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Votre stratégie : le lien entre vos buts et votre contexte

Bertrand_duperrin_2 Par Bertrand Duperrin - Consultant en Management

<p><p><p><p>Sans titre</p></p></p></p>
J’ai été très intéressé par les articles successifs de Christophe Kuhner puis de Sophie Januel quant à savoir ce qu’est le but d’une entreprise.    

A priori la réponse est simple : faire des bénéfices et pour des raisons diverses : celui qui crée son activité le fait tout de même le plus souvent pour gagner sa vie autrement que par le salariat d’une part, et parce qu’une entreprise qui perd de l’argent de manière structurelle et systématique est une entreprise qui va à sa perte.    

La réalité est plus complexe et je pense que chacun peut trouver sa propre réponse à cette question. Question Ô combien capitale car c’est de savoir et de comprendre le but d’une entreprise qui permet de déterminer à la fois ce qu’elle est et ce qu’on veut qu’elle soit, en deux mots sa stratégie.    

La religion que je me suis fait en la matière est empreinte de management industriel, de rentabilité financière et de prise en compte du facteur humain (ce qui ramène par ailleurs à mon premier article ici et permet d’en comprendre pour partie l’inspiration).    

Au début de ma réflexion un cours de management industriel lors des mes études à l’ESC Bordeaux. A ceux qui trouvaient le fonctionnement d’une usine rébarbatif à intégrer, notre professeur de l’époque avait conseillé une lecture : Le But, de Eliyahu M. Goldratt. Il ne s’agissait ni plus ni moins que d’un traité de management présenté sous la forme d’un roman qui m’a aidé à appréhender (et même apprécier) des concepts qui vus sous l’angle purement théorique m’étaient relativement indigestes. Le concept m’a tellement plu que je me suis procuré par la suite divers ouvrages du même auteur. A chaque fois le même principe : la résolution d’une problématique d’entreprise présentée sous la forme d’un roman. C’est à la fois pointu et pédagogique…donc indispensable.    

Tout cela pour dire que mes convictions quant à la question posée sont en partie fondées sur ce que j’ai appris de « Réussir n’est pas une question de chance », enrichi par la suite de mon expérience personnelle.    

Une entreprise évolue dans un milieu de contraintes : d’abord son métier qui dicte ses activités, ses concurrents, ses salariés, ses actionnaires… Son but est donc de satisfaire à la fois toutes ces contraintes. Et je dis bien à la fois : si les actionnaires ne sont pas satisfaits ils peuvent décider la fin de l’activité, si l’activité est mal définie on sort de son domaine de savoir faire, si les salariés sont mécontents la production s’en ressent, si les clients son mécontents le chiffre baisse… la faillite de l’entreprise sur une de ces contraintes influe sur les autres par un effet de domino : dès qu’une contrainte n’est pas respectée se créent les conditions entrainant des difficultés à en satisfaire d’autres : on ne gagne pas d’argent avec des salariés démotivés, on ne paie pas ses salariés sans bons résultats financiers, pas de bons résultats sans un bon produit en phase avec le marché…on peut continuer ainsi longtemps.    

Je résume : le but d’une entreprise est donc « gagner de l’argent , satisfaire ses salariés, satisfaire le marché, le tout aujourd’hui et demain ». Définir les moyens d’atteindre ces trois objectifs différera selon le contexte de chaque entreprise. Faire le lien entre le contexte et ces objectifs n’est rien d’autre que définir une stratégie. Voilà qui donnera quelques pistes à un entrepreneur en quête de visibilité stratégique : il n’est d’autres buts à atteindre que ceux-ci, mais il faut les atteindre tous les trois. Et on se rend compte que l’Homme a autant d’importance que le produit au final.    

Ceci dit en passant, observer la performance d’une entreprise sous les angles cumulés  finance/produit/humain cela a des airs du désormais à la mode « Balanced Scorecard » non ? Comme quoi il doit y avoir du vrai là dedans !

Le but se confond-il avec la cause ?

Sophiejanuel_4 Par Sophie Januel - Facilitateur en "Gestion et organisation Back-office PME" pour entreprises agiles !

<p><p><p><p><p><p><p><p><p><p>Sans titre</p></p></p></p></p></p></p></p></p></p>

Christophe Kuhner a poursuivi dans sa note un échange démarré sur Tric-Trac : le but de l’entreprise.

Exposant son opinion, C Khuner dissocie son but de réalisation d’entrepreneur de celui autonome de l’Entreprise : faire de l’argent de façon pérenne étant entendu que "faire de l’argent"  serait une stratégie de court terme et le but exclusif de l’entreprise.

