Romain Cherchi, easyCity – L’interview « Envie d’entreprendre »

L'interview Envie d'entreprendre par Olivier Marone, créateur et responsable du site

Romain Cherchi Présentez vous ainsi que votre entreprise.

Présentez vous ainsi que votre entreprise.

Je m’appelle Romain Cherchi, j’ai 26 ans, je vis à Paris avec ma femme Arianne. Je suis ingénieur en génie logiciel de formation (UTBM) et Embry-Riddle Aeronautical University (Daytona, FL). Je suis originaire d’un petit village près de Courchevel en Savoie : La Thuile et Centuri en Haute-Corse… Je suis passionné de Ski, Ski de fond et Enduro. J’aime beaucoup l’Europe… en particulier l’Italie et la Toscane.

easyCity aide les petites entreprises (commerçants, artisans, TPE) à exploiter au maximum le potentiel de l'Internet et les réseaux sociaux pour améliorer leur visibilité et mieux fidéliser leurs clients.

L’entreprise propose notamment aux commerçants de développer, d’héberger et de maintenir leur site Internet, tout en leur assurant un excellent référencement sur Google via le moteur géolocalisé européen Geodruid.com et sur les réseaux sociaux comme Facebook, Twitter et Foursquare. Ce moteur a été développé entièrement par la société à partir d’une base de plus d’un million de points d’intérêts fournis et mis à jours par Navteq (Groupe NOKIA). Le service est aujourd’hui disponible en 5 langues (Français, Anglais, Italien, Español et Russe) avec plusieurs dizaines de clients heureux à Paris, Courchevel et au Cap Corse. L’inscription est gratuite pour les particuliers qui souhaitent partager, organiser et découvrir de bonnes adresses entre amis. Pour chaque avis déposé, le consommateur a la certitude de se faire entendre car il sera directement transmis au propriétaire et, s’il le souhaite, publié sur son profil Facebook.

Nous souhaitons aujourd’hui continuer à développer la société sur ce modèle de façon nationale en ajoutant la dimension e-commerce et mobile.

Le point de départ d'easyCity.

easyCity a été créé le 4 Mars 2008 après une période d’incubation (à l’IEI.FC) et de bootstrapping d’un an et demi (nous mangions beaucoup de pâtes à l’époque…). En forte période de R&D, nous avions besoin de trouver des investisseurs actifs pour donner un peu d’oxygène à la structure et nous aider à trouver les premiers clients, les bons partenaires et le bon coaching. Nous avons eu la chance de rencontrer Didier Tranchier, Gilles Martin, Guy Loyet, Scientipôle-Initiative et IT Capital et avec qui nous avons levés environ 150K€. Au-delà de l’argent, ils apportent une valeur bien plus importante en mettant à disposition leur expérience et leur réseau comme véritable levier pour l’entreprise. C’est un réel plaisir d’avoir la chance de travailler avec de vrais Business Angels, actifs et passionnés dès le début de l’aventure. Cela donne une toute autre dynamique au projet.

Easycity

La création de votre société fut-elle plus dure que prévu ?

Oui. Comme tous les jeunes entrepreneurs qui se lancent… on part un peu à l’aventure sans savoir exactement où on va. On sait juste qu’il faut absolument vivre ça et essayer d’aller le plus loin possible. Lorsqu’on crée une entreprise sans expérience et sans argent à 21 ans, la courbe d’apprentissage est si intéressante et si intense qu’on part en immersion totale dans l’aventure et cela à un impact fort sur notre vie et sur notre entourage. Il faut savoir gérer une situation incertaine, inconfortable pendant une durée indéfinie.

Il faut également savoir pivoter son business rapidement en fonction de l’environnement et des forces extérieures. Nous avons notamment été complètement déstabilisés par Google Maps et Google Maps API quelques mois avant la création de la société. Voici un excellent article de Bill Gurley (Benchmark Capital) qui explique pourquoi : http://bit.ly/googlemapsdisruption  

A refaire, concernant votre entreprise, vous referiez quoi ?

Avec le recul, je pense que j’essayerai dès le départ de concevoir une solution qui réponde à un vrai problème pour mes clients. Mettre l’informatique, Internet et les télécoms au service d’une problématique métier plutôt que créer une solution technologique et essayer de lui trouver des applications.

Le lieu est également très important. Il faut faire le bon choix dès le départ en fonction de ce que l’on souhaite faire en terme de business et de ses critères pour un bon équilibre personnel.

Pour vous, un client easyCity est un client…

Un client easyCity est un client qui peut s’occuper de son business à 100% et délègue en toute tranquillité ses problématiques Internet.

Votre meilleur souvenir d'entrepreneur.

