La Chine tremplin idéal pour les start-ups françaises ? L’exemple de la marque MySimax

Thibaud Andre2Par Thibaud André (contributeur exclusif)Daxueconsulting

On le sait, la Chine est un pays pleins d’opportunités. La technologie numérique est l’un de ces marchés en pleine expansion en dans l’Empire du Milieu. Les géants chinois bénéficient aujourd’hui de millions d’utilisateurs. Mais le marché possède encore un réel potentiel de développement et ces entreprises sont toujours à la recherche de nouvelles innovations et de nouveaux partenariats.

Cela peut représenter un tremplin en or pour les start-ups françaises, qui peuvent y voir l’opportunité de s’implanter sur un marché intérieur gigantesque mais également de gagner une visibilité internationale. Pour un développement en deux étapes ? C’est le cas de la marque MySimax, qui s’est développé avec succès en Chine et qui s’attaque maintenant à l’ensemble des marchés émergents.

Les français sont très appréciés sur le marché du numérique chinois

La Chine est un territoire d'opportunité. Sur ce territoire, les start-ups françaises sont particulièrement estimées, notamment pour leur innovation, leur créativité et leur expertise des secteurs multimédia. Il existe un réel savoir-faire français, particulièrement reconnu en Chine, et les compétences des ingénieurs ou des investisseurs français sont extrêmement appréciées.

En effet, si la culture et les habitudes chinoises tendent à favoriser l’établissement de relations commerciales avec des sociétés reconnues, le désir de nouveauté et d’avant-gardisme technologique des entrepreneurs chinois font évoluer les choses petit à petit et les start-ups parviennent à concurrencer les plus grands groupes multimédia. Quand il y a encore quelques années il était moins risqué de conclure un marché avec Microsoft plutôt qu'avec une jeune entreprise, un partenariat avec une start-up peut maintenant permettre de sortir du cadre et de bénéficier d’innovations totalement exclusives, qui seront à même de transformer le marché. Pour les entrepreneurs chinois, le risque existe toujours mais le jeu en vaut maintenant la chandelle.

Pour les start-ups françaises, la clé sera de bien appréhender un environnement d’affaire qui est extrêmement différent du contexte européen. En effet les pratiques y sont très différentes et il est rare de pouvoir conclure une affaire de la même façon que sur les autres marchés.

Il sera notamment indispensable d’installer au moins un intermédiaire permanent en Chine. La façon européenne de communiquer, principalement par courrier électronique et appel téléphonique n’est absolument pas adaptée aux clients chinois, qui réclament au contraire des rencontres physiques très régulières et un contact plus « personnel » (les activités informelles sont très appréciées dans les relations d’affaire). De même, la Chine est un pays où les partenariats et les contrats commerciaux s’obtiennent énormément au travers de ses relations personnelles, ce que l’on appelle le Guanxi en Chine. Etre quotidiennement en Chine aidera bien sûr considérablement la construction de ce réseau personnel, de ce Guanxi.

Ainsi, les start-up française sont particulièrement populaires en Chine et les entrepreneurs qui sauront s’adapter à ce marché pourront bénéficier de grandes opportunités. Les technologies de l’information et de la communication sont deux de ces domaines sur lesquels les investisseurs français sont appréciés. La marque de technologie tactile MySimax est un excellent exemple de la réussite des start-up françaises en Chine.

MySimax ou la Chine comme tremplin vers l’international

MySimaxL’histoire de MySimax, c’est en premier lieu la rencontre de deux entrepreneurs. D’un côté JX Paulin est un investisseur Franco-Togolais, l’un des principaux entrepreneurs français en Chine (au point d’être reçu à l’Elysée en compagnie de Jack Ma, fondateur d’Alibaba).  De l’autre, Mickael Jacob, présent depuis près de 10 ans en Chine, représente la caution technique de l’entreprise, avec une vraie expérience et expertise des métiers de l’électronique et notamment de la technologie tactile. Ensemble, JX et Mickael ont créé la marque MySimax, qui s’est développée en Chine.

MySimax vend des tablettes tactiles spécialement conçues pour un usage éducatif et professionnel. Pour cela, la tablette MiX, le produit phare de la marque, a été adaptée, aussi bien dans son ergonomie que dans ses fonctionnalités à cette utilisation et c’est ce qui a fait son succès. Dans un deuxième temps, les fondateurs de MySimax ont intégré dans leur développement  le lancement de nombreuses applications présentant un intérêt pour un ensemble de secteurs tels que la médecine, la pharmacologie ou encore les administrations. Très rapidement ils ont pu obtenir des partenariats d’importance, guidé par leur réseau personnel ainsi que par leur connaissance du marché.

Encouragé par son succès en Chine et par le soutien des partenaires, MySimax se destine aujourd’hui à être distribuée sur le marché Africain et plus généralement aux pays émergents. JX Paulin et Mickael Jacob ont mis à profit leur expérience réussi en Chine et la reconnaissance qu’ils y ont acquis et ont mis en place tout un programme de développement destiné aux pays émergents, devant permettre à la marque d’offrir un service complet aux institutions locales, allant d’un équipement électronique adapté à la mise en place de tout un réseau d’applications destinées à connecter un pays tout entier.

Leur réussite montre bien le rôle de tremplin que peut avoir le développement d’une start-up en Chine. Outre son gigantesque marché intérieur, la Chine est en passe de devenir le carrefour commercial du monde. La réussite sur ce marché peut rapidement devenir synonyme de développement international.

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