C’est un peu court. L’entreprise peut-être à but lucratif ou non. Des scop, des mutuelles fonctionnent gagnent (équilibre leur compte) ce n’est pas pourtant que le but est de « faire de l’argent ». Les entreprises doivent gagner rapidement de l’argent jeunes ou non.

L’Entreprise a d’abord pour but la réalisation et le développement d’une activité économique : « répondre à un besoin non satisfait ou mal satisfait auprès d’une clientèle suffisante et solvable ». La volonté peut d’être une activité à but lucratif ou non . L’Entreprise n’en demeure pas moins. En effet, dans la définition de l’entreprise retenue dans cet échange il manque un élément : les hommes. L’équipe. Pas d’entreprise sans elle. L’Entreprise est donc  «Par une synergies de compétences d’hommes et de femmes réunis dans ce but :  répondre aux besoins pas ou mal satisfaits.. ».

Le but de l’entreprise devient plutôt au sens permettre une capitalisation et redistribution de richesse obtenue par une activité économique aux acteurs parties prenantes de la réalisation de l’activité économique ». Cela englobe donc l’Actionnaire le Dirigeant et le Salarié.

Lire la suite "Le but se confond-il avec la cause ?" »

Le but

Christophekuhner_2 Par Christophe Kuhner - Futur entrepreneur

Suite à une discussion enflammée sur Tric-Trac où l'on se demandait quel était le but d'une entreprise, j'ai répondu un truc reprenant certains de ces éléments :

J'ai tendance à séparer le but du créateur/patron/actionnaire et le but de l'entreprise. Par exemple pour la boite que je suis en train de monter (boutique de jeux ) :
Mon but :

  • prendre mon pied grave dans mon boulot
  • jouer plus souvent
  • faire connaître au plus grand monde le jeu de société
  • apprendre à gérer "au quotidien" une entreprise afin de faire plus tard de l'aide aux créateurs

Le but de l'entreprise :

  • gagner de l'argent
  • durer dans le temps

Argentenvie Maintenant, il y a des stratégies qui vont dans le sens de l'entreprise et dans mon sens. En attendant, le but de l'entreprise reste de faire de l'argent en étant inscrite dans le long terme. Ce qui pose parfois problème dans les grandes entreprises, c'est que le but du créateur/actionnaire est souvent le même que le but de l'entreprise ... faire de l'argent ... et faute d'une forte personnalité du dirigeant, on reste dans une logique financière.

Mais pour autant ce n'est pas choquant, ni très grâve puisque ça laisse de la place à des entreprises plus petites qui peuvent ainsi se démarquer et faire bouger un secteur d'activité.

T'en penses quoi, cher lecteur ?

Les bienfaits de l'inconscience...

Pierreolivier_carles_10Par Pierre-Olivier Carles - Entrepreneur récidiviste - Stonfield

Je viens de croiser un projet d'entreprise, qui devrait voir le jour dans quelques semaines. L'équipe, qui vient de se composer autour d'un leader, dispose d'un produit très simple, d'ambition mondiale et... révolutionnaire !

En pleine bulle Internet (pas celle que nous vivons ces dernières semaines, mais celle des années 98-2001), on croisait souvent des inconscients qui visaient des marchés de plusieurs dizaines de milliards de dollars, en espérant modestement, en capter une vingtaine de pourcents les 3 premières années. Aujourd'hui, cela prête à sourire... pas "à l'époque".

Ce qui m'a le plus séduit dans cette rencontre, au delà du business model : l'enthousiasme un peu candide mais crédible du leader.

"Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait". Je trouve que c'est le petit degré d'inconscience qui est nécessaire à l'entrepreneur. Au passage, si quelqu'un peut me confirmer définitivement de qui est cette phrase (On cite Mark Twain, St Ex., etc ?!?)....

Dès que vous montez votre projet et quelle que soit son ambition, vous allez croiser toute une série de "conseillers" qui vont vous expliquer à quel point l'eau est trop humide et que vous devriez passer à autre chose. Je les ai longtemps pris pour des nuisibles, avant de comprendre qu'ils étaient utiles. Exposez-leur votre projet et ils vont mettre tout leur coeur à essayer de le descendre. Si vous êtes incapable de le défendre devant ces corbeaux, c'est qu'il y a une faille dans votre raisonnement, ou tout simplement une question que vous ne vous êtes pas posée. C'est utile.

