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Commentaires

JC de Maisonneuve

La présentation du web 2.0 comme un modèle associatif est bien évidemment une vérité mais aussi un leurre. Internet a était pensé dès le début autour de concepts associatifs, techniquement, structurellement et fonctionnellement. L'une des plus ancienne application basée sur ce réseau sont les NewsGroups (NNTP). Le fonctionnement des newsgroups, bien antérieurement à l'ouverture d'internet au grand public en 1994, n'est basé que sur l'échange d'informations produites et consommées gratuitement.

A l'ouverture d'Internet au grand public en 1994 a succédé une vague économique sans précédent tendant en effet à appliquer le modèle en place à l'espace numérique. Pourtant certains acteurs de l'époque n'ont changé ni de cap, ni de message dans ce que pouvait offrir Internet. Sun Microsystem répétait à qui voulait bien l'entendre: "Vous êtes le réseau". Tandis que les dinosaures, utilisateurs des premiers temps d'Internet, rappelaient avec justesse que lorsqu'on donne un objet on en perd l'usage; alors que lorsqu'on donne une information on en duplique l'usage. L'économie du produit ne pouvait s'appliquait à une économie de service. Ce fut le crash de la nouvelle économie qui n'avait rien de nouveau et qui n'avait pas intégré cette absolue vérité.

L'informatique adore se renouveller par les mots. L'invention du terme "Web 2.0" est un excellent exemple de buzz de ce type. Internet est par essence associatif. Qu'on retrouve cet esprit communautaire dans le "nouveau" web n'est que la preuve que l'économie du service est adaptée à l'information. Autrement dit la valeur ajoutée réside dans l'inrastructure supportnat l'échange (vrai pour Google, eBay, Amazon market Place, ...). Ils vendent bien un service.

Une petite correction: l'Open Source et la license GPL n'impose pas la gratuité. C'est un choix et non une obligation.

leafar

Un peu trop copieux mais intéressant.
Pas mal d'enjeux en perspective.
Amicalement,

Laurent

Il me semble que la gratuité dont vous parlez est circonscrite à un domaine relativement restreint, celui du contenu des sites. Il faut à mon avis aller plus loin et s'interroger sur le coût des infrastructures qui permettent cela : machines puissantes et gourmandes en énergie, réseaux denses et rapides, logiciels complexes. Tout ceci demande beaucoup de moyens. On peut aussi parler du financement par la publicité, qui n'a rien de gratuit (ce sont les consommateurs des produits promus qui payent).

Ainsi je dirais que cette gratuité n'est qu'illusoire. Le financement des activités Web 2.0 est on ne peut plus opaque. Car finalement quelqu'un paie, mais il est très difficile d'établir précisément qui, combien, et à qui. N'oublions pas non-plus le coût environnemental, généralement peu étudié (par exemple, on peut jeter un coup d'oeil à "Projet E-dechets : Ecologie des infrastructures numériques", http://www.int-evry.fr/lsh/recherche/Etos/Axe%202/INT_Flipo_Edechet_final_av06.pdf ).

Disons que c'est le même genre de raisonnement partiel qui permet de dire que les progrès techniques on multiplié de manière colossale les rendements agricoles par agriculture : on oublie ainsi toutes les personnes travaillant en amont et en aval (production des engrais, machines et pesticides, réseaux de distribution permettant l'écoulement d'importantes monocultures, etc) et nécessaires à la tâche agricole.

Comme vous le dites, il est de plus en plus difficile de faire passer les gens à la caisse. Mais si chacun personne disposait d'une évaluation précise du coût réel qu'elle paie pour ces services (qu'elle les utilise ou pas), continuerait-elle à soutenir un tel modèle économique ? Je ne sais pas si ma question est bien formulée, mais je pense que ce sujet (l'opacité du financement) est important.

Laurent

Désolé j'ai été coupé. Donc je disais : Comme vous le dites, il est de plus en plus difficile de faire passer les gens à la caisse. Mais si chacun personne disposait d'une évaluation précise du coût réel qu'elle paie pour ces services (qu'elle les utilise ou pas), continuerait-elle à soutenir un tel modèle économique ? Je ne sais pas si ma question est bien formulée, mais je pense que ce sujet (l'opacité du financement) est important.

Testard

Testard avait fait un commentaire sous cette note que j'ai malencontreusement effacé. Qu'il veuille bien me pardonner...
Laurent Samuel

Commentaire de Testard
Bizarre, pas de réponse de l'auteur de l'article aux remarques précédentes de Laurent. L'auteur semble plus intéressé par l'émergence de nouveaux business model, que par les implications d'une infrastructure matérielle qui reste dans l'angle mort de ses considérations très classiquement économiques (nouvelles technologies, vieilles pensées). Qu'il y ait des petites boucles de gratuité ne renseigne aucunement sur la globalité du phénomène technique : croissance sans fin des infrastructures et de leur emprise sur les espaces naturels, radicalisation de la division du travail, condition de rouage du travailleur -y compris quand ils bricole des logiciels libres-, impuissance politique à tous les étages et tartines et bol de chocolat tous les matins.

Rémi Guillet

A ceux qui se sentent concernés par un "autre partage de la VA en entreprise..."

je suggère de consulter sur le "net" l'un des titres que j'ai pu écrire récemment...et qui traitent du "partage de la valeur ajoutée", par exemple:
-"Les attendus d'une gouvernance d'entreprise revisitée fondée sur le resserrement des liens entre actionnaires et salariés"(voir/site "capital social")
-"Pour un autre partage des risques et des profits en entreprise"(voir/site ed. l'Harmattan")
...où le modèle de répartition de la VA proposé vise une équité circonstanciée et négociée entre les partenaires...
L'auteur: Rémi Guillet

Tijuana Defosses


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