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Par Jérémie Berrebi (contributeur) – Entrepreneur – Zlio

Je voulais écrire un post sur ce sujet depuis pas mal de temps…
L’idée est de répondre aux questions des personnes me contactant et
craignant de se lancer dans un projet quelqu’il soit.

Ce projet peut être personnel (achat d’un appartement, mariage,
enfant, changement de pays…) ou professionnel (création d’une
entreprise, lancement d’un nouveau projet, changement de job,
changement de secteur d’activité…).

Tous ces “projets” ont l’air très différent mais ils reposent tous
sur la même question et la même réflexion : Doit on se lancer ou pas ?

Essayons d’abord d’expliquer à quoi ressemble un homme en mode “plante verte” :

“Ah ben non, tu te rends compte si je lance mon entreprise et que ça se casse la figure, ça sera la cata”

“Si je me marie et que finalement, je ne m’entends pas avec ma femme
(je suis pas certain à 1000% que ça soit la bonne malgré le fait que je
sois extrémement bien avec elle), ça sera une vraie galère”

“Si j’achète cet appart et que je perds un jour mon boulot, je ferais comment pour payer mon crédit ?”

“Tu te rends compte, en restant chomeur, je peux payer mon loyer et
ce que je mange sans problème. C’est trop top! Pas la peine de tenter
de faire plus” (certaines personnes que je connais ont même quitté leur
job pour se retrouver dans cette situation et à cause de cette
reflexion)

J’ai choisi le terme de mode “Plante verte” à cette manière de
penser car il est évident qu’il n’y aura aucune différence entre un
être ne prenant aucune décision forte et n’essayant pas d’avancer et
une plante verte placée au centre de votre salon et qui, aussi, ne
prend aucune décision.

Tout comme nous, la plante se nourrit, profite du soleil et arrive à
rester des heures entières sans bouger (ce qui peut nous arriver si
nous restons scotché devant un écran de télé). Les plantes percevraient
même des sentiments comme des humains  (lire excellent article à ce sujet ici)

Toute la différence entre un être et une plante ne tient qu’à sa
capacité de se lancer. Un homme peut avoir le plus beau cerveau du
monde, peut être champion d’échecs ou de Trivial Pursuit. Dans les
faits, si celui-ci ne se lance pas, ne prend pas de décision risqué,
celui-ci n’aura pas profité du tout de son statut d’humain.

Cette mentalité est la maladie de notre siècle… Elle empêche
beaucoup d’entre nous d’avancer et empêche donc, en même temps, toute
la société d’avancer.

Est ce que ces questions ne doivent pas être posées ? Ne suis je pas
responsable de ma vie et ma famille et comme tout être responsable, je
dois analyser toutes les situations ? et s’il m’arrivait de me
“planter” ?

Evidemment que toutes ces questions sans bonnes mais leur réponse
est simple: Lancez vous! Si tout va bien au moment où vous vous posez
votre question, pourquoi ne pas rester optimiste pour l’avenir ?
Pourquoi ne pas tenter en vous disant que tout problème sera résolvable
au moment venu ?
Exemple:
– Si vous avez un problème de couple
dans 5 ans, se dire que pendant une longue période, vous n’avez eu
aucun problème avec la personne que vous aimez et qu’il n’y a donc
aucune raison à ce que les choses puissent changer (Là encore, tout est
question de volonté)
– Si vous avez un problème de sous, que vous
pourriez retrouver un job fabuleux grâce à votre formidable expérience
d’entrepreneur vous ayant permis de découvrir tous les aspects du
management d’une entreprise ? ou n’avez vous pas pu mettre un peu
d’argent de côté grâce aux formidables bénéfices que vous avez généré
pendant les temps forts de l’entreprise ?

J’ai pu constaté quelque chose de flagrant: toutes les personnes que
je connais ayant un esprit positif et restant toujours optimistes
arrivent à se sortir de toutes les situations… Toutes les autres
plongent au moindre problème insignifiant, s’enferment dans la
déprime…et voient leur vie défiler devant eux en se demandant chaque
jour pourquoi ils ont un intérêt de se lever de leur lit le matin.

L’explosion des mondes virtuels de type World of Warcraft ou Second
Life permet à toutes les plantes se trouver un formidable terrain de
jeu. Là bas, ils peuvent se lancer sans le moindre minuscule risque…Dès
que ça va mal, ceux-ci ont juste à éteindre leur écran. (”Ouf! cela
fait du bien de retrouver sa vie normale sans la moindre contrainte”).

Toutefois, il faut savoir une chose…Même dans ces mondes là, ceux
qui réussissent sont ceux qui se lancent. J’ai été impressionné par la
conférence de Joi Ito au Web3. Joi montrait comment WOW avait réussi à
intégrer sa vie réelle (il laisse en permanence sa chaine hifi allumée
afin d’écouter ce que se raconte la guilde qu’il dirige au sein du
jeu). Pendant ce temps là, Joi vit une véritable vie. Il a lancé
Creative Commons, est Chairman de Sixapart Japan, a monté une société
de capital risque, est au board de Technorati etc…etc… (Voir sa biographie sur Wikipedia).

Les gens qui avancent sont ceux qui se lancent… Il n’y a aucun doute
là dessus… Si vous avez plus de 50% de chance de réussir un projet,
lancez vous, restez optimiste, n’écoutez pas les remarques des plantes
autour de vous qui voudront toujours vous gacher le moral…

Foncez, foncez, foncez…

Je ne connais personne l’ayant regretter…

PS: Si vous désirez découvrir des bouquins on autres produits consacrés aux entrepreneurs, c’est par ici

12 Responses

  1. Comme c’est vrai ! La prise de risques n’est plus à la mode en France, c’est un vrai état d’esprit.
    j’ajouterai que ce qui compte pour entreprendre, c’est la réalisation. Et non pas l’idée comme on l’entend trop souvent dire… notamment par les plantes vertes qui n’ont pas d’idées.