A la fin de votre phase de réflexion, qu'il reste des zones d'ombre ou pas, il va bien falloir se décider. C'est ici que va jouer le petit degré d'inconscience que j'évoquais, celui qui va vous aider à surmonter vos peurs et qui va vous faire avancer quel que soit la météo.

Notez, au passage, que le degré d'inconscience en question ne doit pas vous faire croire que vous avez toujours raison, qu'il faut se lancer quoi qu'on vous dise et que tous les gens qui vous entourent sont des "nuisibles" :-)

Un ami m'a expliqué un jour que la détermination avec laquelle on expose une idée est bien plus importante que la qualité de l'idée en elle-même pour convaincre son interlocuteur (je ne parle pas de la réussite du projet, qui lui, dépend directement de la qualité de l'idée, bien évidemment). La détermination peut donc faire passer ce petit degré d'inconscience pour de la clairvoyance. A son crédit l'une des plus belles réussites qu'il m'ait été donné de croiser... suffisamment pour que j'y apporte toute mon attention lorsqu'il partage avec moi son expérience :-)

Surfer avec les conseils….

Franoise_keller_2 Par Françoise Keller - Coach et formatrice

<p><p><p><p>Sans titre</p></p></p></p>

Dans la phase de mûrissement et de démarrage de mon activité, j’ai été frappée par le nombre de personnes qui ont voulu me faire partager leur expérience, me donner des conseils. L’ambiance du salon des entrepreneurs m’a confirmé cette réalité. L’entrepreneur, quand il démarre, est fort entouré : amis, anciens collègues, professionnels du secteur, clients potentiels, associations, banquiers, structures d’accompagnement à la création, associations d’anciens et j’en passe. Chacun a un avis éclairé à donner !

L’entrepreneur que j’étais en train de devenir fut dans un premier temps plutôt désarçonné. Je vois d’autres entrepreneurs ou porteurs de projet, qui expérimentent parfois des échecs cuisants, en ayant minimisé les signaux envoyés par leur environnement. Jusqu’où faut-il tenir bon sur son projet, en risquant d’échouer, pour avoir méconnu un aspect du problème ? Jusqu’où écouter chacun de ses interlocuteurs, en risquant de ne jamais avancer, ballotté entre des avis contradictoires ?

En tant que coach, je vois chez mes clients aussi, cette même interrogation : La constance jusqu’où ? L’adaptation jusqu’où ?

Mois après mois, rencontre après rencontre, dans ma progression professionnelle et dans l’accompagnement de mes clients, j’ai tenté de naviguer dans cette constante ambiguïté.

Voici ce que j’en ai retenu.

Lire la suite "Surfer avec les conseils…." »

La communication, arme fatale des TPE

Nau_stphane_2 Par Stéphane Nau - Entrepreneur en communication

A force de côtoyer des créateurs d’entreprise de tous poils, je commence à remarquer (ou à véritablement prendre conscience) l’inconscience de créer une entreprise, tout comme j’en constate les bienfaits.

En réalité, créer une entreprise est un challenge fou. Pour plusieurs raisons :

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Consulter et se documenter, un des secrets de la réussite … surtout dans le monde des affaires !

Auclair_kim Par Kim Auclair (contributeur) - Entrepreneure passionnée

Nous les jeunes, que ce soit à l'école, à la télévision ou en côtoyant des amis, nous identifions et retenons de l'information utile en quantité sur tout ce que nous entendons. Et c'est bien ainsi! Mais nous ne devrions pas nous limiter à cela! Afin de prendre des décisions éclairées, de développer notre propre version des choses, d'agir comme de jeunes adultes responsables, nous devrions constamment être à la recherche d'informations de toutes sortes et de toute provenance.

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Manuel pour cyber-commerçant autodidacte et débrouillard

Cassarpatrice1_3Par Patrice Cassard

Comme promis voici un petit résumé de mon "aventure" de créateur d'entreprise avec lafraise.com, un site de vente de T-shirt en ligne pas encore très connu, mais qui a au moins le mérite de faire vivre son créateur. Le but de ce petit mémo, est surtout de motiver d'autres personnes qui comme moi auraient le souhait de gagner leur indépendance, afin de travailler pour leur propre intérêt. Tout est possible, tout est réalisable, en voici un exemple.

J'imagine qu'il y en a des centaines d'autres tout aussi valables, donc ne vous arrêtez pas spécialement sur le concept choisi ici (par pitié). Essayez de transposez votre propre projet, posez vous les bonnes questions, (mais, surtout pas trop longtemps), et allez-y ...

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Entreprendre n'est pas si dur...

