Par Andree Fraiderik-Vertino (chroniqueur exclusif) – Business Madame
Courant
janvier je reçois un communiqué de presse très pertinent. L'on y décrit le
parcours brillant d'une jeune femme : grande école de commerce, passage
classique au sein de grands groupes, … Un profil très dynamique, et ce qui
est décrit comme la création d'une nouvelle activité. Toujours férue et en
recherche de ce type de profils, je confirme à l'attachée de presse mon envie
de reprendre l'information, en tout cas d'accorder un éditorial au dit sujet.
Un
peu prise de cours, timing serré oblige je reprends les idées du dossier de
presse pour écrire mon sujet que je publie.
Quelques
jours ensuite, l'on me demande (gentillement) de rectifier mon sujet : la jeune
femme n'est pas entrepreneur, elle n'est pas à l'origine de l'idée et du business
modèle développés. En est elle moins brillante pour autant ? Certainement pas !
Surfe t on sur la vague de l'entrepreneuriat (et du business au féminin) à tel
point que l'on émette des messages confusants pour attirer l'attention des
journalistes ?
Je
partage avec vous ce retour d'expérience, pour aborder le thème de
l'intrapreneuriat. Vous savez ces personnes qui vont soit développer une
nouvelle filiale, business unit, ou une nouvelle gamme de produit au sein
d'une entreprise existante. Mais aussi ceux qui ayant une idée vont dès le
départ s'associer à une structure ayant les capacités logistiques et
financières pour supporter la mise en œuvre de celle ci.
Peu
reconnus ces intrapreneurs ne sont pas des sous entrepreneurs. Prennent ils
moins de risques ? Non je n'en suis pas convaincue, et ce pour avoir travaillé
pour l'une des business unit du groupe Club Mediterrannée ou l'équipe en place
reportant à une directrice générale (Véronique Bertrand) elle-même subordonnée
à la présidence du groupe (N-3), portait une responsabilité comparable à mon
sens à celle d'un entrepreneur. Bien sûr les paramètres ne sont pas identiques
(investissement financier, etc) mais peuvent souvent être comparables car dans
certains cas l'entrapreneur est soit intéressé au résultat ou détient un nombre
conséquent de parts de la nouvelle structure.
D'autres
parts les qualités mises en œuvre par un intrapreneur sont assez proches de
celles nécessaires à l'entrepreneur 'classique'. Dans les deux cas, il faut
souvent agir dans un environnement peu accueillant, se confronter aux
contraintes de l'innovation, les développements de nouveaux axes étant souvent
confiés à des 'hyper experts' ou d'ex-entrepreneurs.
Pour
preuve, des écoles comme Advancia ont identifiés les limites de la formation
d'étudiants à l'entrepreneuriat uniquement. Le master spécifique de l'école est
donc aujourd'hui ouvert à l'intrapreneuriat. On note d'ailleurs que certains
cabinets de recrutement se sont vraiment spécialisés dans la chasse de ces
cadres rompus aux méthodes de création de valeurs au sein de structures déjà en
place.
Va t on vers une reconnaissance des intrapreneurs ?
L’intrapreneur reste t il salarié?
C’est une chose de lancer un nouveau business.
C’en est une autre de devoir se serrer la ceinture pour faire vivre son business.
Votre comparaison ne tient que si l’intrapreuneur voit est plus ou moins soumis à cette contrainte.
Intéressant ce concept d’intrapreneur, il y a surement des critères à creuser. A quand les extrapreneurs ? 🙂
Merci pour vos commentaires, l’intrapreneur est par définition salarié, je ne crois pas qu’il faille dénigrer le statut de salarié vs entrepreneur – au contraire celui que l’on qualifiera d’intrapreneur est celui qui va prendre des risques tout aussi importants (dans un cadre différent je vous l’accorde Alec). Et tous les entrepreneurs n’ont pas le même niveau de contrantes qu’elles soient économiques ou autres …
Une nouvelle tendance qui n’est pas sans poser certains problèmes. Beaucoup d’entreprises changent le statut de leur salarié en auto-entrepreneur (beaucoup moins couteux et plus maléable). Autre problème, le fait d’être dépendant d’un seul client.
Maintenant, c’est aussi un bon tremplin pour nombre d’entrepreneurs.