Savoir se fixer des objectifs, garder le cap, être tenace et rester positif

Christelle Levasseur Par Christelle Levasseur (chroniqueur exclusif)super-grandparents.com

Cela fait beaucoup, me direz-vous, surtout par les temps qui courent. Néanmoins, et même hors période de crise, quel entrepreneur n'a jamais traversé des périodes de doute, des hauts et des bas, des baisses de moral dans les premiers temps de la création de son entreprise, à savoir dans les deux premières années ?

Reconnaissons le, les phrases du genre "jamais je n'aurais imaginé à quel point développer son business serait difficile", "au moins, lorsque j'étais salarié(e), je n'avais pas autant de stress à gérer et mon salaire pouvait tomber à la fin du mois sans avoir à se poser trop de questions existentielles", "avant, je pouvais prendre mes 5 semaines de congés payés minimum sans trop me culpabiliser et sans avoir à me connecter au minimum deux fois par jour…" fusent dans tous les sens,… Attention, je ne dis pas qu’être salarié est dénué de tout stress et de tout esprit d’initiative.

Bref, on a dans ces moments de doutes, une certaine tendance à regretter son ancienne vie sans pour autant l’idéaliser. Et finalement à oublier l'essentiel : la fierté d'avoir pu se lancer en créant sa propre entreprise et d'avoir pu s'affranchir d'un quotidien qui expose finalement à beaucoup moins de risque. Mais est-ce la bonne méthode de se lamenter ainsi ? Pas sûr… En effet, ne vaudrait-il pas plutôt se recentrer sur nos ressources, sur nos points forts ? Et pourquoi ne pas partir à la découverte de notre excellence ? C'est ce que propose Linda Guillon, Directrice de Scor'Excellence (http://www.scor-excellence.fr/scor-excellence).

Cette mompreneur (maman et entrepreneuse comme moi !) a mis au point avec son père Joël Guillon une méthode permettant de révéler à chacun son Mode Opératoire Identitaire, c'est à dire la manière dont on observe, récolte, et traite l'information avant la réalisation d'une action. Elle m'expliquait récemment, lors d'un de nos mamcafés, que pour valoriser certaines de nos actions qui vont nous sembler à nous assez anodines et relativement "faciles" il faut se dire : "cette action est facile pour moi mais pas pour d'autres". Une manière de mettre en valeur ce qui est facile pour soi mais pas pour les autres et de reprendre confiance. 

La bonne vieille méthode…

Quoiqu’il en soit, lorsqu'on se trouve dans des périodes de "creux", qu'on a l'impression que rien n'avance aussi vite et bien que ce que l'on souhaiterait, il faut peut-être analyser la situation en se posant les bonnes questions, en identifiant rapidement les causes possibles tout en essayant de dégager des solutions : les problèmes rencontrés étaient-ils prévus et prévisibles ? Mon modèle économique est-il fiable ? Est-ce que tous les efforts ont été fournis au bon moment, me suis-je donné tous les moyens pour réussir ? Est-ce que je souffre d'un problème d'isolement en travaillant seul(e) ? Auquel cas, la solution peut consister à se mettre en quête d'un(e) stagiaire ou d’un salarié si le budget le permet. Effectivement, chez l'entrepreneur, la peur de l'échec est omniprésente et la pression sociale joue à ce niveau son rôle puisqu'on oublie difficilement (et c'est une tendance apparemment assez française) les échecs de quelqu'un alors qu'on a tendance à ne plus trop se souvenir de ses réussites et de ses talents…

Le plus important est de garder la « tête froide » et de ne pas gaspiller son temps en se dispersant dans tous les sens. Ai-je pensé à tout pour faire connaître mon entreprise : référencement, communication et actions de presse efficaces,  déploiement sous forme de marques blanches ou grises,… ? Concernant Super-grandparents (www.super-grandparents.fr), nous avons, dès que le service est devenu payant pour les parents, mis en place de nouveaux services. Il fallait en outre s’assurer qu’il y ait en permanence le plus d’inscrits et donc le plus d’abonnés possibles. Ceci passait non seulement par des actions de communication très rapprochées mais également par un référencement rigoureux, sans oublier des opérations de emailing ponctuelles,… Tout cela entrait parfaitement dans mon champ de compétences puisque j’ai occupé, dans « mon ancienne vie » des postes de journaliste et de responsable communication et marketing opérationnel. J’ai ainsi pu capitaliser et aller vite. En revanche, j’ai confié tous les aspects techniques à mes associés. Et sans regret aucun… Il faut en effet savoir déléguer ce que l’on ne sait pas faire afin de ne pas perdre de temps.

Et la reconnaissance dans tout ça ?

Je dirais que c’est indispensable. En lançant Super-grandparents, j'ai traversé moi aussi mes périodes de doutes et de déception mais très vite j'ai ressenti une immense fierté de m'être lancée dans cette aventure. En effet, je recevais de plus en plus de témoignages de bonheur et de réussite et les médias nous accueillaient très positivement : www.super-grandparents.com/FR/press.awp. C'était effectivement au départ une idée très novatrice à laquelle mon entourage proche (excepté mon mari) n'adhérait pas forcément mais il s'agissait d'un service répondant à un véritable phénomène social : celui de la rupture intergénérationnelle. Donc utile. Oui, il fallait oser !  Mais je dirais surtout qu'il fallait y penser. Aujourd'hui, je ne regrette pour rien au monde. Super-grandparents continuera de se développer. Il m’a appris une plus grande ténacité ainsi que la mise au point d’une méthode de fonctionnement qui me donne d’ores et déjà l’envie de me lancer dans d’autres projets. A suivre…

Bon début de semaine et à très bientôt.

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