Par Valérie Weill (chroniqueur exclusif) – Consultante et accompagnatrice en création/développement d’entreprise
En accompagnant très régulièrement des créateurs d’entreprise, je me rends compte combien leurs attentes et leurs comportements diffèrent en fonction de leur tranche d’âge. Pour illustrer cela, je trouve intéressant de croiser les théories de Frédéric Hudson (célèbre coach américain) sur les étapes de développement à l’âge adulte avec ce que je constate au quotidien du profil de mes créateurs.
Selon Hudson, à 20-30 ans, on est dans une phase d’expérimentation, on débute sa vie adulte, on commence à construire son avenir professionnel. Effectivement, les créateurs de 20-30 ans que je rencontre sont plutôt « tout feu tout flamme », voire pour certains un peu inconscients… Ils sont très dynamiques, s’impatientent vite devant les lourdeurs administratives et ressentent la création d’entreprise comme un besoin d’affirmation, d’expérimentation beaucoup plus « fun » que d’aller trouver un poste salarié ! Pour certains, c’est déjà le moyen de refuser de se soumettre à l’autorité suite à une première expérience professionnelle salariée mal vécue. Ils ont une soif d’apprendre, de réaliser un projet très forte et sont très peu préoccupés par la crainte d’un éventuel échec. En général, mon rôle avec eux consiste donc à les canaliser, les mettre en phase avec la réalité du terrain, les sensibiliser aux risques qu’ils prennent, les aider justement à les parer et enfin à organiser méthodiquement leur activité.
Par Véronique Aboghé (contributeur) – Fondatrice de CoachingLeader et boosteuse de potentiel
Voici selon Guy Kawasaki, les 10 commandements de l’entrepreneur Web 2.0 qui à mon sens valent pour tout entrepreneur quel qu’il soit à ce détail prêt que l’entrepreneur Web 2.0 joue beaucoup plus contre la montre.
Par Kim Auclair (contributeur) – Entrepreneure passionnée
Étant jeune entrepreneure, il est normal que je sois confrontée régulièrement à des situations difficiles. D’une part, il est connu que les moyens financiers des étudiants sont très limités et que les exigences d’une entreprise en démarrage au plan du financement, ne sont pas de tout repos. Eh bien moi, je suis confrontée à cette double difficulté! D’autre part, il n’est pas facile de concilier travail et études, car, comme vous pouvez vous l’imaginer, les conflits d’horaires sont fréquents. L’horaire des cours est fixé d’avance, alors je dois m’ajuster en conséquence pour mes rendez-vous d’affaires.
Par Vanina Delobelle(contributeur) – Entrepreneuse et experte en marketing
Kezako ? Un site de e-commerce à partir d’un blog. Génial ! Cela n’est pas nouveau mais les initiatives en la matières sont encore très très timides. Pour ma part j’ai recensé 3 blogommerces : Inano, La Fraise et Lilli Bulle. D’ailleurs si vous en connaissez d’autres, présentez-les nous !
Alors comment ça fonctionne ? Un blog et un code HTML pour intégrer paypal dedans. On trouve d’ailleurs un mini guide de développement sur le blog de Paypal.
Par Philippe Bertrand(chroniqueur exclusif) – Entrepreneur et Manager
Les hasards de la vie – plus communément appelé Facebook sur
le Net – m’ont permis de renouer des liens avec une amie que j’avais perdue de
vue pendant plus de 20 ans.
Ça, vous me direz,
c’est banal aujourd’hui et ça ne vaut pas un article dans
« Enviedentreprendre ».Et
vous auriez raison, si cette amie n’était aussi entrepreneur et n’avait
développé des activités réellement novatrices – certaines centrées sur
l’humain, d’autres sur l’approche du cheval – regroupées sous une même banière: Ex-tensio.
J’ai pensé qu’il était intéressant – puisqu’elle m’y
autorise – de partager avec vous son projet actuel, ainsi que ses développements
potentiels.En effet, si les exemples
de créations d’activités abondent dans le secteur commercial, ils sont plus
rare dans le domaine social, ainsi que dans le para-médical et l’humain en
général.Le potentiel de ce type
d’activités – déjà bien réel aujourd’hui – ne peut que croître demain sous les
effets, d’une part du vieillissement de la population et, d’autre part, du
stress inhérent à notre mode de vie, quel que soit notre âge.
Or, quelle que soit la nature du projet (commercial,
associatif, …), en matière d’entrepreneuriat, les principes de base sont
toujours les mêmes :
· Définir clairement son (ses) avantage(s) concurrentiel(s)
· A partir de ce(s) dernier(s), définir une offre de services cohérente
· Faire en sorte que le projet soit dynamique et se développe.
Ce sont ces trois points que je me propose d’aborder rapidement dans le cadre d’Ex-tensio.
