C’est décidé, je crée ma boite ! Episode 37

Par Bart (contributeur) – Entrepreneur

11 septembre 2006
– Une idée par jour

Je sais plus qui a dit « il faut avoir une idée par jour ».

Lisez ce témoignage édifiant ici 🙂

En tous cas en ce moment c’est presque mon rythme ! Je sais pas si c’est l’exotisme, la bouffe thai trop épicée (c’est bon mais qu’est-ce que ça brule !) ou la « mens sana » attitude (vous savez : un esprit malsain dans un corps sain. Entre la course à pied, le hot yoga et la piscine, je fais du sport quasi tous les jours. Et avant de dire que le hot yoga c’est pas du sport venez essayer, j’ai des séances gratuites à distribuer !!!), en tous cas je suis créatif !

J’ai sans arrêt de nouvelles idées liées à mon business ou à d’autres opportunités. Bon, c’est clair que 99% de ces idées ne verront jamais le jour, mais vous savez ce que c’est, il suffit de LA bonne idée !

Et l’idée que j’ai eu ce matin en sortant de ma douche me parait en être une bonne. Mieux que ça, elle pourrait révolutionner mon business !

1°) En me facilitant le travail au jour le jour ;
2°) En valorisant la Boite à Clics.

Ca fait longtemps que je réfléchissais à la problématique 1°) car il y a dans mon activité une partie "recherche de contacts" qui est très très prenante. Quant à 2°) ça serait la cerise sur le gateau : aujourd’hui la Boite à Clics ne vaut que par les compétences de son gérant. Difficile à chiffrer. Entre « pas grand-chose » et « pas tant que ça ».

Avec cette idée, je pourrais non seulement optimiser mon travail mais aussi créer de la valeur autour de mon expérience, avoir du concrêt à proposer. Vous comprenez mon excitation.

Je peux pas vous en dire plus pour le moment, mais sachez que je cherche un développeur pour étudier la faisabilité de ce projet. Quelqu’un qui ait une bonne connaissance technique du Web, du temps libre, l’envie de s’investir dans un projet (rémunéré ou intéressé of course) et qui parle Anglais. J’ai déjà une piste mais je continue à chercher.

27 septembre 2006
– Le plus beau jour

J’ai vécu aujourd’hui le meilleur moment depuis le démarrage de ma création d’entreprise :

Après
des mois de travail, de plaisir, d’inquiétudes, de rencontres, de
ruptures, de succés, d’échecs, de doutes, de surprises, de bons
moments, de périodes difficiles, de remise en cause, de baisse de
moral, de contrôle de soi, de remotivation, de fierté, de confiance,
d’appréhension, d’erreurs, de colère, de tristesse, de joie, de
jalousie, de paresse, d’excitation, de repos, de fatigue, de
négociation, d’arbitrages, de renoncement, d’entêtement,
d’exagérations, de compromis, de fuites en avant, de retours en
arrière, de tergiversations, de discussions, de collaboration,
d’échange, de silence, d’achats et de ventes, je viens enfin, pour la
première fois, dans un moment d’exaltation totale, de me verser des dividendes !!!!

Joie !

2 octobre 2006
– C’est quoi le job ?

Et si je vous parlais un peu de mon job ? C’est vrai, la plupart d’entre vous, dont certains suivent mon blog depuis longtemps maintenant, savent que je bosse dans la pub sur le net, mais c’est tout.

Il serait peut être temps que j’explique plus concrètement ce que je fais. Et puis ça m’amènera peut-être des contacts utiles, vu que la période est aux contacts.

Grosso modo, j’ai 3 activités distinctes mais complémentaires : l‘édition de sites Web, la gestion commerciale d’un site de loterie gratuite et la vente de pub.

Je vais commencer par le plus simple : l’édition de sites.

Avec mon associé Sim, basé à Chiang Mai, Thailande, nous créons des sites en vue de commercialiser les espaces publicitaires. Nous avons déjà plusieurs sites à notre actif, tous toujours  plus ou moins en état de développement.

Cette activité ne rapporte pas d’argent pour l’instant ou à peine (une centaine d’euros par mois) et n’est pas directement liée à la boite à clics. Mais comme nous n’avons pas encore créé de société propre à cette activité, j’utilise parfois la boite à clics pour facturer. Notamment lorsqu’il s’agit de créer des sites Web.

En effet, étant éditeurs de sites, nous sommes capables de créer des sites. Nous proposons donc ce service.

Mais ça reste une activité marginale. Moi, ça me permet pour l’instant surtout de mieux comprendre la problématique des éditeurs de sites Web qui veulent tirer des revenus de la publicité.

5 octobre 2006
– Loterie en ligne

Ma seconde activité, c’est d’être responsable marketing et commercial d’une loterie gratuite sur Internet, en France. Avant de préciser davantage, je vous rappelle le principe de ces loteries.

L’idée de base est géniale. Elle vise à répondre à la double problématique de tout site web visant à gagner de l’argent avec la publicité :
1) faire venir des visiteurs en masse et régulièrement ;
2) faire en sorte qu’ils cliquent sur les bannières de pub.

Certains ont donc eu la bonne idée autour de 1999-2000 de créer des loteries gratuites : le principe est simple. L’inscription est gratuite. On choisit ses numéros sur une grille, comme au loto, et pour valider sa grille, il faut cliquer sur l’une des 3, 4 ou 5 bannières de pub affichées à côté de la grille. On a 1 chance par jour et on peut donc revenir tous les jours. Les probas de gagner sont évidemment extrèmement faibles, mais c’est gratuit, c’est rapide, et il y a quand même, en fonction des loteries, entre 100 000 et 1 million d’euros à gagner !

