Envie d'entreprendre

Mamans & entrepreneuses : Nathalie de Brocanteo

Le_rouzic_mathilde
Par Mathilde Le Rouzic (contributeur) – Entrepreneuse

Nathalie est maman d'un petit garçon de 7 ans, mariée à un MacAddict
fini, et créatrice d'une jolie boutique en ligne, dans laquelle on
sentirait presque l'encaustique tellement il y fait bon chiner : Brocanteo.

Comment en est-elle arrivée là ? C'est simple, elle travaillait dans le
marketing et la communication (notamment chez Duke-Interactive) mais…
avait aussi une vie "parallèle" le week-end : vide-greniers et autres
occasions de dénicher des trésors la passionnaient. D'un job de chef de
projet et d'une passion, elle a fait naître une boite. Mais elle va
vous expliquer tout ça bien mieux que moi…

La création d'entreprise, c'est venu avant ou après les enfants ?

Personnellement après. J'ai longtemps joué à la marchande sur les
vide-greniers, mais c'est en voulant faire partager mes trouvailles
et professionnaliser cette activité que l'idée est venue de créer un
site web. Nous avions tout le
potentiel à portée de main : j'avais du stock (du bazar plein la
maison), mon cher et tendre avait un nouveau challenge technique et
ma famille m'apportait la création artistique et les connaissances en
antiquités.

La création d'entreprise (c'était la matière préférée de mon mari
quand il était en école de commerce) : c'est en achetant le PAPIN,
la bible du créateur d'entreprise, que je me suis rendu compte que
ce n'était pas si sorcier à formaliser ! J'ai longtemps pesé le pour
et le contre et je me suis dit que finalement, je n'avais pas grand
chose à perdre d'essayer. La gestion c'est autre chose…

Pour toi, le fait d'être à la fois maman et créatrice d'entreprise c'est compatible ?

Oui, tout comme une maman peut avoir plusieurs enfants. Le fait que
l'entreprise soit à la maison n'est pas anodin non plus, c'est bien
pour démarrer pour se fixer des repères. Tout est dans
l'organisation. Il m'arrive parfois de faire participer mon petit
garçon en lui donnant une mission très spéciale à faire pour
Brocanteo et il est super fier que je lui fasse confiance.

Le fait d'être à la maison me permet d'avoir plus de souplesse dans
mon emploi du temps. Je peux aller chercher mon fils à 16h30 à
l'école et lui faire faire ses devoirs. Il gagne en autonomie mais il
sait aussi
très bien me rappeler à l'ordre quand je pense trop à Brocanteo et
pas assez à lui. Il est ma bouffée d'oxygène de fin de journée, avant
de ré-attaquer le soir.

Fais-nous rêver… ta journée type ressemble à quoi ?

La colonne vertébrale c'est :
8h : tout le monde debout et petit déjeuner tous les 3. Je dépose le
chounet à l'école à 9h, mon mari aussi au travail.

Après, je suis le
nez dans le guidon : répondre aux e-mails questions, répondre et
rappeler les clients au téléphone, suivre les expéditions en cours,
photographier, mesurer et peser les objets avant de les mettre en
ligne. Vendre de l'objet unique… c'est refaire son catalogue tous
les jours !

La pose déjeuner est sacrée (humm), même si elle ne dure que 10 mn
(cantine à domicile), parce que c'est le moment où je reprends des
forces avant de me lancer dans la préparation des colis, ce qui peut
parfois être très "musclé".

à 16h30, il faut aller chercher le chounet à l'école et foncer…
directement à la poste.
Enfin, c'est 17h, l'heure du goûter et des devoirs. J'en profite pour
faire un peu de rangement et régler les affaires de la maison.
Quand Jean-Marc rentre, on passe à table tous les 3 et on discute
beaucoup, on fait des bilans presque quotidiens, j'apprends beaucoup.

A 21h, le chounet est couché et je suis à nouveau au calme pour
travailler sur la partie éditoriale jusqu'à pas d'heure : mises en
ligne tardives, recherche d'informations, un peu de blog mais jamais
assez de temps.
Et enfin, pour clore le tout et faire le point, je prépare ma "To Do
list" pour le lendemain.

L’adaptation au Changement

Drissi_mhamed
Par M’hamed Drissi (chroniqueur exclusif) – Ph.D Management

De nos jours, la responsabilité majeure du dirigeant est l’organisation du changement. Cette organisation de changement permet à l’entreprise de survivre dans un environnement en évolution rapide. Il faut, certes, s’adapter au changement dicté par cette évolution rapide de notre époque. Néanmoins, s’adapter au changement ne suffit pas : il faut le prévoir, le provoquer et l’encourager si nous voulons être des acteurs performants au sein de l’entreprise et à la hauteur des ambitions de celle-ci.

Encourager le changement, c’est d’abord adopter une attitude véritablement positive envers l’avenir et ses opportunités. C’est ensuite saisir les opportunités du changement d’environnement et déceler les forces et les faiblesses cachées de l’entreprise à travers l’élaboration d’un diagnostic de l’existant. Après quoi, définir des politiques et des programmes axés sur la réalisation des objectifs essentiels.

Pour ce faire, le dirigeant doit disposer d’outils de plus en plus efficaces ainsi que d’un personnel de plus en plus qualifié qu’il doit encourager à participer activement au changement.

