Entreprendre au Canada : Chercheurs français, bienvenus au Canada

Yann Rousselot-Pailley
Par Yann Rousselot-Pailley (chroniqueur exclusif)Present Profit

Des chercheurs en grève ! Voilà une image étonnante pour les canadiens qui regardent les informations françaises sur TV5. 
En
terme de financement de la R-D, le Canada est bien mieux nanti que la
France qui connaît non seulement une profonde crise de son financement
de la recherche publique, mais aussi une crise de la confiance des
entreprises et des chercheurs à l’égard de l’état. Cette crise conduit
d’ailleurs à “la fuite des cerveaux”.
Destination Canada
Etes-vous un cerveau qui veut fuir ? Alors voici une belle destination : le Canada !
Le
Canada soutient ses chercheurs, mais il soutient aussi ses entreprises.
Ainsi, la R-D privé est, en proportion, bien plus importante au Canada
qu'en France. Par exemple, le CNRC (équivalent du CNRS) à des missions
concrètes d'aide aux entreprises ; les universités ont également accès
à des programmes facilitant l'exploitation de brevet universitaire dans
le cadre privé. 
Le
but des dispositifs canadiens est de permettre l'exploitation rapide et
rentable d'innovation par les entreprises privées qui  y opèrent. Mais
n'est ce pas également le cas en France. Oui mais dans une bien moindre
mesure ! Illustrons.
Le Recherche est dans la culture canadienne
En
tant que chercheur ou expert technologique, vous connaissez
probablement le Crédit d'impôt Recherche (CIR), équivalent au Crédit
d’impôt pour RS&DE, et on vous a peut-être déjà prétendu que
c'était le meilleur dispositif fiscal au monde. Ce serait vrai si le
Québec ne donnait pas lui aussi un crédit d’impôt qui s’ajoute à celui
du Canada et qui permet de couvrir au final presque 90% de toutes les
dépenses salariales induites par la R-D. En résumé faire de la R-D au
Québec coûte moins cher qu’en France !
La
R-D est culturellement importante pour tous les gouvernements qui se
sont succédés tant au Canada en général qu'au Québec en particulier.
Par exemple, en plus du crédit d'impôt pour RS&DE, le Québec offre
deux crédits d’impôt pour stimuler la R-D : le congé fiscal pour
chercheurs étrangers et le congé fiscal pour experts étrangers.
Les
deux “congés” fonctionnent de la même manière. Il s’agit d’une aide
gouvernementale dont le bénéficiaire direct est l’employé étranger. Ce
congé fiscal est d’une durée maximale de 60 mois consécutifs et
s’applique au salaire reçu par le chercheur/expert étranger sur :
    * 100 % de son revenu imposable les deux premières années
    * 75 % la troisième année
    * 50 % la quatrième
    * 25 % la cinquième
Seuls
obligation la personne ne doit pas résider au Canada avant l’embauche,
posséder un diplôme de 2e cycle, et être un chercheur/expert reconnu
(en bref avoir quelques publications scientifiques à son actif ou être
connus dans son champs d’expertise).
Alors amis chercheurs français, bienvenus au Québec !
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