Beraud_david_3 Par David Béraud (contributeur) - Meneur d’hommes, assembleur de savoir-faire…

Créer une entreprise n'est pas aussi compliqué que certaines personnes veulent bien nous le faire croire. Il suffit de bien réfléchir, de bien construire, de bien agir et parfois de faire quelques erreurs...

Au départ vous aurez besoin d'une idée, ça ne sera pas forcément celle du siècle (d'ailleurs, je ne sais pas si elle existe), juste une idée qui réponde à un besoin, ou qui en crée un.

Une fois l'idée dénichée, vous devez travailler votre produit. Il me semble intéressant de créer un exemplaire de ce que vous allez vendre. La création de ce prototype vous permettra de quantifier le temps nécessaire à la réalisation et à la production de votre produit. Cette étape vous permet également de voir comment réagissent vos fournisseurs et vos clients potentiels. S'il vous est nécessaire d'opérer des modifications, il vous sera plus simple de les ajuster maintenant qu'après la création de votre entreprise.

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Entrepreneurs et freins a l'entreprise

Brocanteo_4

Par Jean-Marc et Nathalie Ouvré - Brocanteo - Boutique de brocante et de décoration

Que faut-il faire pour qu’il y ait plus d’entrepreneurs ? Je ne vais parler que des problèmes rencontrés par des créateurs d’entreprises de TPME ce qui est le cas de Brocanteo pour Nathalie, et je ne parlerai pas non plus des problématiques spécifiques de financement ou d’image, je serai axé sur comment aider les entrepreneurs, dans l’objectif de créer de l’activité et des emplois. Prenons le cas simple d’une personne en recherche d’emploi qui décide de créer son entreprise, sans salariés, avec ses propres moyens, une entreprise de services ou un commerce. Immédiatement les charges arrivent, alors que le chiffre d’affaires n’a pas commencé à arriver, lui. Pour qu’il y ait plus d’entrepreneurs, il faut se demander : Faut-il leur faire tout payer comme à une entreprise établie ou faut-il les aider ?

Comprenons nous bien : Dès le premier jour officiel (et même un peu avant - la pme à 1 euro n’existe pas), même si le créateur (quel que soit son statut) travaille jour et nuit sans salariés, sans locaux, avec tous ses moyens personnels et même si il ne verse pas de salaires, il doit prendre conscience que les charges commencent déjà à peser sur la viabilité de son entreprise. L’entrepreneur doit savoir que rien ne lui sera épargné. Et clairement tout les salariés qui analysent froidement leur fiche de paye comprennent que les charges c’est sérieux mais cela n’est qu’un bout du problème.

Afin de minimaliser les charges, 2 points ont été mis en place pour les créateurs qui étaient en recherche d’emploi : la continuité du versement des assedics si aucune rémunération (à distinguer du salaire, mais en clair si vous créez, ne vous versez rien, vous conserverez vos assedic) n’est versée et une aide globale à la création d’entreprise, non financière car elle exempte l’entreprise des charges patronales, peut être attribuée si un dossier spécifique (globalement un business plan) est constitué (parcours du combattant avec des problématiques de dates à bien prendre en compte) et surtout validé, il s’agit d’un dossier ACCRE - on ne peut l’avoir qu’une fois et il a fallu être chômeur (or un gérant ne peut avoir ces garanties). Ceci pendant une durée limitée (un an). Or au bout d’un an, tout commence donc à se déclencher. En France on aime bien ce qui est compliqué. Je ne fais pas le détail de ces taxes, mais il y en a une bonne liste…

Tout le reste est “taxé”. Tout le reste ? Normal ? Prenons un compte bancaire… Vous et moi avons des conventions de compte avec des frais de gestion très peu élevés. Pour une entreprise c’est tout à fait autre chose, normal vous êtes une entreprise… et cette explication vous allez la rencontrer dans plein plein de situations. Tout est donc un peu plus cher, tout est donc moins facile à appréhender. Essayez de faire un chèque pour acheter quelque chose sans avoir votre Kbis (la carte d’identité d’une entreprise) sous le bras, Kbis qui a une durée et une valeur. Vous ne pouvez pas imprimer vous même votre Kbis il faut le payer. je m’arrête là car pour le moment nous n’avons pas tout vécu mais rien ne semble facilité pour les petits entrepreneurs qui comptent leurs sous, or on sait que ces entreprises créent de la valeur et donc des emplois dans une multitude d’autres services ou entreprises. Plein de petits détails, plein de petits freins.

On peut bien sûr essayer de prévenir, de former, mais là il faut guérir.

Lire la suite "Entrepreneurs et freins a l'entreprise" »

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