Chapitre 9 : C comme Commédiologie et Création

Thebaut_didier
Par Didier Thebaut (chroniqueur exclusif) – Fondateur de joujou de Paris

Outre le fait de partager la même
initiale, la création et la commédiologie font partie intégrante d’une même
logique.
Effectivement, sans création pas
de commédiologie et sans commédiologie, peu de création. 

Tout d’abord, au commencement de
tout il y a l’imagination.
Sans
imagination, pas de création. Et qu’est-ce que l’imagination, sinon la remise
en cause des certitudes. Non, la terre n’est pas plate. Non, l’homme ne descend
pas d’Adam et Eve. Et non, ce n’est pas en travaillant plus qu’on gagne plus
(esclaves aux US, mineurs en France, farmers en Chine…).

Ensuite, il faut une vision qui
n’est autre qu’une hypothèse que l’on doit développer.

Puis, enfin vient la conviction qui
va faire que de l’hypothèse on va passer à la théorie.

Par exemple, je pars du postulat que
la lettre principale pour le marketing n’est pas le P, mais le C
. Et ensuite, je le prouve en étayant ma thèse.

Les 4 C du marketing = contenu, coût,
chalandise et communication.

Les 5 C du choix des indicateurs =
Consistance, contexte, crédibilité, continuité, clarté.

Les 3 C  de la négociation = consulter, convaincre, conclure

Les 3 C du pouvoir = compromettre,
corrompre, coucher 

Ou encore le cul, le cul, le cul  ou bien : le cash, le cash, le cash.

 Pendant que j’y pense, et c’est
d’ailleurs ce qu’on reproche en ce moment à notre bien aimé président, il est
indispensable d’habiter la fonction. Il faudrait qu’il retrouve vite son masque
de président pour retrouver de meilleurs sondages. Au regard de sa visite au
salon de l’agriculture et de sa démonstration sur le civisme, ça semble
compromis…(encore cette lettre C comme civisme et…con).

Mais bon, quand on pense que le Che
Gevara est devenu le symbole de la liberté et de la jeunesse grâce à la
propagande castriste, peut–être que notre président sera le symbole du courage
politique après sa mort. Après les années Pompidou, les années Sarkozy ?
Qui sait ?

Mais bon, retournant à notre
mix_marketing et à la création. Hélas, je pense que ma théorie « C tout C »
ne sera pas suffisante pour désarçonner les 4 P. Et c’est justement là
qu’intervient la commédiologie.

Une bonne création n’est rien sans
audience et pour avoir de l’audience, il faut utiliser des masques d’où la
nécessité de la commédiologie.

D’ailleurs les publicitaires savent
bien que les meilleures créations, celles qui sont sorties de la poubelle et
ont résistées à la trouille des annonceurs, n’auront d’impact qu’en fonction
d’un plan média adapté. Plan média dépendant entre autre de l’affinité avec la
cible et de sa capacité à recevoir le message transmis.

La commédiologie prend en compte la
prépondérance de l’audience dans la création.
Ce qui voudrait dire que l’oeuvre de Van Gogh n’ayant pas eu de public à
son époque n’aurait pas du exister ? Non, car un bon commédiologue agit en
connaissance de cause. Certes, je n’ai pas de public, mais je le sais et mon
œuvre trouvera son public avec le temps.

Car il ne faut pas perdre de vue que nous
ne sommes jamais seul à avoir une idée. Tout simplement, car nous sommes le
produit de notre environnement. Par contre, ce qui est intéressant c’est de
voir que ce qui fait l’oeuvre d’art c’est aussi son environnement. Pour
illustrer mon propos, j’ai  dans mon
entourage un peintre Vincent LACROIX qui pourrait bien être le Van Gogh de demain. Mais hélas,
il y a peu de chance que son talent dépasse son univers relationnel, et ce pour
différentes raisons : son statut de cadre salarié, sa méconnaissance du
milieu artistique et surtout son manque de temps consacrer à sa promotion.

Pour s’en convaincre, il suffit de
regarder les sites internets ou les avatars dans second life, pour s’apercevoir
que rien ne ressemble plus à un site qu’un autre site et de voir combien les
avatars sont similaires dans les univers virtuels (très peu de cockers obèses).

Une BD de Larcenet, le « retour
à la terre »,
illustre bien cette problématique concernant la
création. Il s’agit de la planche concernant l’affiche de la foire aux cochons.
Un jeune dessinateur parisien  est
mandaté par une municipalité rurale pour réaliser l’affiche de la foire aux
cochons. Après plusieurs présentations et plusieurs refus, il choisit de
présenter la réalisation du travail d’un enfant. Et c’est cette réalisation qui
va être retenue.

L’autre histoire du même genre est celle de Picasso qui pour
payer son repas propose d’offrir le dessin qu’il vient de faire sur la nappe. A
ce moment là, le patron du restaurant lui signale qu’il a oublié de signer son
oeuvre. A cela, Picasso lui rétorque qu’il veut simplement payer son repas et
non acheter le restaurant.

Tout ça pour dire que la création
est en quelque sorte un produit fini résultant de la créativité et patiné par
la commédiologie.

En conclusion, la commédiologie est
à la créativité ce que Lagarde est à Michard.

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