En tant que responsable marketing sur la France, mon rôle a été de lancer cette loterie (allemande) sur le marché français et est maintenant de faire de la pub (à moindre coût) pour faire venir constamment de nouveaux joueurs (il
y a un phénomène de lassitude qui fait qu’il faut en permanence
renouveler la base, et puis il y a toujours de nouveaux internautes à
aller chercher).

En tant que responsable commercial sur la France, mon rôle est de commercialiser l’espace publicitaire (les 4 bannières de validations) et le fichier d’adresses. Oui, le fichier d’adresses car on demande à chaque joueur au moment de l’inscription de donner un certains nombre d’infos dont son nom, son prénom, son age, etc et on lui demande s’il accepte de recevoir des emails promotionnels.

On peut ensuite commercialiser la base des emails opt-in (les emails des personnes acceptant des emails promotionnels). Je rappelle à toutes fins utiles que nos emails ne sont pas des spams car 1) ils sont clairement identifiés comme provenant de notre site. 2) Chaque internaute a la possibilité sur chaque email de se désabonner et de ne plus en recevoir.

Pour terminer quand même sur l’idée géniale de la loterie, bien sûr ce n’est pas la panacée. On ne répond pas complétement à la double problématique
évoquée. D’abord parce que les internautes viennent mais ne restent
pas, il n’y a pas de contenu autre que le jeu. Donc l’exposition est
limitée. Ensuite car on les oblige à cliquer sur des bannières. Ce
n’est pas une action volontaire. On appelle d’ailleurs ça un clic forcé, ou clic de validation.

Ce clic a moins de valeur qu’un clic "non forcé",
et cela se retrouve aussi évidemment dans sa valeur marchande. Une
bannière de loterie vendue au clic se vend moins cher qu’une bannière
sur un site de contenu, type un portail.

En revanche le clic de validation a de gros intérêts pour certains annonceurs ou à certains moments de la vie d’un site :
– il permet de générer rapidement un important volume de trafic sur un site donné (création du site web d’une marque pas encore présente sur le net, jeu concours, promotion, etc…) ;
– il permet à des sites sans notoriété de se faire connaître (l’internaute clique sur une bannière simplement pour valider sa grille, mais reste sur le site car il est intéressé. Alors qu’il n’aurait jamais fait la démarche volontaire de visiter ce site).

Dernier point : gagne-t-on vraiment à ces loteries en lignes ? Oui. En tous cas à celle qui respectent la loi. La loterie est d’ailleurs assurée pour son lot à 1 million d’euros. (et ne me demandez pas de vous faire gagner, tout est en Allemagne, bien planqué !)

8 octobre 2006
– La boite à clics

Ma 3e activité c’est une activité de type agence de pub. C’est de loin mon activité la plus importante puisqu’elle constitue de 75 à 85% de mon CA et de mes revenus chaque mois :

L’édition de sites rapporte une centaine d’euros ;
– La Loterie génère entre 15 et 25% de mon CA. A noter que je ne suis pas employé de cette loterie. Je facture les annonceurs avec la Boite à Clics et suis ensuite refacturé par la loterie, un peu comme une licence ;
– L’activité "agence de pub" constitue l‘essentiel de l’activité et des revenus de la Boite à Clics et donc de son gérant.

Cette activité consiste à trouver des supports (sites Web, appelés aussi "éditeurs") pour des annonceurs. Jusque là, rien de très Web 2.0 :), sauf que je suis plus particulièrement spécialisé dans la pub à la performance d’une part et dans l’international d’autre part (c’est à dire quand un annonceur commence à s’intéresser à d’autres marchés que son marché domestique).

Je me suis rendu compte qu’il y avait effectivement un vrai besoin à l’international, et qu’il fallait être capable d’offrir à un annonceur, via un seul contact, une véritable  couverture internationale.

Ca n’a l’air de rien, car dans l’esprit de gens (et dans le vôtre, donc, j’en suis sûr) le Web est par définition international. Sans doute, en théorie, mais dans la pratique en fait, le Web est quasiment aussi "national", local, que la télé ou la presse.

Réfléchissez aux sites que vous fréquentez régulièrement : combien ne sont pas en français ? Quand vous souhaitez acheter, allez-vous sur des sites allemands sous prétexte que ça peut être moins cher ? Utilisez vous eBay pour faire des enchères aux Etats-Unis ? Sur Meetic, choisissez vous de rencontrer des japonaises ? Vous suivez plutôt l’actu sur TF1.fr ou sur CNN.com ? etc.

Certains se démarqueront sans doute, mais la plupart des Français consultent avant tout l’internet français. Et c’est la même chose dans tous les pays,
ou du moins dans tous les pays développés (dans les pays
sous-développés ou en voie de développement on consulte plus le Web
international, faute de sites locaux, mais ce ne sont évidemment pas
les pays qui intéressent les annonceurs européens).

Pour toucher par exemple des internautes italiens, il faut annoncer sur des sites italiens, car hormis les grands sites internationaux type Yahoo!, Hotmail ou MSN, la plupart des sites à forte audience en Italie sont des sites purement italiens qui n’existent qu’en Italie. Et c’est la même chose partout.

Du coup, pour un annonceur, il est souvent difficile de connaître les supports locaux dans chaque pays où il souhaite communiquer.

Mon premier rôle est donc d‘identifier des sites web locaux dont l’audience est suffisament importante et dont la cible correspond à celle de mon client.

Mon second rôle est de convaincre ces sites web d’accepter la pub de mon client.

"Convaincre les sites web ? » allez-vous me dire. "Mais il n’y a pas besoin de les convaincre. Il suffit de les payer". Ben non justement. Sur Internet c’est un peu plus compliqué que ça. Surtout que comme je le disais précédemment, je suis plus spécialisé dans le pub à la performance. Mais pour comprendre ça, il faut connaître la Pub sur le Net.

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