Les changements ne sont jamais constants mais accélérés : certains d’entre eux sont prévisibles et d’autres imprévisibles. D’où la constante vigilance qui s’impose au dirigeant pour s’y adapter car il ne suffit pas d’être efficace mais efficient pour s’imposer et créer de nouvelles possibilités de développement : « l’efficacité c’est seulement bien faire les choses, le pouvoir efficace, c’est faire ce qui est avantageux ». En effet, l’efficacité bien que nécessaire, n’est pas une condition d’adaptation suffisante.

Dans l’entreprise, les individus résistent à tout changement pour plusieurs raisons dont notamment : les habitudes, les intérêts personnels, la mauvaise compréhension, le manque de confiance, une faible tolérance aux contraintes et problèmes, une menace sur le prestige et sur les relations sociales et l’attention à l’égard du pouvoir du dirigeant.

C’est dire que le changement radical comporte des risques importants. Il conviendrait donc d’éviter ces risques en réagissant correctement avec lucidité, et épargner les ressources humaines de subir de lourdes pertes en termes de motivation, de confiance, de plaisir et de cohésion.

La minute patrimoniale : Bouclier fiscal

Yves_gambart_de_lignieres
Par Yves Gambart de Lignières (chroniqueur exclusif) – Conseil Financier et Conseil en Gestion de Patrimoine Indépendant

A l’heure où le bouclier fiscal fait
couler beaucoup d’encre, il nous semble intéressant d’en rappeler les
principaux contours.

Cadre général du
bouclier fiscal

Institué par la loi de finances
pour 2006, le bouclier fiscal vise à plafonner le montant maximum des impôts
payés par le contribuable au regard de ses revenus. Initialement, le bouclier
fiscal instaurait un maximum d'impôts (contributions sociales exclues) fixé à
60% des revenus perçus par le contribuable.

Depuis la loi de finances pour 2006, le bouclier fiscal s'active dès lors que les
impôts du contribuable dépassent 50% de ses revenus en incluant les
contributions sociales.

Pour l’application du bouclier
fiscal, il suffit d'additionner le montant de son impôt sur le revenu, de son impôt
de solidarité sur la fortune, des impôts locaux de sa résidence principale et
des contributions et prélèvements
sociaux
de ses revenus. Si ce montant est supérieur à 50% de ses
revenus, le contribuable peut activer le bouclier fiscal en demandant une
restitution ou, depuis cette année, procéder à une auto-liquidation.

Le droit
à restitution acquis au 1er janvier 2009 (sur les revenus 2007)
pourra s'imputer sur l’ISF, les taxes foncières et d’habitation de la résidence
principale et les prélèvements sociaux dus en 2009.

Revenus à prendre en
compte dans le cadre du bouclier fiscal

Les revenus à prendre en compte sont les revenus perçus et
les plus-values nettes ainsi que certains revenus exonérés : plus-values nettes professionnelles exonérées, produits
exonérés d'impôt sur le revenu attachés aux bons et contrats de capitalisation
et d’assurance-vie, revenus ou plus-values issus de PEA, PEP, CEL, PEL, livrets
exonérés…intéressement, participation, abondement de l’employeur…

Ne sont pas pris en compte, pour
le bouclier fiscal : les prestations légales à caractère social ou
familial exonérées d'impôt sur le revenu, les gains de cessions à titre onéreux
de valeurs mobilières et droits sociaux qui n'excèdent pas le seuil de cession,
les plus-values immobilières des particuliers exonérées d'impôt sur le revenu.

Impôts à prendre en
compte dans le cadre du bouclier fiscal

Il s’agit des impôts payés la
même année que les revenus concernés par le bouclier fiscal à savoir : contributions et prélèvements sociaux, prélèvements
libératoires relatifs aux produits de placements, taxe forfaitaire sur les
métaux précieux et objets d’art, impôt sur les plus-values immobilières et sur
biens meubles.

A quoi
s’ajoutent les impôts payés l’année suivante sur les revenus correspondants :
impôt sur le revenu, ISF, CSG, CRDS, prélèvement social et contribution
additionnelle, taxes foncière et  d’habitation de la résidence principale établie au titre de 2008
(hors redevance audiovisuelle et taxe d’enlèvement des ordures ménagères).

Quelles
personnes sont concernées par le bouclier fiscal ?

Le Boston Consulting Group et la poussette de ma fille…

Thebaut_didier
Par Didier Thebaut (chroniqueur exclusif) – Fondateur de joujou de Paris

Célèbre partout dans le petit monde des écoles de commerce la matrice BCG peut aussi vous être utile dans votre vie quotidienne.

Le but de cette matrice est de positionner sur deux axes, les SBU « Stratégic Business Unit » ou, dit autrement, identifier les éléments créateurs de valeur. Bref, d’où vient le pognon !!!

Pour en savoir plus, http://fr.wikipedia.org/wiki/Matrice_BCG.

La méthode consiste à tracer deux axes, un horizontal et un vertical et, comme l’explique avec beaucoup de talent Laurent DUREAU dans son article http://www.enviedentreprendre.com/2007/06/management_5_te.html, de positionner sur un graphique 4 zones clés qui vont servir d’outils synthétiques d’aide à la décision.

Les quatre zones de la matrice sont les suivantes :

– les chiens ou les poids morts : activité non rentables.

– les vaches à lait : activités qui financent les autres.

– les étoiles : activités stars consommatrices de cash.

– les points d’interrogations : activités en devenir.

Et, les deux axes sont la croissance du marché en ordonnées et la part de marché en abscisses

Ce qui donne en croisant les données, un tableau de synthèse de cette forme.