Entrepreneur et cadre : les deux emplois en un, c’est possible !

Watine_jeanluc Par Jean-Luc Watine (chroniqueur exclusif) – Spécialiste dans l'optimisation du statut du dirigeant 


La création d’entreprise est compatible avec un emploi de cadre ou aussi de non-cadre, devenir entrepreneur permet d'accroître vos revenus, face à la stagnation inévitable de votre pouvoir d'achat dans les années qui viennent.
Relisez d’abord votre contrat de travail car il peut inclure une clause de non-concurrence qui vous empêche de travailler pour une entreprise concurrente de votre employeur actuel : vous êtes tenu de consacrer l'ensemble de votre temps à l'exercice de votre mission.
Vous avez aussi une obligation de loyauté et d’exclusivité à l’égard de votre employeur : il est donc recommandé de lui parler de votre projet de création d’entreprise pour respecter ces obligations. Dans le cas contraire, ce pourrait être, directement ou indirectement, un motif de licenciement : perdre votre emploi actuel reviendrait comme un retour à la case départ de recherche d'emploi, ce qui n'est pas le but recherché…
Une fois ces préalables indispensables posés, il vous incombe de déterminer cette fameuse deuxième activité : le premier domaine auquel pensent les cadres supérieurs est l’enseignement, c’est une aspiration légitime de transmettre son expérience et ses compétences via l’enseignement. Dans un premier temps, proposez de le faire en interne, l’externe viendra naturellement dans un second temps.
D’autres souhaiteront écrire un livre, c'est une occasion de devenir l'ambassadeur de son entreprise et cette proposition est facilement acceptée par les employeurs et même très souvent suscitée car valorisante pour les deux parties.
Une autre activité très prisée est celle d’ingénieur-conseil ou consultant d’entreprise en ressources humaines ou gestion financière, notamment. Bien souvent, il s’agit alors de multi-activité : vous occupez la même fonction dans plusieurs entreprises distinctes, en général des PME qui ont besoin d’un DRH ou d’un DAF mais n’ont pas de quoi occuper une personne à temps plein. Le temps partiel est donc bien adapté.
Dernière question : quel statut adopter ? Le plus simple sera naturellement celui de l'auto-entrepreneur : sa mise en place est ultra- simple, son principe est ne payer de cotisations que lorsque vous générez un revenu. Le choix des activités est très large, même le courtage d'assurances rentre dans ce schéma simplissime.
Lorsque votre chiffre d'affaires dépassera les limites autorisées de l'ordre de 35.000 Euros pour un consultant, il vous sera possible de vous tourner vers un autre statut qui s’adaptera alors à la croissance bienvenue de votre projet d’entreprise : portage salarial, entreprise individuelle, EURL, SARL, SASU, SAS ou même SA pour un projet demandant un appel à l'épargne publique.
Se lancer dans une seconde activité tout en restant salarié est donc une excellente opportunité sans risque majeur pour votre emploi : une manière de tester vos qualités entrepreneuriales avant le grand saut de l’aventure ou tout simplement d’arrondir vos fins de mois si la fibre entrepreneuriale n’est que partiellement votre tasse de thé.
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