  2. Il y a tout de même deux profils de « plantes vertes « . D’abord il y a ceux qui presque par principe son hostile à toute prise de risque mais admirent ceux qui réussissent. Dans le même temps, les propos peuvent devenir piquants envers ceux qui se sont plantés. Ca, c’est des des gens qui ne peuvent comprendre, qui n’ont rien de l’esprit d’entrepreneur. Et puis il y a les « plantes vertes » qui aspirent à entreprendre, savent observer, se renseigner, mais craignent de franchir le pas. Et les années passent… Je suis de cette seconde catégorie !!!

  3. Je suis en train de me plantériser! J’ai des idées jour et nuit, je n’arrête pas d’y penser, je suis motivée et puis patatra…Une personne, un lien, un témoignage négatif et le soufflé perd de sa hauteur! Je crois que j’ai la frousse de sauter le pas et de véritablement choisir une direction. Bravo aux entrepreneurs et j’espère à bientôt dans ce nouveau monde!

  4. Excellent billet dans lequel de nombreuses personnes vont se reconnaitre (et pas seulement en France car il s’agit là un problème psychique et cela n’a pas de frontière).
    Il reste maintenant à débattre des solutions possibles pour palier à cette inertie. Le coaching personnel peut-être, qui instaure la confiance en soi et vous donne un bon coup de pied au derrière pour vous faire bouger de votre fauteuil quand il y a besoin…
    Mon blog sur la Dordogne : http://www.periblog.fr

  5. Très bon billet Jérémie. Tout à fait d’accord…
    Juste une question à propos du passage sur le chômage: c’est vraiment possible? Heureusement que tu précises connaître des gens sinon on te croirait pas 😉

  6. Bonjour
    Merci pour vos encouragements et incitations à se lancer… car je viens, après beaucoup d’hésitations évidement, de me jeter à l’eau sur un projet de reprise d’une petite entreprise et donc d’une levée de fonds.
    Show must go on !
    Bonne journée,

  7. bonjour,
    aujourd’hui on vient de me faire une proposition interressante,mais je ne sais pas comment m’y prendre.
    une usine dans mon village qui fabrique plusieurs produits arrive a vendre ses produits sans trop de probleme.sauf dans un secteur et moi etant specialiste de ce secteur l’entreprise me propose soit de m’embaucher comme salarié et remonter ce secteur en ayant des idées nouvelles(ce que j’ai dans ma p’tite tete)soit de travailler en freelance et de vendre mes idées a l’entreprise.la deuxieme prposition m’interresse vivement mais je ne sais pas comment m’y prendre pour vendre des idées a quelle valeur.pouvez vous me conseiller.merci d’avance

  8. En effet, il existe plusieurs façon d’aborder la difficulté, quelle qu’elle soit. Et chacun apporte la solution qui lui semble la plus appropriée.
    Cette solution est souvent conditionnée à de nombreux facteurs : familiaux, environnementaux, historiques…
    Je pense qu’il est un peu simpliste de dire qu’il y a une bonne catégorie de personnes (celle qui décident de sauter le pas) et les autres.
    Sauter le pas, alors que psychologiquement on n’est pas prêt, peut être catastrophique !! Pas forcément immédiatement, mais par la suite, à la rencontre de la première difficulté…
    Il n’y a qu’un bon moment pour se lancer : celui où l’on se sent prêt !!
    Là où je suis d’accord, c’est que nous vivons dans un pays qui ne favorise pas l’entreprise, au sens de l’action. En effet, nous nous focalisons souvent plus en France sur les échecs des uns et des autres plutôt que de voir les aspects positifs.
    Aux USA, avoir essuyé 1 ou 2 échecs est plutôt valorisant : cela veut dire que vous avez réussi à vous relever, que vous avez appris de l’échec précédent et que de cette façon, vous ne pouvez faire que mieux !!!
    En France, la même personne sera perçue comme quelqu’un qui n’a pas réussi à anticiper, qui n’aura pas su développer sa structure, …
    Tout cela, au quotidien, n’aide pas à franchir le pas, surtout lorsqu’on se sent un peu indécis !!
    Jean Pierre DE ALMEIDA
    http://de-la-reprise-vers-l-entreprise.blogspot.com/

  9. Quel plaisir de lire ce post. Effectivement, un esprit trop protecteur dans la vie privée déteint souvent sur la vie professionnelle (et inversement) et c’est dommage. Qui ne tente rien n’a rien. C’est quand même un réel plaisir d’avoir créé quelque chose, d’avoir des objectifs, même très ambitieux, et au pire, les erreurs aident à se construire. J’ai quitté mon emploi salarié pour me lancer début 2010 et je ne regrette rien !

  10. Juste un mot : Merci !
    Merci pour cet article qui me donne la pêche et qui me confirme bien que oui, faut y aller (d’ailleurs, je suis partie)
    🙂

  11. oui très bon article, j’ai moi même ma grand mère qui me répete sans arrêt « allez ferme ta société, et retourne travailler pour de vrai »… il faut sans arrêt avancer, sans jamais reculer, et lorsque des coups durs arrivent, car il y en aura plein, ne pas se morfondre dans ce coin, mais réfléchir à une solution pour revenir encore plus fort

  12. Mouais, le mieux pour se lancer, c’est de se défaire de ses sentiments.
    Je ne suis pas adepte du « toujours confiance en soi », ou du « toujours optimiste ».
    Le mieux, c’est le pragmatisme pure et simple.

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