Ma première vente. Mes premières levées de fond (très intense en terme d’échange et de rencontres… après avoir traversé cette expérience, on a l’impression de connaître la personne depuis toujours). Une grande estime s’installe. On ressent ce mélange de fierté, d'émotion, mais aussi d'envie de ne pas décevoir, l'envie d'une aventure ambitieuse.

"LE" conseil à donner à un futur entrepreneur.

Energie, persévérance et créativité.

L'entreprise existante que vous auriez aimé créer ?

Umm… Cela revient un peu à demander quels enfants auriez-vous aimé avoir, non ?

Geodruid

L'entreprise de vos rêves ferait quoi ?

J’aime bien les entreprises qui sont les premières à percevoir ce que va rendre possible un grand changement technologique et créent tout d’un coup une forte rupture et une belle innovation (de marché, technique ou d’usage). C’est le cas de Skype avec les appels gratuits sur Internet, YouTube (et Dailymotion) qui ont anticipés la démocratisation de la vidéo personnelle, le haut débit et la baisse des coûts de stockage et de bande passante. Zynga avec le social gaming sur la plateforme Facebook et bien sur Apple avec le Machintosh, l’iPod, l’iPhone et l’iPad… etc.

Je rêve d’une entreprise française qui devienne un vrai leader mondial sur ce modèle.

"L'idée" entrepreneuriale du siècle ?

Des projets comme Better Place (transition vers un monde sans voiture à essence).

Un modèle d'entrepreneur ?

Alors bien sur il y a les plus connus :

Martin Varsavsky (Fon), Pierre Chappaz (Wikio, Kelkoo), Xavier Niel (Free), Marc Simoncini (Meetic), Steve Jobs (Apple), Mark Zuckerberg (Facebook), Larry Elison (Oracle), Marc Andreessen (Netscape), Jason Calacanis (Weblog / Mahalo), Marc Fleury (fondateur de JBoss), Shai Agassi (Better Place)

… et beaucoup d’autres.

… quelques investisseurs (excellentes sources d’inspiration à travers leur blog) :

Fred Wilson (Union Square Venture), Paul Graham (Y Combinator), Didier Tranchier (IT @ngels), Fred Destin (Atlas Venture), Reshma Sohoni (Seedcamp / Index Ventures), Dave McClure (500 startups), Marc Brandsma (Chausson Finance), Pierre-Olivier Carles (Kipost), Yuri Milner et Alexander Tamas (DST), Ron Conway (Super Angels)

… les jeunes étoiles montantes Françaises (toujours sympa) :

Tariq Krim (Netvibes / Jolicloud), Rodrigo Sepúlveda Schulz (vPod), Frédéric Montagnon (Overblog), Jean-Marie Hulot (Fotopedia), Mathilde le Rouzic (UnCadeau), Alexandre Malsch (eeple / Melty), Jean-Michel Planche (Oléane / Witbe), Jules Vo-Dinh (Typhon), Gauthier Douchet (Trinaps).

Mais plus modestement, j’ai une profonde admiration pour les entrepreneurs de mon entourage (restaurateurs, artisans, boutiques de mode, garagistes, location de ski ; ssii, conseil) qui ont créés de vraies boites en partant de zéro (ou presque) avec leur talent et une incroyable envie de bâtir. Je trouve cela remarquable.

Microsoft, Apple ou Google ?

Le choix est difficile entre Google, Apple et Facebook.

Un petit portefeuille boursier ?

Non. Si un jour je devais investir, ce serait sans doute dans une startup. Premièrement, la création de valeur et la valorisation est beaucoup plus importante à ce stade. Deuxièmement, cela a beaucoup plus de sens d’investir en amorçage, notamment pour l’aventure, les rencontres, le plaisir de voir un projet concret se développer, jouer un rôle actif, faire grandir l’entrepreneur… Je me trompe peut être mais je pense que des mecs comme Lars Olofsson (Carrefour), Philippe Varin (PSA) ou Pierre Mariani (Dexia) n’ont pas vraiment envie de partager avec moi.

"L'envie d'entreprendre", de tout jeune ?

Oui, je faisais des crêpes à 12-13ans sur le port de mon village l’été. Ma maman faisait la pâte… je faisais donc une bonne marge :-) Un excellent souvenir, je crois que j’étais très fier.

Le mot de la fin.

Dream ON !

http://www.easycity.com

http://www.geodruid.com

EE – Mai 2011

Si vous voulez vous aussi être interviewé et mettre en avant votre e-commerce, n'hésitez pas à me contacter maroneolivier ( @ ) yahoo.fr

Tous les samedis retrouvez l'interview "Envie d'entreprendre". Pour être sur de n'en louper aucune abonnez-vous au flux rss ou inscrivez-vous à la newsletter (en haut à droite).

Laissez un avis

Envie d'entreprendre
Logo
Enable registration in settings - general