RSE et éco durable : à l’action !

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Par Sophie Januel (chroniqueur exclusif) – Facilitateur en "Gestion et organisation Back-office PME" pour entreprises agiles !

Les nouvelles niches de l’économie et du développement durables : les conséquences d’un ultra-libéralisme obligent un changement de posture ; forcées ou non des entreprises sont à le recherche d’une nouvelle respiration, de nouvelles pistes. Deux faces d’une même approche : la RSE et les tendances émergentes dans divers secteurs d’activités offrent de belles opportunités de positionnement et pourquoi pas d’un avenir meilleur. Le travail ne va pas manquer, le parcours marathonien demandera abnégation et un vrai engagement au delà de tous effets de mode.

L’entreprise à sa disposition des outils éprouvés de reporting à usage d’un cercle restreint (salariés, administrateurs, actionnaires) et complète ses analyses aux relations & management relatifs aux parties prenantes (clients, fournisseurs, sous-traitants, partenaires, collectivités, ONG…).

Elle peut agir sur six grands axes : environnement, ressources humaines, gouvernement d’entreprise, pratiques commerciales, impact local et citoyenneté. En prenant appui un socle des standards existants : ISO 14001 à 1000NR relatives aux performances manégariales dans son éco-système large voire ISO 26000 en cours de préparation ; le guide SD21000 à destination des entreprises, d’ outils de diagnostic Ecopass 3D ; l’entreprise construit une stratégie du positionnement en responsabilité sociétale de l’organisation  aux stratégies intégrées dans l’éco-système de la structure pour changer ou ajuster son comportement, ses pratiques.

Les bénéfices sont matériels et immatériels : gagner en efficacité, définir ou redéfinir des valeurs et les partager. Adapter, changer de stratégie, mobiliser dans son éco-système trouver de nouvelles niches porteuses d’activité.
Des résultats immédiats et/ou différés : l’un des objectifs étant aussi de créer une image, une identité plus attractive au-delà d’un effet cosmétique (greenwashing, « SocialBusiness claiming ») l’entreprise n’a aucun intérêt à tenir une communication ou un marketing fictifs déconnectés des pratiques réelles. Ainsi, les postures de doubles langages sont mis à l’index  à l’instar de WalMart considérée comme socialement nocive. Je vous invite à suivre le Prix Ethifinance (prix extra-financier) agence d’évaluation de RSE.

Les retours espérés pour la société civile ? Recréer de la confiance, limiter les coûts sociétaux et les conséquences financières (les revenus de substitution nécessaires ou complémentaires) instituer un effet contrôle social par la reconnaissance de pratiques « socialement correctes ».

Dans ce mouvement orienté économie et développement durables quelles pistes favoriser ?

La première axée économie productive verte
Produire en minimisant les dommages collatéraux : agriculture verte : réduction des pesticides Ecophyto 2018, bio…

Les énergies renouvelables  : favoriser les solutions à échelle locale significative (industrielle ou domestiques), éoliennes, le solaire, biomasse.

Bâtir, réhabiliter ou rénover selon les standards des maisons passives en adaptant les aux immeubles collectifs.

La seconde découle des encours actuels :  récupérer recycler. Accentuer le recyclage mais pas seulement sur les déchets, les « chiffonniers » se réinventent (achat de matières premières recyclées et contribution à des fonds au prorata de la collecte).

Le green tech  3E   l’informatique, électronique, électrique en développant les points de collectes directes ou déléguées et de traitement mais aussi le conventionnel : les tissus (cartons, papier) les bateaux.
Nettoyer : dépolluer la terre, l’eau, la mer (régénération, dépollution).

La troisième piste les déplacements et transports :
Services de covoiturage de proximité ou longue distance, de location de « car’lib » urbaines électriques, créer des maillage de fournisseurs de proximité, appliquer sur un axe Nord/Nord les principes du Commerce équitable.

La quatrième qui ne devrait pas être négligée est la formation et information :
Pour diffuser les bonnes pratiques, informer afin d’agir, de consommer autrement. Utiliser les modes de productions mutualisés ou non pour créer des supports généralistes au format webzine, tv etc (toogezer, novethic, ACIDD…). A quand une GreenEU.tv  pour mettre en avant ce qui se fait de mieux en Europe parmi les TPE/PME, les conso’acteurs ?

La cinquième émergente est la piste des investissements et de la finance solidaire
Favoriser l’émergence des fonds ISR, les investissements socialement responsables.
Soutenir le micro-crédit à l’instar du fonds allemand « vision microfinance fund » avec un cadre législatif adéquat, ce type de fonds n’étant pas liés aux marchés spéculatifs internationaux, il n’est pas impacté par les effets "yo-yo" contrairement aux ISR. Mais aussi des plateformes de prêt entre particuliers à l’instar de zopa.

Bref, c’est un véritable changement culturel à réaliser, certains y verront une révolution, pour ma part je perçois une évolution intelligente et une adaptation de l’environnement.

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