Envie d'entreprendre

Management : le rapport à l’argent (2)

Dureau_laurent
Par Laurent Dureau (contributeur) – Impulseur Booster en Capital Humain

La paire de lunette financière, que nous portons la majorité du temps,
fait que notre vision du monde s’en trouve altérée et donc modifiée.
Instinctivement, nous le savons car nous aimerions tous vivre dans un monde où tout serait accessible sans avoir à en payer un prix.

Voici pourquoi nous rêvons tous d’un paradis, d’un monde de paix où
l’on pourrait être sans avoir à se justifier ou à montrer nos
capacités. Nous ressentons que l’argent n’y aurait pas cours car là
aussi instinctivement nous savons que
où il y a de l’argent, il y a du travail à fournir, des efforts à
faire, des déformations, des compromis, des marchandages et in fine de
la corruption.

L’argent
entretient une relation avec de la dépendance. Pour échapper à cette
dernière, nous désirons intrinsèquement nous en libérer. Cette notion
de dépendance introduit obligatoirement la notion de pouvoir et des
relations de pouvoir.

Quand nous avons de l’argent, non seulement nous nous sentons riche
mais surtout capable de faire front à cette adversité permanente qui
semble être la donne principale de ce monde dans lequel nous vivons.

L’argent a toujours existé mais pas forcément sous la forme exacerbée d’aujourd’hui.
Avant, il y avait aussi le troc qui était l’art d’évaluer réellement
les biens échangés. Aujourd’hui, à cause de cette notion de transfert
d’énergie appeler argent, l’évaluation de la valeur d’échange réelle a
été dévoyée.

L’énergie dépensée par un Chinois à faire une tâche, bien
qu’identique à celle faite par un Français, n’a plus aucun rapport avec
le montant d’argent gagné. Dans le cas du troc, il y aurait eu égalité
et donc aucun souci de concurrence déloyale et encore moins de
délocalisation.

Le système mis en place par les occidentaux, au détriment de d’autres peuples et civilisations, se retourne aujourd’hui contre nous-mêmes. Nous avons colonisé des territoires pour les piller au détriment des autres frères de l’humanité.

Aujourd’hui, ces pays retournent leur "bas coûts" contre notre
système. Les entreprises s’adapteront, et en particulier les
multinationales, mais les travailleurs  d’aujourd’hui devront accepter
cette régularisation et souvent à leur détriment de leur fameux
"pouvoir d’achat".

Management : le rapport à l’argent (1)

Dureau_laurent
Par Laurent Dureau (contributeur) – Impulseur Booster en Capital Humain

Nous avons tous un rapport personnel avec l’argent.
Pour certains il est rare, pour d’autres il est sale mais dans tous les
cas il ne laisse pas indifférent. Notre relation avec ces bouts de
papiers, de métal voire de simples chiffres sur un relevé bancaire modifient notre art de vivre et comment nous voyons et interprétons le monde.

Cette vision se fait tout particulièrement sentir quand nous
devenons un entrepreneur dans les faits. Pour la quasi-majorité des
cas, l’argent sera le principal souci pour pouvoir développer son activité permettant ainsi de concrétiser ce qui nous tient à coeur.

L’argent est une énergie
dont nous avons tous besoin pour avancer dans la vie et il est très
clair que notre façon de le considérer influencera notablement le
développement de l’entreprise et in fine notre propre développement
personnel.

L’argent possède aussi une relation étroite avec celle du temps.
Souvent, aux extrêmes,  le rapport est inversement proportionnel :
Quand nous avons beaucoup de temps nous sommes fauchés et quand
l’argent n’est plus un problème nous manquons de temps pour en
profiter. Il existe une zone "centrale" où un équilibre temps/argent
semble s’équilibrer.

Et puis l’argent possède aussi une relation avec nos propres compétences et qualifications. Autodidacte par nécessité, j’ai véritablement expérimenté cette relation.

Choisir son style de management

Drissi_mhamed
Par M’hamed Drissi (chroniqueur exclusif) – Ph.D Management

Il existe différents styles de management pour diriger une entreprise. Le choix de l’un ou de l’autre dépend avant tout du caractère du dirigeant, de sa personnalité  et de sa volonté de faire participer ou non ses collaborateurs dans le processus de  prise de décision.

C’est ainsi que l’on peut identifier schématiquement cinq grands styles : le style autoritaire, le style relationnel, le style participatif, le style délégatif et le style intermédiaire ou style « mixte » considéré par certain dirigeants comme étant le style idéal.

Chacun de ces styles a une face positive et une face négative et comporte des avantages à exploiter  et des inconvénients à atténuer.

