Mais qu’il est bon d’être une startupeuse !

Laure CourtyPar Laure Courty (contributrice exclusive) -Jestocke.com

Voilà deux ans que je dirige la startup que j’ai fondée et j’avais envie de revenir sur la combinaison “Femme + Startup” avec optimisme ! 

La France aime ses startups

La France aime ses startups ! Difficile de passer à côté de cet engouement quasi-général. Le terme est sur toutes les lèvres. Même les grandes entreprises et les acteurs publics s’approprient le modèle : La Poste avec Start’Inpost, Bouygues et son Bac à sable, certaines métropoles avec le label Frenchtech…

Et lorsqu’il s’agit de mettre en avant les femmes dirigeant une startup, la France est plutôt douée. Initiatives des pouvoirs publics et des sociétés du CAC 40, prix et récompenses dédiées aux femmes entrepreneurs, mises en avant dans les médias, la visibilité de la gent féminine dans le monde des startups et plus généralement de l’entrepreneuriat est installée.

Trouver l’inspiration

On a de cesse de répéter que nous sommes encore trop peu nombreuses à diriger de jeunes entreprises innovantes, que nous souffrons du poids d’une longue tradition nous ayant reléguées à la cuisine, que nous n’avons pas encore suffisamment de modèles féminins de référence, que nous "n’osons pas entreprendre”. Pourtant la tendance à la féminisation de l’entrepreneuriat semble se confirmer doucement.

Et ces dames performent !"Les nouvelles entreprises détenues par des femmes affichent de meilleurs scores en terme de créations d'emplois sur trois ans que celles détenues par des hommes en France…", précise un rapport de l’OCDE.

Certaines brillent même dans des secteurs historiquement préemptés par les hommes. Je pense à Areeba Rehman qui dirige Fretbay (transport), à Céline Lazorthes fondatrice du groupe Leetchi (paiement en ligne), à Géraldine Le Meur (conférence LeWeb), à Claude Tésorier de Magic Makers (coding pour les enfants), la liste est longue.

D’excellentes raisons pour que l’on en parle !

Une vision collaborative

J’ai lancé Jestocke.com, service de garde-meuble et de stockage entre particuliers, en 2013 : un secteur qui n’est pas réputé pour être un des plus féminins ni des plus ouverts. Je venais d’accoucher de mon petit dernier et j’avais décidé de me lancer dans un univers exigeant et très éloigné de ma formation initiale. Dans ce cas, mieux vaut faire preuve d’humilité !

Dès le départ et avant même d’avoir pu prouver ma légitimité à créer et diriger une startup, j’ai décroché mon téléphone pour discuter, échanger voire travailler avec d’autres startupeuses parfois plus expérimentées. Magali Boisseau (BedyCasa), Claire Cano (Luckyloc), Marie Mérouze (Marbotic), Léa Thomassin (Helloasso)… et à chaque fois j’y ai rencontré des jeunes femmes ultra-motivées, brillantes mais surtout modestes et ouvertes. Elles savent mettre à profit leurs erreurs et en parlent sans difficultés avec je crois l'envie de vous faire gagner du temps. Ce n’est certainement pas un hasard si beaucoup d’entre elles sont à l’initiative de réseaux, d’associations ou d’événements autour du numérique ou de l’entrepreneuriat : Girls In Tech, UnionWeb, la Social Good Week. Elles ont cette appétence pour le partage d’expérience et cherchent volontiers à jouer colloboratif. 

Sur un pied d’égalité ?

Difficile de faire un billet sur les startupeuses sans évoquer les startupeurs et tout l’écosystème startup. Et là je dois dire que j’ai très été agréablement surprise. A Bordeaux où Jestocke.com s'est installée comme à Paris où la startup est accélérée, les rapports sont fluides. A mon sens, on a clairement dépassé la question homme/femme dans ce microcosme. Démarrer puis développer avec tout ce que cela comporte, voilà ce qui nous rassemble. Le challenge prime sur les différences ! 

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