Vous dites « disruptif » ? Le cas de l’immobilier
Par Francis Pisani - Journaliste indépendant - Transnets.net
Les entrepreneurs
de Silicon Valley adorent les « disruptive technologies » ou
technologies de rupture (on dit aussi « perturbatrices »). Elles
changent le panorama existant et permettent de faire des affaires fulgurantes.
Quand tout se passe bien, s’entend.
Il y a toute une
théorie là-dessus (voir Wikipedia en anglais et en français).
L’internet est
généralement considéré comme une des technologies les plus perturbatrices et c’est,
au fond un de cela dont il est question sur Transnets.
J’en parle le
plus souvent à propos des médias mais cet article du New York Times donne un
bon exemple de l’impact de l’internet sur le marché immobilier.
Une infirmière et
une assistante sociale (version U.S.) du Wisconsin sont en train de faire
trembler (au niveau local s’entend) les agents immobiliers.
Ces derniers prélèvent 6% sur toute transaction qu’ils arrangent.
Christie Miller
et Claire Murphy prennent 150 dollars pour annoncer sur le site une maison
vendue directement par ses propriétaires et, pour le même prix, elles
fournissent un panneau à accrocher sur le devant de la propriété.
Lancée sur une
boutade leur petite opération convient à tout le monde et leur rapporte des
centaines de milliers de dollars.
Les agents
immobiliers les ignorent impérialement. L’un d’entre eux a déclaré au quotidien
New Yorkais à propos du site « C’est pas important. Je ne le suis pas ».
Ça rappelle l’ignorance
prolongée de Craigslist (le site d’annonces gratuites sur le net) par les
patrons de journaux.
Mais vous avez sûrement plein d’autres exemples de « technologies de ruptures »… faites nous en part.



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