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Tueurs de projet, les victimes peuvent témoigner

Edel_laurent_3 Par Laurent Edel (contributeur) - Donner le déclic aux futurs entrepreneurs

En France, on veut plus de créateur de projet. On encourage, on accompagne, on médiatise (je suis bien placé pour le savoir). Mais, pose-t-on  les bonnes questions ? S’intéresse-t-on  à ceux qui mettent des battons dans les roues des futurs créateurs d’entreprise. Ceux qui découragent ; démotivent ; dépriment ; empêchent et paralysent sont  les Tueurs de projets. Il y a plusieurs catégories de tueurs de projets :

1- Les classiques : « ça ne marchera jamais » ; « si c’était une bonne idée, quelqu’un l’aurait déjà fait » ; « à ce prix la, ça ne vaut rien » ;

2- Les sadiques : « quelle sera ta légitimité à vendre » ; « pourquoi les clients viendraient-ils te voir »

3- Les parents : « réfléchis bien » ; « tu es sur de ton choix » ; « le salariat, c’est quand même bien » ; « on peut se planter »

4- Les pervers : « des grosses boites l’ont fait et se sont cassé les dents » ; « tu n’as pas assez de cran »; etc.

5- Les désabusés : « à quoi bon, tout est déjà fait » ; « 3 entreprises sur 5 échouent dans les 5 premières années »;

Et vous, que vous a-t-on dit pour vous décourager de créer votre entreprise ?

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Voici les sites qui parlent de Tueurs de projet, les victimes peuvent témoigner:

Commentaires

Je ne serais pas aussi catégorique que vous en parlant des tueurs de projet sauf à ce qu'ils soient animés d'une jalousie à votre égard. Dans ce cas c'est différent.
Pour ma part, je pense que nous avons eu à faire, vous comme moi, à des pessimistes ou à des personnes qui n'ont jamais eu la chance que l'on parle positivement de l'entreprise. Ils sont à plaindre.
Pour faire l'avocat du diable puis que je suis créateur et fondateur d'une entreprise sur le Web, je considère que les sceptiques, les pessimistes m'ont fait avancer.
Heureusement, qu'ils sont là.
J'aime me battre contre les idées toutes faites . Pas vous?

Ces oiseaux de mauvaise augure ont un grand avantage. Ils aident à la préparation de notre discours vis à vis des tiers. On affute nos arguments pour pas cher, et sans conséquences. C'est mieux que de se faire piéger par une question à laquelle on n'avait pas pensé quand on rencontre un prospect qui pourrait vous donner un premier contrat.

Je me demande si les pires ne sont pas ceux qui donnent leur avis et leurs conseils. Tous ces donneurs de leçon qui ont un avis sur tout mais qui n'ont jamais eu le cran de sauter le pas ...

Je pense qu'il y a un doux mélange de sentiments chez ces personnes : Le devoir d'avertir et de protéger contre le danger, une incompréhension quasi totale de la teneur du métier d'entrepreneur, le fait qu'on sorte du moule du parfait (quoique !) salarié,...et aussi le fait qu'on prenne des décisions et des initiatives
Il est finalement assez difficile pour eux d'accepter que les choses changent, et que leur "pote" ou interlocuteur prenne une direction différente de celle qu'il connaisse. Et, le changement est une cause de stress :)
Certains demandent donc qu'on les rassure - enfin je crois ! - d'autre qu'on les remettent à leur place avec le sourire et une bonne humeur ravageuse.
Si l'un ou l'autre ne marche pas...passer à un autre sujet ou allez vous servir un autre verre/cherchez un petit four/sauvez tante Adèle de la noyade dans le bassin à poissons rouge...vous allez bien trouver quelque chose ?!..non ?

