ « aura » aux petits entrepreneurs, aux solos, à tous ceux qui déploient leur énergie au quotidien pour s’en sortir et retrouver un niveau de vie correct. Bien sûr, créer son emploi ne doit pas être la seule motivation d’une personne pour créer son entreprise : il faut impérativement avoir les compétences et la « carrure » d’un entrepreneur, une réelle motivation à se lancer, maîtriser parfaitement un produit/service, s’assurer qu’il y a bien en face un marché et des clients solvables, avoir un financement minimum, etc. Mais pourtant, ce que je constate de plus en plus au quotidien, c’est que des hommes et des femmes de 40 ans s’entendent dire qu’ils sont déjà trop vieux et pas assez malléables pour être recrutés, que des quinquas perdent leur emploi pour les mêmes raisons et parce qu’ils coûtent trop chers. Et de plus en plus de ces personnes décident alors – après mûre réflexion pour la plupart d’entre eux – de créer leur entreprise parce que c’est une réelle alternative pour continuer à évoluer professionnellement et ne pas rester sur la touche. Je suis très sensible à leur courage et leur détermination - et parce que je suis très idéaliste, je rêve d’une société qui reconnaisse davantage le mérite de ces « petits » entrepreneurs…

Pour entreprendre, il n'est pas nécessaire de commencer par l'entreprise

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Par Patrick Rey (chroniqueur exclusif) - Consultant-Délégué Régional du Groupe ITG

Mes collègues* étaient présents au Salon des Entrepreneurs , à Paris, Porte Maillot, les 6 et 7 février. Que vient faire le "portage salarial" dans la création d’entreprise ? Eh bien, aujourd’hui, entreprendre ne signifie pas forcément créer une entreprise. Ce n'est ni un point de passage obligé ni un commencement obligatoire, en tous cas pour les prestations intellectuelles et si le créateur démarre ou reste en solo. Le solo peut commencer par tester son activité en rejoignant une société de Portage Salarial et éventuellement créer son entreprise dans un second temps.Image_2

Le Portage Salarial s’adresse donc aussi bien à ceux et à celles qui ont fait le choix de l’indépendance : en passant par le Portage, ils et elles réduisent les risques de départ au maximum ; quand ils se lanceront, ils auront validé leur projet et constitué leur clientèle de départ. Créer une structure comme le mot l’indique est une démarche structurelle c’est à dire un projet qui est susceptible de s’inscrire dans le long terme.

La motivation si elle est économique à l’évidence ne repose pas sur l’idée d’économiser les frais de gestion du Portage Salarial (PS). En effet, même si ces frais sont au départ un peu supérieurs à ceux d’une gestion classique (environ 10 % dans le PS contre 6 à 8 % pour une PME), ils ne justifient pas que l’on quitte le confort du PS pour créer sa structure. En restant sur les chiffres, il existe des coûts cachés : le temps passé avec son comptable pour les saisies, vérifications, déclarations de TVA, etc. Par ailleurs, les frais de gestion du "porteur" diminuent avec la progression du chiffre d'affaires, et on se retrouve avec des coûts équivalents à la petite entreprise.

Une entreprise se justifie essentiellement par l’intérêt qu’il y a à mettre en évidence un patrimoine (clientèle, marque, savoir-faire...), à collecter des capitaux pour investir et grandir plus rapidement, à embaucher. L’entreprise est faite pour aller au delà de son besoin personnel de revenu. C’est aussi le lieu de la création d’emploi, du partage des risques, de la constitution de patrimoine. En somme, c’est une autre aventure. Et les deux types d'aventures sont intéressantes.

Dans ce domaine, comme dans d'autres, la différence est surtout personnelle : quelle est ma motivation? quels sont mes besoins (financiers, humains) ? comment je veux commencer ? vers quoi je me dirige ? Entreprendre en solo, sous statut de salarié porté, revient à ne pas figer les choses, pour rester souple et pouvoir évoluer vers d'autres solutions, en toute connaissance de cause.

(*) Le stand virtuel ITG.

Métiers de demain, pistes d’entreprises

Januel_sophie_4 Par Sophie Januel (chroniqueur exclusif) - Facilitateur en "Gestion et organisation Back-office PME" pour entreprises agiles !

Régulièrement des élèves, des porteurs de projet m'interrogent sur les pistes à dénicher ou exploiter, les fameuses N.I.B ; les métiers qui vont se transformer.

Moult ouvrages sont parus sur le thème.

Mon propos, ici sera de remettre en lumière des pistes certes pas "glamour" ou "hype" mais bel et bien d'opportunités. tant en Environnement et écologie, NTIC, Ecoles et Formation.

