
Par Vincent Colot (chroniqueur exclusif) – Analyste financier
On l’a
constaté à maintes reprises : en économie, encore moins qu’ailleurs, l’avenir
ne s’écrit pas à l’avance. Les événements “disrupteurs” sont légion : ainsi, la
forte croissance portée par la technologie dans la seconde moitié des années 90
(avec Internet lui-même comme un phénomène inattendu) a été stoppée par
l’éclatement de la bulle high tech du Nasdaq et, dans une moindre mesure, par
les attentats des Twin Towers de New York ; à partir de 2008, après une période
de forte croissance mondiale portée par la globalisation économique, s’est
révélée une bulle financière que beaucoup n’ont vu que lorsqu’elle s’est
écroulée avec l’effondrement du marché des “subprimes”.
conséquent, je suis l’un de ceux qui considèrent avec suspicion toute prévision
économique portant sur le moyen terme. Il n’empêche : après plusieurs années
d’expansion non inflationniste (en anglais : NICE : “non-inflationary constant
expansion”), il est très probable que nous nous dirigions, dans les pays
développés, vers une longue période d’une croissance très faible pour cause de
réduction des déficits (en anglais : DRAG : “deficit reduction and aenemic
growth”). La lourdeur des fondamentaux économiques actuels plaide, une fois
n’est pas coutume, en faveur d’un certain déterminisme.
contexte, l’investisseur en actions n’a-t-il d’autre choix que celui de ronger
son frein en attendant que cela passe ?
pas.
d’un peu plus près.
