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« Tous les gagnants ont tenté leur chance »

Par Audrey - Entrepreneuse

Petite réflexion du jour…

Un conseil tout simple pour sauter le pas de l’entrepreneuriat : il faut le vouloir, le rêver mais aussi croire en sa bonne étoile. Peut-être est-ce un peu prématuré de ma part de donner des avis ainsi mais j’aimerais vraiment le prouver dans le futur !

Je me base sur plusieurs anecdotes quotidiennes qui me confortent dans cette idée. Tout d’abord, celle avec un de mes amis entrepreneurs qui, d’ailleurs, a très bien réussi. Vous me croirez ou non mais, presque à chaque fois que je sortais avec lui, il trouvait de l’argent par terre. Certes, le plus souvent, c'étaient des pièces mais parfois aussi des billets. Je lui disais qu’il était vraiment très chanceux et lui me répondait qu’il suffisait de regarder autour de soi.

Certes, alors que nous marchions côte à côte, j’aurais pu les voir, moi aussi, mais il me manquait un pré-requis : je ne croyais pas qu’il y avait un tel trésor sur les trottoirs parisiens…et donc, je n’y prêtais pas attention ! Bon,

pour être complet, il faut aussi parler de la deuxième étape, celle qui consiste à accepter de se baisser pour ramasser aussi bien des petites pièces que des billets.

En effet, en créant, il ne faut pas hésiter à mettre "la main à la pâte", même si nous avons de grandes aspirations…

Ce billet m’a été inspiré par le fait que, pour moi aussi, ce genre de petits miracles se produisent mais sous une autre forme.

Ne tirant pas encore de revenus de mon activité, je restreins au maximum mes dépenses et, depuis un certain temps, je cherche à optimiser mon espace de travail pour mieux m’organiser. Qu’à cela ne tienne, hier, j’ai trouvé dans la rue deux petits meubles de rangement en très bon état que je ne manquerai pas de customiser, à l’occasion, aux couleurs de l’entreprise, « esprit corporate » exige !

Si j’énumérais tout ce que j’ai pu récupérer ainsi, vous n’y croiriez pas ! A chaque fois, il suffisait que je pense à quelque chose pour que je le trouve dans le mois ! Ces petits miracles quotidiens se produisent également par des rencontres qui, tout à coup, ouvrent des portes !

En conclusion, je rappellerai le slogan du loto : « Tous les gagnants ont tenté leur chance » !

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Voici les sites qui parlent de « Tous les gagnants ont tenté leur chance »:

Commentaires

La chance est une étrange affaire.

Il est certain que si vous basez un business model sur l'hypothèse d'avoir de la chance, les investisseurs vont vous rire au nez. Il suffit de voir le ROI de ceux qui jouent au loto pour comprendre.

Mais ce n'est pas aussi simple, car il est possible d'élaborer un business model reposant sur un phénomène aléatoire, et donc la chance, qui est malgré tout gagnant sur le long terme. Regardez le ROI de la Française des Jeux pour comprendre.

Reprenons l'exemple de votre ami qui trouve apparemment souvent de l'argent dans la rue. En fait tout dépend du nombre de fois qu'il sort dans la rue. S'il sort souvent, la probabilité d'avoir trouvé de l'argent au moins une fois durant ces sorties est beaucoup plus importante que s'il ne sort que très rarement ou jamais. C'est du bons sens élémentaire, mais pas toujours bien compris.

Transposé au loto, si vous jouez un million de grilles différentes, vous avez plus de chance de gagner que si vous jouez une seule grille. Avec suffisamment de grilles vous pouvez avoir une probabilité de 99% de gagner. Bien évidemment la Française des Jeux fait en sorte que cette option ne soit pas rentable.

On peut formuler ceci mathématiquement comme suit. Soit p la probabilité de l'événement escompté. Pour ce qui nous intéresse, p est petit (avoir un client, trouver un investisseur, gagner au loto,...). Soit n le nombre d'occasion que vous donnez à l'événement de se produire.

La probabilité que l'événement se réalise est alors 1 - (1 - p)^n. En effet, 1 - p est la probabilité qu'il ne se réalise pas. (1 - p)^n est la probabilité qu'il ne se produise jamais durant toutes les occasions, et donc 1 - (1 - p)^n est la probabilité qu'il se produise au moins une fois. Si n vaut 1 on retrouve bien la probabilité p que l'événement se produise. Mais si n augmente, la probabilité qu'elle se réalise augmente et c'est là qu'on peut avoir l'impression qu'on a beaucoup de chance.

Prenez une calculette est vérifiez par vous même. Choissez une valeur de p très petite puis regardez le probabilité obtenue pour des valeurs de n de plus en plus grandes. Avec un n sufisamment grand vous pouvez arriver à une probabilité de 99%.

Transposez cela à la chance de votre ami. Si a priori vous avez la même probabilité que votre ami de trouver de l'argent par terre, il aura simplement une valeur de n beaucoup plus grande. Il est vrai que si vous ne regardez jamais par terre, la probabilité p que vous trouvez de l'argent sera plus faible. Mais si vous sortez plus souvent que votre ami, vous pourriez très avoir finalement trouvez autant d'argent l'un que l'autre.

Donc lorsqu'on analyse le phénomène chance dans l'entreprise, il faut considérer deux facteurs. L'une est la probabilité que l'événement souhaité se réalise et l'autre est le nombre d'occasion que l'on donne à cette événement de se réaliser. Cela marche aussi pour les tuiles. Dans le milieu informatique on donne même un nom à cela: c'est la loi de murphy. Si quelque chose peut aller de travers, cela finira tôt ou tard par se produire. Cela fait un peu pessimiste, mais c'est la réalité et s'applique aussi aux événements heureux. Multipliez simplement les occasions pour qu'ils puissent se produire.


Cette propriété intéressante du paramètre n est l'essence du business d'amazone. On vise un marché de niche où la probabilité de trouver le client et conclure l'affaire est faible. Ce marché est souvent négligé et déconsidéré par les investisseurs. Mais ce marché peut donner lieu à un business rentable si vous parvenez à augmenter la valeur n suffisamment haut pour que la probabilité d'avoir vos x clients par mois soit de 99%. Si vous arrivez à faire cela tout en gardant une marge bénéficiaire de 20%, vous est bon pour une nouvelle success story.

C'est cela qui explique l'intérêt d'Internet. Vous pouvez fortement augmenter la valeur n avec un coût raisonnable. Google a bâti son business sur cette logique. Il vend de la visibilité et il la vend aux enchères. Le bénéfice suit la loi du marché, et compte tenu que tout le monde recherche de la visibilité, cela devient une denrée rare et chère. La million dollars web page s'appuie essentiellement sur ce principe. Il a vendu de la visibilité. La multiplication de projet similaires à dilué la visibilité et lui a fait perdre sa valeur.

MySpace, faceBook, même principe.

Donc mon conseil, pour trouver souvent de l'argent par terre, regardez bien évidemment par terre, mais surtout sortez souvent ! Transposé à votre business, multipliez et provoquez les opportunités que la personnes qui souhaite acheter votre produit sache que vous existez et comment arriver à votre comptoir.

Pour ceux qui ne l'auraient pas remarqué, cela s'applique également aux relations sociales. Augmentez la valeur p en étant une personne sympatique, soignée et plaisante à côtoyer, et augmentez la valeur n en multipliant les occasions de rencontrer les personnes avec qui vous pouvez avoir des affinités. Avec cette recette vous pouvez être sûr à 99% de trouver le partenaire idéal pour la vie. Peut-être même plus ... !?

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