Mais tout d’abord qui est-elle cette amie ? Laissez-moi vous la présenter. Elle s’appelle Sylvie Houbion, est kinésithérapeute de formation de base et cavalière depuis plus de trente ans. Elle est également formée en psychologie, hippothérapie et en éthologie. Co-fondatrice de l’Association Belge d’Haptonomie (voir définition ci-dessous), Sylvie Houbion forme, depuis plusieurs années, des membres du personnel d’institutions d’accueil de personnes handicapées et des particuliers à l’approche haptonomique. Elle met ses compétences en psychologie et en haptonomie au service d’un large public.
Au fil du temps, Sylvie Houbion a développé au sein d’Ex-tensio deux avantages concurrentiels qu’elle a su parfaitement intégrer, à savoir, d’une part, sa connaissance et sa pratique de l’haptonomie et, d’autre part, sa connaissance des chevaux (et des animaux en général) et de leurs relations avec l’être humain.
Si le second avantage concurrentiel peut (plus ou moins) être facilement appréhendé, le premier – l’haptonomie – mérite qu’on s’y attarde un peu et au préalable qu’on le définisse : l’haptonomie est la science des interactions et des relations affectives humaines. Elle permet d'entrer en contact (tactile) pour accompagner l'autre, lui faire prendre conscience de sa capacité de faire des choix, de s'engager, de porter la responsabilité de ses choix.
L’haptonomie est en quelque sorte le fil conducteur de l’offre de services d’Ex-tensio, des deux groupes principaux d’activités développées par Sylvie Houbion sur base de ses deux avantages concurrentiels :
Par Delphine Favory(contributeur) – Responsable Marketing et Commercial
Nicolas Basso est le co-fondateur de Metycea,
une jeune pousse française de l’internet dont la vocation est d’assurer
la création et l’édition de sites internet. Après plusieurs
collaborations sur des créations d’entreprises, il se lance à son tour
et nous raconte son parcours, de l’envie de créer à la réalisation du
projet.
1/ Comment vous est venue l’envie d’entreprendre ? A partir de quand, ou quel événement vous a encouragé à franchir le cap ?
Lorsque j’ai pu avoir l’opportunité d’échanger avec d’autres
entrepreneurs, j’ai toujours été curieux de connaître l’origine de leur
propre envie d’entreprendre. Et comme une majorité d’entre eux,
j’estime que mon attrait pour la création d’entreprises est inné.
Pour autant, dire que l’entrepreneuriat est inné ne revient pas
nécessairement à affirmer que l’on a toute sa vie été un entrepreneur.
Généralement, le temps et les expériences ont révélé ce trait de
caractère et tous les entrepreneurs se reconnaissent ensuite dans
l’idée qu’ils ont depuis longtemps été animés par cet état d’esprit.
Pour ma part, l’entrepreneuriat est en effet venu progressivement
durant ma scolarité à l’instar d’un éveil progressif. Evidemment, j’ai
des souvenirs très sélectifs de mon enfance ou de mon adolescence qui
pouvaient laisser présager une telle orientation mais je considère le
point de départ lors de mon cursus en Ecole Supérieure de Commerce.
Si je devais spécifiquement choisir un moment clé, je définirai comme
origine mon implication dans la constitution d’une EURL en 2002. Depuis
cette première expérience forte, je n’ai eu de cesse d’avancer vers le
cap de l’entrepreneuriat.
Je l’ai aujourd’hui franchi en début d’année 2007 en me focalisant sur
la création de la société Metycea – agence de création et d’édition de
sites internet.
2/ Entrer dans une démarche de création : est-ce que ça
change la vie, le quotidien, les préoccupations, la vision de
l’entreprise, le regard ou le comportement de son entourage… ?
comment ? pourquoi ?
Tout à fait !
A mon goût, l’entrepreneuriat entraîne nécessairement une confusion des
sphères personnelles et professionnelles.
Mon quotidien personnel est aussi celui de la création d’entreprise. Du
matin au soir et tous les jours sans distinction. Je n’exprime pas de
difficultés à finir mes journées durant les nuits ou à finaliser un
document le dimanche…
Je ne nie pas que cela soit parfois délicat mais je ne regrette rien
car chaque journée a ce nouveau goût de liberté et apporte en plus son
lot de plaisir.
Avec un tel investissement, la vision de l’entreprise se modifie en
conséquence. On a le sentiment de passer de l’autre côté du rideau avec
les responsabilités qui sont celles d’un entrepreneur.
J’ai personnellement beaucoup de sympathie pour les chefs d’entreprise,
qui, on l’oublie trop souvent, sont aussi d’anciens salariés.
Gérer une entreprise vous permet d’avoir un regard transverse et aide
aussi à mieux comprendre ce qu’ont pu vivre vos anciens employeurs.
La vision de l’entreprise devient donc peu à peu plus globale.
Enfin, le regard des autres, même s’il peut changer, dépend beaucoup
de la façon dont vous communiquez avec eux.
J’ai beaucoup échangé sur ces sujets avec ma famille et mes proches qui
m’ont vu murir au fur et à mesure. Leur soutien m’a parfois été
essentiel, surtout dans la phase d’amorçage.
