La trésorerie : trousse de survie pour votre entreprise

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Par Jean-Luc Watine (chroniqueur exclusif) – Spécialiste dans l’optimisation du statut du dirigeant

Revenant d’une réunion sur le Private Equity à Paris, je reste persuadé que nous sommes devant un mur à franchir et non derrière. Nous n’avons pas atteint le fond de la crise : les discussions des dirigeants les plus influents des fonds d’investissement venus du monde entier : New York, Hong Kong, Singapour, Tokyo ou Londres se résumaient à la restructuration des montages financiers et au recrutement de managers de gestion de la crise. Les commentaires allaient bon train sur la notion de survivants selon Darwin : ceux qui s’adaptent ne sont ni les plus intelligents ni les plus riches.

Il  s’agit donc de préserver l’essentiel : mettre à la cape, autrement dit, réduire la voilure, diminuer les frais fixes ou les convertir en frais variables par externalisation et conserver un maximum de trésorerie pour les moments difficiles à traverser, « Cash is King », comme le répétaient à l’envi la plupart des membres prestigieux de cette réunion.

Premier réflexe : tâchez de conserver vos lignes de crédit auprès de votre agence bancaire, utilisez-les de manière modérée de telle sorte qu’elles ne soient pas remises en cause de façon fallacieuse. Si des autorisations de crédit vous ont été accordées, prenez-les pour augmenter votre fonds de roulement.

Les fonds d’investissement peuvent aussi être une solution face à la raréfaction du crédit bancaire : les banques déclarent continuer de financer les TPE-PME, mais les conditions offertes au dirigeant s’apparentent à un refus : demande de caution personnelle, prise d’hypothèque sur la résidence principale, affacturage coûteux, taux du crédit élevé etc…

Ainsi, les entreprises de bonne qualité qui n’ont plus accès au financement bancaire classique dans des conditions acceptables peuvent s’adresser à des structures de capital-investissement ou Private Equity.

La conjoncture crée des opportunités pour les FCPI et les FIP en phase d’investissement : la valorisation des entreprises s’ajuste à la baisse et les millésimes investis dans les années difficiles procurent des rendements plus élevés que les fonds lancés dans des périodes d’euphorie des marchés boursiers.

Reste à accepter de céder ses actions avec une certaine décôte, la baisse de valorisation des entreprises devra être intégrée progressivement par les entrepreneurs.Investisseurs et dirigeants d’entreprise prendront davantage de temps pour négocier l’entrée du fonds au capital, le temps que les actionnaires prennent la mesure de cette baisse de valorisation inéluctable qui interviendra dans les prochains mois…

Dernier conseil sous forme de message d’espoir : bougez et voyagez en restant à l’affût des innovations , des opportunités se dégageront à l’avenir, la mer elle-même a un fond sur lequel rebondir et les cycles leur durée limitée : business as usual et bonne continuation à tous !

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