Comment créer une entreprise de télésecrétariat pour zéro euro (ou presque)

Lieffroy CélinePar Céline Lieffroy (chroniqueur exclusif) - www.lexiris.fr

Ce n’est pas ce que je vous propose, mais le titre d’une méthode concurrente à celle du forum des secrétaires indépendantes qui existait à la vente lorsque je me suis moi-même lancée comme télésecrétaire.

Il faut dire que le titre même de la méthode m’avait paru douteux.

Ayant déjà créé une entreprise, je ne voyais pas très bien comment on aurait pu se lancer à son compte sans avoir quelques euros d’économie, ou encore une aide financière.

Quand bien même le statut d’auto-entrepreneur permet aujourd’hui de limiter le poids des charges sociales, celui-ci ne permet malheureusement pas de se dégager un revenu dès le premier mois d’activité.

Car, enfin, de quoi parle-t-on quand on chiffre les besoins financiers d’une entreprise de télésecrétariat ?

Comment pour toute création d’entreprise, plusieurs postes doivent être distingués :

Les investissements

Les charges de fonctionnement

Les charges sociales et impôts

La rémunération du dirigeant

Quels investissements pour une télésecrétaire ?

En ce qui me concerne, les investissements en début d’activités ont été limités au strict nécessaire :

Un ordinateur que je possédais déjà, une imprimante qui m’a très peu servie, puisque je travaillais essentiellement à distance, et mon site internet qui avait été réalisé par un ami.

J’y ajoute tout de même la création du logo et la protection du nom de marque à l’INPI.

Encore que tout ceci ne soit pas obligatoire.

Avec le temps, j’ai pu renouveler mon ordinateur de bureau qui m’avait lâché et acquérir un ordinateur portable pour gagner en mobilité.

Je me suis également dotée de tout un tas de petits logiciels qui ont pour but de nous simplifier la vie tels que :

Un convertisseur de fichiers sons

Un convertisseur de PDF

Un logiciel de correction orthographique, etc.

Pour la retranscription audio, il pourra être nécessaire de vous doter d’un kit de retranscription comprenant le logiciel de traitement des fichiers et les pédales, ainsi qu’un bon casque.

Les frais de fonctionnement

Il faut évidemment avoir au minimum une connexion ADSL.

Pour ma part, je me suis également dotée d’une seconde ligne de téléphone pour séparer mes appels privés et ceux de mon activité.

Au-delà de ça, il faudra compter les stylos, le papier, les cartouches d’encre et toutes les fournitures dont on peut avoir besoin.

Mais aussi, les affranchissements, les frais de reprographie (plaquettes, cartes de visite) et autres supports de communication, les frais d’hébergement pour le site internet, etc.

Travaillant à domicile, je ne compterais pas les frais de transport ou encore l’électricité…

Pour celles qui proposent de la permanence téléphonique, il faudra compter avec quelques investissements supplémentaires concernant le standard, ainsi que l’abonnement au logiciel de gestion d’appels.

Les charges sociales et fiscales

La très grande majorité des télésecrétaires se lançant sous le statut d’auto-entrepreneur n’ont que très peu de charges à payer, d’autant que celles-ci ne sont perçues que sur le chiffre d’affaires encaissé.

Il faudra désormais compter avec le paiement de la CFE, mais seulement quelques années après la création.

Pour ma part, j’exerçais au sein d’une coopérative d’activités, si bien que, de la même façon que les AE, je ne payais des charges qu’à partir du moment où je facturais.

Pour les autres qui exercent soit en entreprise individuelle au réel, soit en société, il faudra évidemment provisionner le montant des premières charges sociales, mais cela ne concerne qu’une infime partie des télésecrétaires.

La rémunération du dirigeant

Il serait utopique de penser qu’il suffit de s’immatriculer pour pouvoir vivre de son activité et commencer à percevoir un revenu.

Selon les témoignages recueillis sur le forum, il faut entre quelques mois et plus d’un an pour obtenir ses premiers clients.

Et encore, ce n’est pas parce qu’on commence à travailler et qu’on cumule plusieurs missions qu’on arrive à se dégager un revenu décent (entendez au niveau du SMIC).

Pour cela, il faudra sans doute patienter entre 1 et 3 ans, selon les cas et les spécialités de chacune.

Or, pour financer ce temps d’acquisition de la clientèle, il faudra forcément compter sur ses propres forces ou bénéficier, par exemple, des allocations chômage.

Dans mon cas, je bénéficiais encore de quelques mois d’allocations quand je me suis lancée, et j’ai pu assez rapidement me verser un salaire équivalent à un mi-temps.

Certaines peuvent compter sur 24 mois d’indemnités chômage, car elles se sont lancées dès leur rupture conventionnelle, par exemple.

D’autres sont soutenues financièrement par leur mari, alors que les plus courageuses conservent leur emploi salarié, le temps d’obtenir leurs premiers clients et d’atteindre un revenu correct.

Dans tous les cas, il faut pouvoir « tenir », ce qui nécessitera un financement indispensable pour pouvoir se lancer.

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