Face au numérique, le management devient participatif

Watine_jeanluc Par Jean-Luc Watine (chroniqueur exclusif) – Spécialiste dans l'optimisation du statut du dirigeant

Le manager
conventionnel repose sur une vision très hiérarchique de son rôle, presque
militaire, c’est une vision de sa responsabilité qui est fondée sur un lien de
subordination et d’obéissance du salarié. Ce devoir d’obéissance est
caractérisé par le pouvoir disciplinaire de l’employeur et ce lien de
subordination.

Internet qui
permet le partage et la circulation des informations est en passe de changer la
donne et de transformer les relations du manager avec ses équipes : la
structure pyramidale héritée du taylorisme est battue en brèche pour faire
place à l’auto-management des équipes et au principe de subsidiarité :
régler les problèmes par la personne la plus proche. Les ingénieurs, eux-mêmes,
 sont mis sur la route au lieu de rester
au chaud dans leurs bureaux !

La main
d’œuvre se transforme en cerveau d’œuvre et le tout à l’ego des petits chefs
est mis au tout à l’égout ! Le sigle RH (Ressources Humaines) se
transforme en Rendons Heureux.

Les salariés
libérés se trouvent plus engagés et deviennent créatifs en prenant des
initiatives adaptées à chaque niveau des questions posées sur la chaîne de
valeurs de l’entreprise.

Le logiciel
le plus dangereux qui réduit toute question en chiffres, Excel, est banni au
profit de l’humain et de l’autonomie individuelle qui se libère des contrôles
inutiles et stérilisateurs.

Adieu le
parking réservé au manager, la machine à café spéciale pour le patron. Il
s’agit de renverser la table vers le chemin de la confiance : on ne sait
pas ce qui va tomber mais on fait confiance a priori et des idées positives,
porteuses de progrès et d’avenir, émergent naturellement des équipes qui
s’expriment librement.

Exemple :
avec un planning des présences revu en équipe, les retards se sont transformés
en avances de cinq minutes pour tous. La suppression de la pointeuse a fait
disparaître la file d’attente, d’où un gain de temps appréciable chaque matin…

Le manager
nouvelle génération, participatif et responsable, doit posséder d’autres
qualités :

1/ – Une
vision à long terme, partenariale et globale sur les impacts économiques,
sociaux mais aussi environnementaux de ses décisions.

2/ – Des
valeurs d’ouverture qui favorise la discussion, l’exemplarité et le courage
avec prise d’initiative et de décision.

3/ – Un
savoir-être fort constitué de ténacité, empathie, bienveillance, humilité mais
aussi capacité à décider et à communiquer.

Le manager
nouvelle génération devient donc, à son niveau, le traducteur des attentes des
différentes parties prenantes : salariés, fournisseurs, clients, ONG,
société civile, pouvoirs publics dans une optique de performance durable. Il
est le porteur d’eau, animateur, facilitateur ou coach, il donne confiance, du
sens à l’action collective en vue de provoquer la créativité et l’innovation.
Ceci remet radicalement en cause la structure pyramidale en silo.

 

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