Et bien moi aussi, je suis en plein dedans. Dedans quoi, les questions, les remarques, les flips de chacun.
La première chose que l'on m'ai dite, c'est : non, n'y va, ne créer pas ta boite, car pour démarrer, il faut 3 conditions : les reins solides (pas mon cas), un carnet d'adresse (petit carnet, ça commence) et une notoriété sur le secteur ciblé (pas mon cas, où alors très petite, sur 6/8 clients...)
Et bien je n'en démors pas, l'énergie passée dans le salariat, je veux l'utiliser à mon compte. Et ça paye, je viens de gagner une première compette face à 3 autres agences. C'est pas tous les jours faciles, mais je trace. Je démarre mais le petit conseil que je pourrai déjà donner, c'est de ne pas rester seul avec ses questions, il faut voir du monde, parler de son projet. En parler aide à plusieurs niveaux :
- arriver à formuler clairement son projet
- les interlocuteurs rebondissent et vous renvoient vers leur réseau
- les interlocuteurs vous renvoient l'énergie positive que vous mettez dans votre projet, et vous encouragent, sauf les cons aigris jaloux qui vous en mettent plein la tête.
Je suis d'accord avec Christian Bodier, les "tueurs de projets" ont cela de bon de rester ancrer dans les problématiques réelles, de s'y confronter puis de les transcender...
isa

Je ne suis ni créateur d'entreprise, ni repreneur. Je n'en ai éprouve pas l'envie, donc pas l'audace.
Par mes fonctions de juge au Tribunal de Commerce, de manger de PMI et de Coach, j'ai cotoyé beaucoup de créateurs.
Aux "classiques, sadiques,pervers, parents, désabusés" et autres, le créateur répond par OSER s'il a au fond de lui l'esprit d'entreprendre.
" C'est contre le vent, et non dans le vent que les cerfs-volants montent le plus haut" Churchill.

Vos « Tueurs de projets » sont des néophytes de l’entreprenariat, mais sont aussi souvent plein de « bon sens ».
Vous, vous êtes un entrepreneur, et la création d’une entreprise c’est une somme de réponses à une somme de questions.
1° Vous êtes capable de répondre parfaitement à toutes les questions de vos « Tueurs ». ATTENTION DANGER : Vous êtes un doux rêveur. LAISSER TOMBER LA CREATION D’ENTREPRISE.
2° Vous n’êtes pas capable de répondre ni d’argumenter à aucunes des questions de vos « Tueurs ». ATTENTION DANGER AUSSI : Vous manquez d’imagination : LAISSER TOMBER LA CREATION D’ENTREPRISE.
3° Vous êtes capable, pour chaque question, d’argumenter, de détourner, de contourner la question, d’imaginer de nouvelles solutions, de modifier votre projet, voir même de changer de projet devant l’évidence de l’argument que vous avez en face de vous. Bref vous êtes capable de vous remettre en question ?
NOURRISSEZ-VOUS du « bon sens » des « Tueurs de projets », pour avoir encore plus d’arguments et de convictions à partager avec vos clients, votre banquier, vos associés et votre entourage.
Luc PELLET Telecommande.fr

Je rejoint Luc Pellet.
Par ailleurs je trouve qu'il y a surtout la manière de le dire. Personnellement, les gens qui casse mon projet, je ne les écoute pas. Ils ne sont pas constructifs donc je laisse tomber. En revanche quelqu'un qui comprend que mon projet est au fond de mes tripes, qu'il me fait vibrer, qu'il est MON projet alors là il peut tout me dire. Parce qu'il le fera dans le respect, il se dira peut etre : " C'est top ce projet te donne la pêche j'ai l'impression qu'il te réveille", il aura envie que je reste dans cette dynamique de création car il voit que c'est bon pour moi. A partir de là, il peut etre critique, il peut me donner des conseil (libre à moi de les écouter), il peut m'aider à creuser etc...
J'ai le sentiment qu'une bonne partie d'entre nous se lance parce que cela correspond à un besoin profond. Nous avons tous envie de réussir, mais nous avons surtout envie d'essayer... C'est cette nuance que les tueurs de projet oublient parfois.

Je crois en effet que être entrepreneur et donner corps à un projet n'est en fait assez peu lié à la nature même du projet. C'est un processus qui prend racine dans la personne qui le porte. Est-ce que je généralise en disant que l'entrepreneur a besoin de se prouver qu'il en est simplement capable ?

Partant de là, il est évident que pour les autres, la nature même de l'aventure échappe. En tant que purs spectateurs, ils ne sont que critiques, parfois positifs, parfois négatifs.

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