Parcours de comm. Episode 2

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Par Jean François Legat – Consultant indépendant en communication

<p><p><p><p><p><p><p><p>Sans titre</p></p></p></p></p></p></p></p>

Alors cette nouvelle vie de salarié plan plan ?

Avant cela je décidais de prendre quelques temps de repos (mérités ??). Au programme ski, repos, visites des copains aux quatre coins de la France… Mais très vite la réalité revient au galop et les turpitudes administratives entre ANPE, ASSEDIC etautres se font pressantes.
Dois je vraiment vous obliger à lire mes luttes avec les ASSEDIC, qui me considérant comme ancien gérant refusent de m'indemniser ? Beaucoup trop long et ennuyeux. Mais après cinq mois de lutte acharnée, apprentissage complet du code général de l'indemnisation (au point de mieux le connaitre que les employés de cette administration), j'arrivais à leur démontrer que au vue de mes anciens "états de services, ils devaient remonter plusieurs années auparavant pour reprendre mes anciens droits avant d'avoir été gérant. En attendant, privé d'indemnisation pendant cinq mois, j'étais passé par la case RMI. Moralement assez dur.

D'un naturel combatif, je décidais de trouver un emploi dans le communication et/ou les nouvelles technologies, de préférence chez l'annonceur. Les agences j'en avais un peu trop usées. Je me lance dans les septentironels "activation de réseau", "stages de marketing emploi", tests de CV… Résultats, quelques entretiens, en agence (oui je sais je ne voulais pas), chez l'annonceur, au sein d'institutions… Mais pas de résultats probants, de bon feeling et toujours cette petite chose qui manque ou qui ne vas pas et qui "malgré tout l'intérêt de votre candidature…".
Résultat, dix mois et toujours pas de job.

Je décidais donc de lier l'utile (la recherche d'un job) à l'utile (l'alimentaire) et je dégotais une superbe mission d'intérim comme opérateur peinture dans un grand groupe de fabrication de pièces plastiques automobile.
Le but : travailler et ramener un peu d'argent la nuit (histoire que ma nouvelle chérie ne pense pas que je me fasse entretenir) et scruter les annonces et passer des entretiens le jour.
Expérience au demeurant sympa, qui m'a fait découvrir un autre monde, celui du travail de nuit. Une ambiance et un vécu qui font du bien et remettent beaucoup de choses à leur place et permettent de relativiser.

Mais au bout d'un moment, las des analyses fines des besoins de mon secteur, de la structure du marché caché de l'emploi, qui jusque ici n'avaient rien donné (ou pas grand chose), je décidais de me lancer dans une opération de grande envergure, de mass mailing, à la façon grande distribution. En fait, tout ce que vous déconseillent les spécialistes en recherche d'emploi. Mais bon là, il fallait agir.
L'opération fut alors aussi simple que fastidieuse : collecter un bon fichier d'adresses de sociétés œuvrant dans mon domaine de prédilection, saisir ce fichier (et oui je n'avais pas pu le récupérer en numérique pour l'essentiel), et, envoi de plus de 400 e-mails personnalisés un minimum.
Résultat, après avoir frisé l'explosion de ma boite mail, un coup de fil.

Le directeur  administratif d'une web agency, qui à la lecture de mon CV a compris que je cherchais à vendre ma société souhaitais en savoir plus. Son entreprise était à la recherche de croissance externe, et il pouvait être intéressé par ma structure.
Après de longues explications afin de lui expliquer que ma situation n'est pas celle qu'il croit, nous décidons de nous rencontrer.
Un entretient original en fait, qui a surtout consisté à écouter ce même directeur administratif me parler de la société. Sur moi et mon parcours, peu de questions au final. Tout ce passe donc bien et nous convenons d'un second rendez vous avec le PDG et la directrice de l'agence.
Le poste que l'on me propose alors est celui de consultant dans une web agency d'une trentaine de personnes, avec un volet commercial devant occuper 30 % de la mission. Pas très enclin à me lancer dans le commercial, j'accepte finalement le poste en me disant que 30 % était un moindre mal.

La société est sérieuse et performante, l'équipe sympa et compétente, le produit et les clients intéressants.
Mais très vite je m'aperçois que j'ai de plus en plus de mal à accepter les choix d'organisation, de fonctionnement et de management de ma hiérarchie. Non pas qu'ils soient mauvais, mais plutôt que je ne les partage pas forcément. Et cela commence à me peser. Est ce le "démon" de l'individualisme qui me reprend ? Mon rejet de la hiérarchie qui m’avait fait créer ma première société ? Il me faudra plusieurs mois pour m'apercevoir de cela et voir la vérité en face. D'autant que les résultats commerciaux ne sont pas la. En fait, de 30%, ma partie commerciale avait très vite atteins les 70, vois 80%. Ce qui n'était pas prévu au départ et que j'ai très vite senti. Et comme je le disais auparavant, le commercial n'était pas la partie de mon travail que je préférais.
Du coup je me sentais de plus en plus mal dans mon job, angoissé par l'envie de bien faire et en inéquation avec les stratégies mises en œuvre.
Après douze mois d'activité, la direction et moi même décidons de nous séparer, constatant que la relation n'était bonne ni pour eux ni pour moi.
Une séparation qui au demeurant s'est très bien passée et dans un bon esprit. Nous avons gardés de bonnes relations, vous le constaterez plus loin.

Une nouvelle vie commence alors.

Après un an d'activité salarié, je m'apercevais que je n'étais d'décidément pas fait pour le salariat. Plusieurs questions se posaient alors. L'envie de recréer quelque chose dans le domaine de la communication était de plus en plus présente, mais la mauvaise expérience avec mes associés encore vivace, ma nouvelle situation  familiale avec une petite fille présente depuis quelques moi me faisait réfléchir entre tenter une nouvelle envie d'entreprendre ou bien retrouver une sécurité sociale et financière.

Que faire alors ?

La suite au prochain épisode.

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