Par Delphine Favory(contributeur) – Responsable Marketing et Commercial
Fondateur de www.statutsonline.com,
Gérard Robeau nous raconte son parcours de plus de 30 ans
d’entreprenariat, les changements majeurs qu’il a connu en tant que
créateur, et se prête au jeu du "si j’étais… secrétaire d’état aux
petites et moyennes entreprises …"
1/ Vous avez un parcours de créateur riche, avec plusieurs
entreprises à votre actif : Comment devient-on un serial entrepreneur ?
Qu’est-ce qui, tout au long de ces années vous a motivé pour créer des
entreprises et vous a fait avancer ?
J’ai créé ma première entreprise à 20 ans et au cours des dernières
36 années, j’ai créé un certain nombre de sociétés. Chacune
correspondait à un besoin ou une continuité de la première.
Par exemple:
La première est une société de commercialisation immobilière (1) ,
Ensuite une agence d’administration de biens et de syndic de copropriétés (2) pour gérer les biens vendus par la 1,
Puis une d’entretien et de nettoyage d’immeubles (3) dont le donneur d’ordre est le 2,
Puis une société de promotion immobilière (4) pour alimenter la 1,
Puis une société de construction (5) pour construire ce que la 4 a besoin…….
Toutes les entreprises que j’ai créé m’ont fait avancer et m’ont
apporté une nouvelle motivation par la curiosité des spécificités liées
à chaque métier. Mais pour moi, la véritable réussite est qu’après
avoir fait naître, puis développé une entreprise, c’est de la céder à
un nouvel entrepreneur, et que ce nouvel entrepreneur vous accueille
avec un grand sourire chaque fois que vous le rencontrez.
2/ Concrètement, qu’est-ce que pour vous l’entreprenariat ?
Avoir une envie permanente d’apprendre, de construire et une prise de risque calculée (tant financière qu’humaine)
3/ Que doit attendre un porteur de projet de la création d’entreprise ?
Question saugrenue ! En effet, on n’attend rien de la création
d’entreprise.
On crée une entreprise parce qu’on a un projet.
Si un porteur de projet s’imagine qu’il suffit de créer une entreprise
et que se nommer patron va lui permettre de réussir, alors il vaut
mieux qu’il ne crée pas.
4/ Qu’est ce que vous feriez de différent dans un prochain projet de création d’entreprise ?
Vu mon grand âge, il serait intelligent de prendre enfin des
vacances, histoire de voir ce qui peut se faire ailleurs afin
d’apporter des idées nouvelles aux jeunes entrepreneurs.
Par Delphine Favory(contributeur) – Responsable Marketing et Commercial
Joel Lucien Thimodent est entrepreneur en Gouadeloupe. Il nous raconte son parcours de créateur.
1/ Comment et quand vous est venue l’envie d’entreprendre et de créer votre entreprise ?
Dès mon jeune âge (27 ans), je dirigeais une mutuelle qui avais
d’énormes difficultés avec un conseil d’administration dont la moyenne
d’âge était de 70 ans. Inutile de vous dire les problèmes de
communication que je rencontrais. Le plaisir était pour moi de faire
avancer la structure, de la moderniser avec les moyens du bord. J’ai
donc une conception globale du fonctionnement des entreprises qu’il
s’agisse des circuits formels et informels qui existent en leur sein.
En 1997, je me suis retrouvé dans les effectifs de l’ANPE. J’ai
constaté qu’il était difficile d’en sortir, malgré tous les contacts
que j’avais avec des cadres en Guadeloupe. Ayant un tempérament
d’entrepreneur, j’ai donc décidé de créer ma propre struture sous forme
individuelle pour des raisons financières. L’idée partait du fait que
j’étais un directeur dont le salaire était acceptable pour l’époque
mais un Directeur-esclave (pas de congés, je prennais tous les
problèmes à bras le corps conscient des responsablités qui étaient les
miennes compte tenu de la représentation de l’entreprise dans
l’imaginaire collective locale).
Aujourd’hui, créer une petite structure en utilisant les nouvelles
technologies de l’information et de la communication: l’idée est
séduisante.
Autant regarder vers le futur et tant pis pour les investissements
personnels du passé, pour repartir dans une nouvelle aventure.
2/ Quelles difficultés avez-vous rencontré pour développer votre projet ?
Principalement :
Difficultés avec l’administration, lenteur des réponses.
Problèmes pour trouver des financements.
J’espère que les choses vont évoluer en 2008.
3/ Quelles sont vos préoccupations quotidiennes ?
Réussir ma création d’entreprise, et ne pas me retrouver dans une
situation délicate où je suis en fin de droit et en création
d’entreprise. Les aides n’ayant pas été obtenues, j’ai le sentiment
d’être presque dans la quadrature du cercle. C’est la croisée des
chemins. Je me pose LA question, que faut-il faire ? : redevenir
salarié ou poursuivre le projet.
4/ Quels sont vos projets pour votre entreprise ?
Modifier l’objet social et passer en SARL avec d’autres partenaires qui voudront bien prendre le risque.