Créer son entreprise de conseil avec le portage salarial : c’est possible, facile et sécurisant

Rey_patrickPar Patrick Rey (chroniqueur exclusif) - Consultant-formateur, Délégué Régional ITG, première société de portage salarial en France.

Depuis un certain nombre d'années, les Entreprises de Portage Salarial (EPS) se sont développées en fournissant des services de gestion aux salariés en transition professionnelle, quinquas notamment. On connaît moins les services offerts aux créateurs d'entreprises. La première EPS s’est justement penchée sur la question en apportant des solutions profitables aux entrepreneurs.

 

La décision de créer une entreprise n'est pas un acte innocent. Au delà de l'envie d'entreprendre et de la volonté d'indépendance, il y a au bout du compte le projet de création de richesses sous une forme ou sous une autre : investir, pouvoir (se) payer des salaires, développer une valeur patrimoniale (innovations, processus, marque, clientèle). Tout ceci ne s'improvise pas ! Il faut du temps pour mettre au point ses offres, obtenir des résultats de sa prospection et s’adapter à une nouvelle posture de prestataire (“apporteur de solutions”). Si le créateur se lance tout de suite “dans le dur”, il va commencer par faire son fameux “business plan”, apprendre les bases de la gestion, choisir sa structure juridique, puis partager son temps entre administration, prospection, conception et réalisation. La structure est vite pesante, au moment où toute la concentration devrait se faire sur les premiers clients : le dirigeant est confronté aux documents administratifs toujours nouveaux, aux taxes non prévues à payer, aux cotisations diverses et à la gestion de sa trésorerie.

Or, il n'est pas indispensable de créer sa société dès le départ. Le portage salarial — pour les entreprises de conseil, expertise, formation ou prestation intellectuelle — représente un coup de pouce très intéressant* pour le futur créateur. Il lui permet de tester en grandeur réelle son projet et de le transformer facilement, quelle que soit l’issue. Si l’entreprise est viable, le créateur aura établi sa base de clientèle, car il aura eu du temps pour la construire efficacement. Si l’entreprise n’est pas viable, le porteur de projet pourra bien plus facilement reprendre le chemin de l’emploi classique ou non, sans avoir à clôturer les comptes de sa société, payer des dettes ou rendre des comptes après de nombreux mois et parfois plusieurs années. Il aura, entre temps, développé son professionnalisme métier, réseau ou commercial, ce qui va l’aider aussi en situation de repositionnement emploi.

Quels sont les dispositifs d’une EPS qui s’investit réellement dans l’accompagnement des créateurs ? Ils sont centrés sur 3 priorités principales du créateur : le décollage commercial, la sécurité financière, la valorisation de l’entreprise. Le décollage commercial est bien ce qui conditionne le démarrage du projet. Trop souvent, comme dans le cas de la déclaration d’auto-entreprise en quelques clics, la confusion se fait entre "Quel statut va me permettre de facturer" et "Qui je vais bien pouvoir facturer" ! Alors que la question la plus importante au départ est plutôt "Comment conquérir mes premiers clients ?".

Et pour cela, le créateur doit apprendre à bien positionner, promouvoir et vendre son offre de service. L’EPS va pouvoir l’aider, s’il le souhaite, grâce aux formations spécialement conçues à cet effet, aux ateliers et autres actions d’accompagnement. Elle lui permettra également d’élargir son réseau et de développer des synergies ou des échanges professionnels, avec ses pairs. Une EPS de premier plan est également bien référencée auprès des grands comptes, chez qui elle dispose d’une image de sérieux.

La sécurité financière est le second point qui fait la différence. Le créateur a besoin d’investir dès le début de son activité. Ses frais de prospection, déplacements, invitations, mais aussi ses achats de fournitures, logiciels, équipement bureautique, font partie des dépenses qu’il vaut bien mieux imputer sur son compte d’activité pour ne pas avoir à supporter les cotisations sociales. Par rapport à l’auto-entrepreneur, la récupération de la Tva est un avantage non négligeable**, sans parler de la réduction des revenus déclarés aux impôts ! La sécurité financière est également assurée par la garantie de salaire et la prise en charge du crédit client, ce qui évite les problèmes de trésorerie, si fréquents au début de la vie d’une société.

La valorisation l’entreprise est l’autre concours important d’une EPS sérieuse et réputée. Non seulement les clients « appartiennent » toujours au professionnel (consultant, prestataire, expert, formateur, etc.), ainsi que ses méthodes, processus ou inventions (qu’il peut faire breveter), mais le créateur d’entreprise peut également choisir de lancer son activité sous sa marque et l’abriter chez son EPS jusqu’à la création de sa société.

Et que se passe-t-il en cas de succès, après l’enregistrement au Registre du Commerce ? Souvent, les créateurs maintiennent des liens avec l’EPS, même s’ils sont indirects ou moins fréquents, car ils voient tout l’intérêt de coopérer avec des collègues experts à qui ils peuvent confier des missions ou qu’ils vont intégrer dans un projet. Ils peuvent également rester en contact avec des pairs, au sein d’un club, ou profiter de services ponctuels, pour certaines missions réclamant une garantie financière, un numéro de formateur ou un référencement particulier.

(*) d’autres formes d’accompagnement existent, principalement les coopératives d’activités qui permettent de couvrir d’autres domaines, comme le commerce, la production ou des prestations artistiques.

(**) à noter que très peu d’EPS remboursent la Tva sur les frais de fonctionnement, car cette opération requiert un travail comptable supplémentaire et une avance à mettre en place, ce qu’ITG s’astreint à faire pour assurer un plein service et de meilleurs revenus à ses salariés portés.

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