Vert à moitié plein ou vide ?

Michaeldamiati
Par Michael Damiati (chroniqueur exclusif) – Spratley-Conseil Sud Parisien

Voilà plusieurs post, où je délaisse la partie subventions pour aborder celle du développement durable.
Rassurez-vous je ne succombe pas à la mode du moment, mais j’ai simplement pris conscience du formidable défi qui nous attend tous, et qui est loin d’être incompatible avec la partie subventions.

Nous mettrons de côté l’aspect purement idéologique de cette prise de conscience (même si cela est une étape incontournable. Si vous n’êtes pas convaincu(e) du bien fondé de la démarche environnementale, vous ne pourrez pas y adhérer et par conséquent y participer).
Nous allons nous concentrer sur le changement que le développement durable peut avoir sur nos entreprises.

A commencer par la Taxe Carbone, même si beaucoup râlent, aujourd’hui le prix de cette contribution (ça passe mieux que taxe) est très léger et n’aura que peu de conséquences pour les entreprises…..A court terme.
A court terme, car le prix initial de la tonne de CO2 « n’est » que de 17 € (Sachant qu’en moyenne une petite entreprise de service rejette 40 tonnes de CO2par an) vous aurez fait le calcul, soit une contribution annuelle de 680 €/an.

Cela reste une somme, qui vous me l’accorderez reste raisonnable….En revanche lorsque la tonne sera de 100 €, je vous laisse faire le calcul, et là je vous l’accorde ça commence à peser lourd.
D’ici là, nous aurons le pétrole qui sera passé au moins a 200 € le baril (aujourd’hui nous sommes a 80 €) c'est-à-dire que nous aurons multiplié par 2.5 nos dépenses en énergie (transport, chauffage etc.…)
Vous l’aurez compris prendre en compte le développement durable dans l’entreprise n’est plus un effet de mode ou d’aubaine, c’est vraiment un axe stratégique comme peuvent l’être le Commercial ou les RH dans une entreprise.

Nous ne sommes restés que sur les strates les plus générales et n’avons même pas abordé les entreprises nécessitant des matières premières pour produire leurs biens.

Voila pour la partie noire, enfin grise….
Pour la partie rose, enfin verte, nous pouvons avoir le sourire….

Pourquoi ? Parce qu’aujourd’hui comme les pionniers du grand ouest, tout est à construire.
D’un point de vue business, nous quittons une aire de production et de consommation massive pour inventer notre propre future.

Toute l’ingéniosité et la créativité des chefs d’entreprises doivent s’exprimer. De nombreux nouveaux métiers et services dans le « green » sont à créer. J’irais même à penser que notre mode d’échange et de capitalisme est à faire évoluer (la dernière crise nous l’a plus que démontré).

A titre d’exemple, un projet est en train de voir le jour, celui des monnaies alternatives.
Le projet SOL.

Le principe est simple, sur le schéma des tickets restaurants, un certain nombre d’acteurs s’associent pour encaisser et payer avec ces nouvelles monnaies.

Le premier point positif est l’absence totale de spéculation…Avez-vous déjà vu quelqu’un spéculer sur son ticket resto ???

Le deuxième, au même titre que ce fameux ticket, est que la monnaie à une durée de vie limitée dans le temps, ce qui oblige à l’utiliser rapidement. J’entends déjà les critiques qui mettent en venant la surconsommation….Ce à qui je réponds que notre mode de vie ne va pas se transformer en un jour, et que nous aurons toujours besoin de consommer, ne serait-ce que pour nos besoins premiers (manger, nous vêtir…) mais que nos habitudes de consommation doivent évoluer.
De grands groupes mutualistes sont partis prenants dans cette expérience.

Ceci n’est qu’un exemple et je suis persuadé que les idées foisonnent déjà et ne demandent qu’à être mises en place.

Faisons vite car nos amis américains « business bulder » l’ont amplement compris et se mettent déjà en bonne place dans ces secteurs.

Et vous, voyez-vous le VERT a moitié vide ou comme moi un VERT à moitié plein ?

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