Objectif export

Michaeldamiati Par Michael Damiati (chroniqueur exclusif) – Spratley-Conseil Sud Parisien

Notre doux pays et connue est réputée pour un certain nombre de domaines :

Le tourisme, la gastronomie (introduite au patrimoine de l’UNESCO), le Luxe en tout cas pour les plus connues.

Je dis les plus connues, car il y a bien d’autre domaine ou la France était championne, je dis « étais », car voilà depuis 10 ans on constate un déclin, et notamment sur nos exportations.

Le nombre des entreprises exportatrices en France représente un peu plus de 4 % du nombre total d’entreprises, contre environ 11 % en Allemagne et l’on compte en France deux fois moins d’entreprises exportatrices qu’en Italie et trois fois moins qu’en Allemagne.

Parmi les 1, 85 millions de TPE et les 674 000 entreprises artisanales que compte notre pays, un peu plus de 6 % exportent, ce qui représente environ 170 000 entreprises. 27 % d’entre elles sont constituées en société, les autres étant des entreprises individuelles et il convient de noter que la part de la valeur ajoutée des entreprises exportatrices de ce secteur représente près de 15 % de la valeur ajoutée produite par nos TPE et nos entreprises artisanales.

Les observateurs s’accordent à dire qu’une entreprise qui exporte est en général 20 % plus rentable qu’une entreprise qui n’exporte pas.

Et pourtant, comment inverser la tendance à la dégradation de notre commerce extérieur et bousculer la léthargie apparente des entreprises françaises par rapport à l’idée d’ouverture à l’international, lorsque l’on sait que seulement 55 % des entreprises de notre pays maîtrisent le transport de leurs marchandises à l’international et donc les techniques de base du commerce international.

Ce constat est renforcé par le fait que les 2/3 des entreprises françaises considèrent qu’elles doivent s’améliorer dans la maîtrise des langues et des cultures étrangères, alors que 20 % seulement des Français estiment maîtriser correctement l’anglais.

À ce propos, le premier ministre François Fillon a ouvert "Les rencontres de l’export", accompagné de Christine Lagarde, ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie et de Pierre Lellouche, secrétaire d’État chargé du commerce extérieur.

À l'occasion de son discours d'ouverture, il a constaté que la part de marché de la France à l'étranger est en baisse constante depuis 10 ans. Un déclin quantifiable en termes d'emplois : depuis 2000, "cette diminution de notre compétitivité nous a fait perdre environ 200 000 emplois dans le secteur industriel ", a-t-il  précisé.

Pour redynamiser l'export en 2011, le premier ministre a présenté trois axes d’action.

Tout d'abord, l'ouverture des marchés et la régulation du commerce international : la France soutiendra la conclusion de nouveaux accords commerciaux en 2011 pour que les entreprises puissent "accéder à des marchés étrangers plus ouverts", en veillant au respect du principe de "réciprocité". Bizarre nos voisins Allemands n’ont pas besoin de ce genre d’accord. Surtout sur un marché mondialisé, ont voit mal les aspects concrets de tel partenariat. Autre exemple, la comparaison de notre commerce extérieur avec celui des Pays-Bas nous montre qu’en 10 ans ce « petit » pays à su faire progresser régulièrement sa part de marché à l’exportation, pour nous dépasser aujourd’hui. Venant d’un pays à la tradition commerçante affirmée depuis le Moyen-âge, cela n’est pas si surprenant que cela et nous pourrions nous inspirer de cet exemple pour progresser, car nos entreprises en ont également les moyens, même si notre acquis « culturel » en matière de commerce international est moins ancré dans nos mentalités.

Deuxième axe, François Fillon a mis l'accent sur un soutien accru de l'État aux grands contrats, notamment "les plus stratégiques pour l'économie française". C’est ce qu’a toujours fait l’État avec ces VRP de luxe que sont ces présidents de la République à la différence qu’autrefois, la concurrence sur ces contrats stratégiques était moins importante. Aujourd’hui il faut lutter contre des pays en développement (Brésil, Russie, Chine Inde/BRIC) qui tout naturellement veulent prendre leur part dans ces marchés globalisés. Et fini le temps de la copie, ou des secteurs laissés uniquement aux grandes puissances (nucléaire, Aviations, Innovations…).

Jusque c’est une vision peut réjouissante malgré le volontarisme affiché par nos dirigeants.

Alors, pour réussir, on se tourne naturellement vers les PME

Suite au triplement, depuis 2007, du nombre de PME accompagnées chaque année à l’international, le premier ministre a demandé aux membres de l’ "Équipe de France" de l’export de poursuivre leur mobilisation et a annoncé l’expérimentation dans 3 régions d’un point de contact unique pour l’export grâce notamment à la signature de la convention entre Oséo et Ubifrance qui permettra de proposer aux entreprises, et en particulier aux PME, une offre intégrée comprenant à la fois un accompagnement à l’international et des financements export (type sidex, Innovex,VIE).

Sans oublier bien entendu la Coface qui peut assurer votre prospection et garantir vos factures (cap export, cap export +).

En plus de ces aides liés à l’export, notons également le Crédit d’impôt export.

Ce crédit d’impôt permet d’accompagner les PME dans leur développement international. En vigueur depuis début 2005, il réduit le coût d’un salarié chargé de développer les exportations.

La mesure s’applique au recrutement d’un salarié dont l’activité est dédiée à l’exportation, dont la prospection. Le crédit d’impôt est plafonné à 40 000 € par entreprise pour la période de 24 mois succédant à ce recrutement. Il est applicable aux pays européens et sa mise en place est assez simplifiée. La PME doit remplir la déclaration n°2079-P-SD sans fournir de justificatifs. Cette déclaration est à déposer au moment du paiement du solde de l’impôt sur les sociétés (mi-avril).

Attention ce crédit ne peut dépasser 50 % des montants engagés, mais avouez que c’est déjà pas mal surtout si une stratégie export a été intégrée.

Des efforts sont dirigés pour accroitre les parts de marches de Frenchies à travers le monde, seront-ils suffisants ???

Nos mentalités je pense doivent aussi évolués, trop souvent nos entreprises se contentent du seul marché intérieur et craignent les marches extérieures, pour diverses raisons que nous avons citées.

À tort, car il existe de nombreux succès story, de petite entreprise qui ont réussi à l’export.

Nul n’est prophète en son pays, alors préparer vos bagages, ont part en voyage !

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