7 conseils pour lancer une entreprise

7 conseils pour lancer une entreprise

Par Henri Kaufman (chroniqueur exclusif) – Président de Hip ip ip ! Société de conseil en Marketing, en Web2.0 et en Formation

Lancer une entreprise ou une start-up, cela vous a peut-être démangé ou vous démangera un jour ou l'autre. Les magazines Capital, les Echos, la Tribune, Challenges, et autres sont pleins de cas de succès massifs et fulgurants qui font envie. Lancer « sa boîte », c'est à la fois facile et difficile. Facile si vous respectez certaines règles de base. Difficile si vous partez la fleur au fusil.

Il y a quelques éléments incontournables, issus de l'expérience vécue, pour maximiser vos chances de rendez-vous avec le succès.

Voici donc les 7 conseils pour lancer son entreprise avec succès
(et peut-être devenir riche un jour) :

1. Une première condition incontournable qui se subdivise en 3 parties

a. Détectez bien le moment où vous êtes prêts à faire le saut

b. Puis, travaillez dur (surtout au démarrage pour faire décoller la fusée)

c. Et enfin apprenez à faire travailler les autres,

2. Desserrez le frein à main qui n'est que dans votre tête. Osez oser ! N’écoutez pas trop les autres ; leurs arguments risquent d’amoindrir la force de votre projet

3. Appuyez sur l'accélérateur. Le carburant, ce sont les idées, et l'adrénaline (c'est une drogue) nourrie par le risque et l'enthousiasme du succès. Bien entendu, vous démarrez avec un projet – si possible original avec un marché potentiel – assorti d’un business plan.

4. Acceptez la prise de risque. Assurez vous de l'adhésion et du soutien de vos proches,

5. Démarrez avec un premier client. Fêtez l'arrivée du deuxième client, c'est lui qui fait vraiment démarrer l'entreprise,

6. Fixez vous un délai ; et un montant maxi d'investissement. La règle, c'est : Win or Fail Fast. Réussir ou Échouer, oui mais RAPIDEMENT. Ne pas s'accrocher désespérément. Si ça ne marche pas, imaginez un autre projet, et ne ruminez pas votre échec. L’expérience acquise vous servira pour le suivant,

7. Masquez votre stress : les clients, les banquiers, les collaborateurs, les fournisseurs, etc. ne font confiance qu'à des winners, pas à des loosers

En conclusion : brûlez vos vaisseaux, pas de temps partiel. Lancer une entreprise demande un engagement total.

En bonus : gardez confiance, quels que soient les aléas et les difficultés rencontrés. Et imprimez ces conseils sur une feuille de papier que vous fixerez sur le miroir de votre salle de bains, et que donc vous lirez matin et soir !

PS. Les 7 points ci-dessus sont enregistrés dans une vidéo que vous trouverez ici : http://tiny.cc/w7CLP

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4 Commentaires
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  1. Merci pour ces conseils, je ne les ai pas suivis tous dans une aventure précédente et là c’était plutôt échec avant démarrage

