Un Mentor pour créer son Entreprise : une solution efficace au Québec

Watine_jeanluc
Par Jean-Luc Watine (chroniqueur exclusif) – Spécialiste dans l’optimisation du statut du dirigeant

L’Entrepreneur en herbe
est seul aux commandes du navire et aimerait partager ses doutes, ses
hésitations et ses ambitions avec d’autres dirigeants d’Entreprise plus
aguerris que lui, pour prendre les bonnes décisions. Ce processus vertueux
existe au Canada, il s’appelle le mentorat.

La Fondation de
l’Entrepreneurship, au Québec, a amélioré le taux de survie des Entreprises
nouvelles à cinq ans : 70% contre 34% en moyenne nationale.

Plus d’un millier de
mentors bénévoles ont permis à 2.800 créateurs d’Entreprise à prendre leurs
marques et accroître leurs compétences de gestionnaires.

La jeune Entreprise est
concernée au premier chef : la réussite des premières années dépend beaucoup de
l’accompagnement dont son dirigeant peut bénéficier. Mais le mentorat peut
aussi être très utile pour franchir le cap crucial des cinq premières années :
la gestion de la croissance devient souvent un écueil contre lequel un grand
nombre de chefs d’Entreprise viennent buter…

La chambre de Commerce
de Paris a ainsi importé ce dispositif qui a fait ses preuves chez nos cousins
Canadiens, avec l’idée de concentrer ses efforts sur les Entreprises existantes
à fort potentiel de croissance, les fameuses gazelles : Korail (société de
conseil informatique), la Ronde des crèches (gestion de crèches pour les
Entreprises et les communes), Autonomie Services (services aux personnes
âgées), la Petite Reine(livraison par vélos triporteurs) sont les premières
sociétés à en bénéficier.

Les mentors sont des
personnalités connues : Pierre Deschamps, ancien P-DG d’Unilog, Henri de
Maublanc, P-DG d’Aquarelle, Patrick Jolly, DG du groupe de particulier à
particulier : ça marche comme dirait ce dernier dans sa pub, il faut que le courant
passe et que l’on parle le même langage.

Bien souvent, les
mentors ont ce besoin de redonner ce qu’ils ont reçu et appris, de faire
profiter quelqu’un de son expérience collective.

Un élargissement aux
créateurs d’Entreprise serait le bienvenu, il existe des solutions d’incubation
dans nos écoles de commerce, de management et d’ingénieurs, mais le plus
souvent destinées aux étudiants.

L’âge de raison en création d’Entreprise étant de 35 ans, après
une expérience salariale dans les grands groupes, à quand une initative comme
celle de nos cousins québécois : une association parrainée par la chambre
de commerce, le Medef qui se rénove ou la Cgpme, une fondation ou bien d’autres
organismes concernés par le développement des Entrepreneurs dans notre pays ?…

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