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La vie des entrepreneurs : Interview de Kim Auclair

Favory_delphine Par Delphine Favory (contributeur) - Responsable Marketing et Commercial

Kim Auclair est une créatrice d'entreprise. Il y a 4 ans, elle démarrait sa première société de graphisme www.mikimya.com, et le 3 mars dernier a lancé la nouvelle version de macquebec, une société créée il y a 2 ans. Elle nous présente sa passion d'entreprendre, et offre un point de vue particulier sur l'importance, pour un créateur, de s'entourer et d'avoir un d'un tuteur ou d'un mentor.

1/ C'est quoi, pour vous, être entrepreneur ? Quelles qualités faut-il pour être entrepreneur ?

Les entrepreneurs sont des agents de changement qui proposent des solutions innovatrices aux problèmes que nous rencontrons dans notre quotidien. Selon moi, un bon entrepreneur, c'est :

  • un leader,
  • un innovateur,

quelqu'un qui :

  • avec empressement pour saisir les occasions, répondre à toute demande et satisfaire aux exigences de la clientèle,
  • croit en ses capacités,
  • est habile à prévoir et à résoudre des problèmes,
  • a confiance en lui,
  • est à l'aise avec la prise de décision,
  • maîtrise l'art de la délégation,
  • possède une bonne capacité à gérer le stress et qui n'est pas effrayé par l'insécurité financière ou professionnelle qui pourrait être générée par sa position.

Selon mon mentor, l'entrepreneur serait aussi quelqu'un qui :

  • prend plaisir à démarrer quelque chose,
  • possède un talent certain pour voir de nouvelles possibilités et de nouvelles façons de faire les choses,
  • raffole de s’adapter à de nouvelles situations,
  • tient compte des probabilités, se fie aux possibilités et sait
  • évaluer ses chances de réussite,
  • a tendance à vérifier les faits et les informations auxquels il a accès.

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La création d'entreprise : un processus psychologique

Delobelle_vanina_1Par Vanina Delobelle (contributeur) - Entrepreneuse et experte en marketing

80% des personnes souhaiteraient être à leur compte mais seules 20% d'entre elles vont passer le cap et 50% de ces dernières vont réussir ! Il ne reste donc plus grand chose, les vrais créateurs d'entreprise sont donc en petit nombre.

Plusieurs éléments viennent expliquer ces chiffres :

  • Le degré de connaissances.
  • Les moyens financiers.
  • Le support (associés, entourage).
  • La chance.
  • Le caractère et l'endurance du créateur.

Tous les créateurs le diront, il faut passer plusieurs seuils dans la création d'entreprise :

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Raison d’être et finalité de l’entreprise

Par Nathanaël Ramos (chroniqueur exclusif) - Master Coach - Potentialis

Quelle est la raison d’être de votre entreprise ?

Sa finalité (l’intention qui anime l’action), son but (la description la plus précise de ce qu’on veut atteindre), sa vision. Sans un idéal, une raison d’être, on ne va nulle part.

Il convient dans la jungle des buts de trouver le but unique celui pour lequel vous pouvez donner votre vie.  Pour cela, vous allez décliner tous les buts et vous effacerez au fur et à mesure ceux qui vous paraissent moins importants jusqu’à ne garder qu’un seul but.

Posez-vous la question : « Qu’est-ce que je veux ? » Ou  « Pourquoi est-ce important pour moi ? » autant de fois que nécessaire pour approfondir la question.

Votre but est ambitieux pour être motivant et il est accessible pour pouvoir ne pas vous décourager.

Une fois écrit, il sera un vrai but. Je reviendrai dans un prochain article sur l’importance de coucher sur le papier vos objectifs.

Il y a quelque chose de presque absurde entre la fixation d’objectifs bien réels et concrets rattachés à une réalité économique et sa part de rêve et d’aspirations liés à la subjectivité du parcours de tout à chacun.

Comment réconcilier les deux ?

En instaurant une dynamique dans l’action. Vous trouverez votre raison d’être.

Une entreprise qui réussit est un système ou l’ensemble de ces acteurs ont accepté et ont intégré cette raison d’être. Cette vision de l’entreprise partagée par tous, depuis le gérant jusqu’à la standardiste doit résonner à l’intérieur de chacun d’entre eux. Elle doit  faire sens et répondre à la question de « Pourquoi je le fais ? » et « Pour quoi  je le fais ? »

La vision de l’entreprise comble-t elle les  besoins  de vos collaborateurs ?

Avant même de s’interroger sur un plan d’action, faites en sorte que l’ensemble des acteurs de l’entreprise ait saisi la vision de l’entreprise.

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