  2. Bonjour,
    Pour info, voici comment j’ai suivi ces conseils en quelque sorte en 2003 (à 54 ans) :
    1. J’ai fait le saut après 22 ans d’expérience dans une société dont 7 en tant que Animateur Commercial Régional et 15 en tant que Responsable formation réseau franchise (300 points de vente). J’ai réfléchi à mon indépendance en 1999 et me suis décidé quand j’étais prêt en accord avec mon épouse. J’ai toujours travaillé dur comme un entrepreneur, donc cela n’a pas été un problème. En tant que conseil, formateur et accompagnateur, je sais fais travailler les commerciaux de façon plus méthodique et rentable.
    2. J’ai partagé mon projet avec des entrepreneurs extérieurs. J’ai osé sauté le pas quand j’étais prêt à la surprise de mon entreprise et de mes collègues qui me voyaient terminer ma carrière jusqu’à la retraite dans l’entreprise. C’est vrai que je bénéficiais d’un travail privilégié et plaisant dans une entreprise dynamique.
    3. L’idée : Créer une autre formation commerciale terrain personnalisée en entreprise, difficilement compatible avec la politique de l’entreprise, trop généraliste et classique à mon goût. L’enthousiasme étant une seconde nature chez moi et mon idée très mûrement réfléchi, le « risque » était calculé et limité : je cible un segment de marché très rentable en valorisant la qualité des services (évitant le low-cost) intéressant des TPE/PME familiales (1 à 6 commerciaux) souhaitant développer une prospection ciblée et entretenir et fidéliser une clientèle ciblée particulièrement rentable. 1 entreprise cible sur 3 est ouverte à un changement entraînant du plaisir et du confort… Au bout d’un an, j’ai ajusté mon business plan.
    4. J’avais déjà pris un risque professionnel il y a 20 ans. J’ai toujours eu le soutien et la confiance de mes proches surtout de mon épouse (femme au foyer ayant élevé nos 4 fils).
    5. J’ai démarré doucement avec quelques clients et le soutien de mon ancien PDG. Cela s’est accéléré grâce au bouche à oreille (réputation quant aux résultats suite à un plan de formation et de vente). Au bout de 2 ans (depuis 2005, suite à des ajustements en 2003 et 2004), je maintiens le cap comme prévu avec des TPE/PME familiales cibles (ouvertes, coopératives).
    6. Ce délai de 2 ans était programmé. Mon salaire a chuté de moitié. La 1ère année a été très difficile. Mais mon objectif était de me faire une réputation sur un segment de marché orienté qualité des services sur le moyen et long terme, non de faire un éclat spectaculaire à court terme. Mois après mois, cela prenait forme. L’échec était difficilement imaginable, ma stratégie incitant à la prudence et à anticiper tout changement en cas de crise (toujours cyclique tous les 5 ans), ce qui arriva en 2009. Je n’ai pas connu de baisse dans mon activité.
    7. Le stress ? Oui, elle existe dans le sens positif du terme. J’apprends à travailler avec plaisir grâce à une organisation et une réflexion stratégique auprès de clients ciblés eux-mêmes positifs et remettant en cause régulièrement leurs méthodes de travail, acceptant la nécessité de changer. Ce qui évite le mauvais stress. Si on veut inspirer confiance au client, il faut donner envie de mettre en place une stratégie de vente et un management participatif, impliquant le personnel, dont les commerciaux en particulier. Choisir le bon client coopératif prêt à remettre en cause des habitudes évite le stress et le doute.
    En conclusion : J’ai brulé mes vaisseaux, puisque j’avais démissionné de mon poste sans indemnités, ce qui ne s’était jamais vu dans l’entreprise. J’avais déjà brulé des vaisseaux dans une vie antérieure. Je n’ai jamais regretté mes choix, car j’avais respecté 7 éléments de réflexion précités. Je collabore depuis 2003 avec un magazine professionnel qui édite mes 10 fiches pratiques par an (j’en suis à près de 80 aujourd’hui) qui sont les fruits de réflexions et d’expériences chez mes clients. Ma priorité est d’aider au maximum des TPE/PME familiales et leurs commerciaux permettant d’assurer la pérennité de leur affaire, par ces temps difficiles et incertains. Le travail d’équipe est un impératif. Il n’y a pas d’âge pour se lancer, à condition d’adopter un comportement d’entrepreneur bien avant de se lancer (travailler, apprendre et expérimenter beaucoup) afin de se faire accepter très rapidement en confiance par ses clients entrepreneurs cibles.

  3. Très bons conseils, notamment le 1c : apprenez à faire travailler les autres.
    Un patron m’a dit un jour : « si je fais mon boulot à la perfection, alors mon entreprise n’a pas besoin de moi pour tourner… ».
    Et dans un autre registre, si on est prêt, si on a le pied sur l’accélérateur et que c’est le bon moment… mais que légalement, on n’a pas le droit de monter sa boite là où on habite, on fait comment ? Rrrrr, je trépigne !

  4. Répondre
    Demandes de prix gratuites 31 août 2011 à 22h46

    Des conseils avisés et très utiles. Merci pour ce billet ! C’est vrai que démarrer une entreprise semble être un vrai safari.

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