Le financement des micro-projet

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Par Jean-Philippe Martinez (contributeur) – Consultant INTERFACES et Directeur Pépinière d’Entreprises EOLE (Narbonne)

A longueur d’onde on insiste sur la création d’entreprises innovantes, de PME à potentiel (les fameuses GAZELLES) alors que la plupart des entreprises qui sont créées en France répondent à un seul objectif:

– permettre à son créateur de créer son propre emploi.

Ainsi on qualifie souvent ces projets de micro-projet, alors justement comment sont ils financés?

Il existe tout d’abord l’ADIE (Association pour le Droit à l’initiative Économique)

L’ADIE a pour vocation d’apporter des financements à des personnes qui sont exclus du système bancaires classiques.

Qui peut s’adresser à l’Adie ?

  • les demandeurs d’emploi
  • les allocataires de minima sociaux
  • les personnes ayant des difficultés d’accès au crédit bancaire

Adie mode d’emploi

1. Je souhaite créer ou développer mon entreprise. Je n’ai pas accès au crédit bancaire.

2. Je contacte l’Adie. Un conseiller m’indique si je peux obtenir un microcrédit.

3. L’Adie étudie ma demande et me fait part de la décision rapidement.

4. L’Adie me propose un financement adapté à mon projet
appelé Microcrédit pouvant atteindre 5 500 euros maximum pour démarrer
ou développer une entreprise existante.
.

Les prêts Adie sont accordés par un comité de crédit composé de
bénévoles (chefs d’entreprise, experts-comptables ou banquiers) et de
représentants de partenaires bancaires. Ses critères de décision sont
la capacité et la détermination du créateur ainsi que la viabilité de
son projet.

Conditions de prêts au 1er juillet 2007:

Taux d’intérêt de 7,43%

Durée de remboursement: tous les prêts de l’Adie sont remboursables sur 24 mois maximum.

5. Éventuellement un prêt de matériel peut être envisagé : véhicule, ordinateur, matériel de vente sur les marchés, …

6. L’Adie m’accompagne dans la création ou le développement de mon activité.

Depuis la création de l’association en 1989, près de 44 170 entreprises ont été créées générant
53 000 emplois, grâce à plus de 51 767 crédits octroyés.

L’association dispose d’un réseau de proximité qui couvre désormais toute la France (métropole et Dom-Tom).
Les 335 permanents et les 1000 bénévoles de l’Adie peuvent rencontrer les porteurs de projets dans l’une des 380 permanences
implantées notamment dans les quartiers sensibles. Une fois un contact
pris avec un porteur de projet, l’Adie s’engage à le rencontrer soit à
son domicile soit dans l’une de ses antennes dans un rayon maximum de
50 km.

Pour contacter une délégation : 0800 800 566

http://www.adie.org

Il existe également les banques solidaires

Les banques solidaires sont des banques qui n’en sont
pas…. en effet elles s’adressent aux personnes qui souhaitent
entreprendre mais qui ne trouvent pas de financement auprès du systèmes
bancaires classiques
.

Le profit n’est pas au centre des préoccupations de ces banques,
l’objectif est de favoriser la création d’emploi en aidant les
personnes à réintégrer le paysage économique et social.

Hors des contraintes de rentabilité, les banques solidaires peuvent prendre plus de risque dans leur stratégie de financement.

Un exemple de banque solidaire:

Caisse Sociale de Développement Local (CSDL)
29 rue du Mirail – 33300 BORDEAUX

Tél : 05.56.33.37.97
www.csdl.asso.fr

Mais il y a également les structures de capital risque solidaire:

Mobilisant l’épargne de ses membres les structures de capital risque
solidaire finance la création et le développement de petites
entreprises locales et collectives (SARL, SCOP, SCIC, SA, association).

Un exemple: le réseau des cigales

Le Club est constitué de 5 à 20 personnes qui mettent une partie de
leur épargne en commun. Il se réunit plusieurs fois par an pour
recevoir les créateurs, décider de leur placements et affecter cette
épargne collective au capital des entreprises.

C’est un lieu d’échanges et d’auto-formation sur les questions
économiques et de développement local, où investisseurs et porteurs de
projet font l’expérience d’une économie socialement responsable et
solidaire.

Le club a une durée de vie de 5 ans, prorogeable une fois. Au terme
de sa vie, il procède à la liquidation de son portefeuille, au prorata
des apports des cigaliers.

Les CIGALES sont au carrefour de l’épargne de proximité, de l’épargne éthique et de l’épargne solidaire.

LE NOMBRE DE CIGALES EN 2006
La Fédération des CIGALES comptait 82 clubs actifs en 2006 rassemblant
près de 1300 adhérents. Beaucoup de clubs sont arrivés en fin de vie :
5 clubs se sont dissous et 11 sont passés en gestion. 14 clubs ont été
agrées en 2006.

L’ACTIVITE DES CIGALES EN 2006:

  • Le nombre de cigalier(e) moyen par club:12
  • Le montant moyen de l’épargne mensuelle: 24€
  • Le nombre moyen de projets étudiés par club: 5
  • Le montant moyen investi par club: 2204€
  • Statuts des entreprises cigalées: 77% SARL, 12% associations, 11% SCIC/SCOP.
  • L’encourt total des CIGALES est de 125 606€. Plusieurs clubs ont
    investi en commun dans les mêmes entreprises. L’intervention des
    CIGALES a ainsi contribué à maintenir ou créer 81 emplois en 2006. Le
    rendement moyen d’un investissement CIGALES est de 1 550€ par emploi.

http://www.cigales.asso.fr/

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