Le style autoritaire dit aussi style directif ou autocratique est un style de management   selon lequel le manager prend toutes les décisions, et ce, jusqu’au moindre détail. Tout son temps est accaparé pour régler les problèmes du présent ou pour rattraper les erreurs du passé. Il ne dispose plus du temps nécessaire pour prévoir l’avenir et/ou de planifier.

Techniquement et souvent hiérarchiquement supérieur à ses collaborateurs,  le manager pratiquant ce style,  donne des ordres à ses subordonnés qui les exécutent à la lettre mais ne font rien de plus  et ne prennent aucune initiative personnelle.

Si nous devons reconnaître à ce style l’avantage d’être rapide, efficace, et particulièrement dans les situations de crise et d’urgence, ses inconvénients sont multiples : peu motivant et peu créatif  et même décourageant de l’équipe qui peut  manifester une certaine résistance pouvant aller jusqu’au sabotage et au déclenchement de conflits internes  avec toutes les conséquences néfastes que peut engendrer cette situation pour l’entreprise.

Management : le Discernement

Dureau_laurent
Par Laurent Dureau (contributeur) – Impulseur Booster en Capital Humain


Bourré d’énergie et plein de bonnes intentions
,
l’entrepreneur surtout s’il est novice va vite apprendre à ses dépends
que tout ce qu’on lui dit n’est pas à prendre au pied de la lettre.

Dans ce parcours inhabituel, chaque acteur voulant vous aider est convaincu de la justesse de ses propos
et vous en bon élève vous allez gober quelques couleuvres qui vous
donneront  soucis et tracas avant leur complète évacuation de votre
univers.

Eh
bien oui, aussi convaincu et convaincant que peut être votre donneur
d’infos, il vous faudra systématiquement détecter le bon du mauvais, le
vrai du probable afin de mesurer les risques que vous prenez.

L’info sera toujours "teintée" commercialement
par votre interlocuteur qui a intérêt à faire du business avec vous.
Ceux qui sont "agréés" du type experts-comptables, juristes ou
banquiers sont les plus redoutables car forcément, d’une manière ou
d’une autre, ils vous tiennent par les "précieuses". Pour eux, vous
n’êtes qu’un poisson rouge coincé dans un aquarium.

Pour les autres "conseillers" de tous poils, naturellement on est
plus chatouilleux et il est plus facile de détecter les dérives qui
pourraient nous nuire. Cependant, il y a des professionnels très
aguerris qui apparaissent et disparaissent de votre champ de vision à
la vitesse de la lumière, juste  le temps de commettre leur larcin.

Personnellement, je les range dans la catégorie des PV de
stationnement. Malgré tous vos efforts pour ne pas en prendre une,
statistiquement vous savez qu’il vous faut y consacrer un certain
budget mensuel avec lequel vous vous arrangerez.

Là où le discernement devient le plus vital c’est quand il faudra signer un contrat vous engageant. Cela va de la signature d’un CDI, d’une assurance ou d’un contrat de partenariat.

Management : l’Exemplarité

Dureau_laurent
Par Laurent Dureau (contributeur) – Impulseur Booster en Capital Humain

L’exemplarité, selon moi, est l’une des plus grandes qualités d’un manager.
Bien qu’évidente de prime abord, ellle fait penser aux bonnes leçons de
morale pour naîf en culotte courte du temps d’une certaine époque
d’après-guerre.

Néanmoins, c’est au fil des jours et des bravades qu’elle s’acquiert. Car montrer l’exemple est mentalement aisé mais dans les faits elle demande du courage et beaucoup de détermination.

Comment
pourriez-vous demander à vos collaborateurs d’arriver à l’heure aux
réunions si vous êtes le premier à arriver en retard ? Malgré toutes
les bonnes raisons que vous pourriez fournir, une fois, deux fois ça
passe mais la troisième fois ça casse.

L’exemplarité cache une notion de respect.
Sans respect, vous ne serez pas suivi. Si un peu dans les débuts, si
vous y allez avec de l’autorité mais ce n’est pas par la crainte que
vous obtiendrez le meilleur de vos troupes.

L’Etat est le premier à reconnaître la valeur des médailles ou des
légions d’honneurs. Le chef d’entreprise peut faire de même avec des
diplômes style "le meilleur employé du mois" ou tout autre titre
évocateur.

Mettre en avant l’exemplarité c’est d’abord reconnaître que
quelqu’un a eut une conduite ou un état d’être qui peut servir
d’exemple à tous. Car, tous autant que nous sommes, nous désirons intérieurement être meilleurs que ce que l’on est.

Même le plus grand des voleurs aime entendre de dire ou de lire
qu’il a réalisé le plus grand casse du siècle. Idem pour le
scientifique, le médecin, le juriste, l’homme d’état ou le commun des
mortels.