Envie d'entreprendre

Mamans & entrepreneuses : Val de la Stickerie

Le_rouzic_mathilde
Par Mathilde Le Rouzic (contributeur) – Entrepreneuse

Dealer officiel de papiers collants, c’est comme ça que se présente La Stickerie,
le site créé par Val et son mari. Contrairement à ce qu’on pourrait
imaginer l’activité est loin d’être anecdotique, puisque aujourd’hui,
ils font imprimer pas moins de 40.000 stickers par semaine.

Pour avoir commandé récemment trois séries de stickers chez eux,
j’ai eu un aperçu de ses horaires. Pour avoir bossé autrefois sur du
print, je connais un peu les contraintes des supports.

Bref, je me suis vraiment demandé comment elle trouvait le temps de
préparer ses planches amalgamées, de récupérer ses sorties chez
l’imprimeur, de faire de jolis colis avec des échantillons et du papier
de soie à l’intérieur. Et enfin, comment elle faisait pour être
présente à 100% auprès de ses deux filles de 9 et 4 ans. C’est à elle !

Recrutement : et si vos collaborateurs vous donnaient un coup de main

Bertrand_duperrin
Par Bertrand Duperrin (chroniqueur exclusif) – Consultant en Management

En termes de recrutement on entend souvent le même discours : guère
évident de trouver les bonnes personnes, cela prend du temps
(notamment lorsqu’on a un besoin urgent sur un poste précis), on est
proches de la pénurie sur certains postes. Ca n’est pas l’apanage des
grandes entreprises : les PME, elles, souffrent souvent d’un manque de
visibilité qui les empêchent d’attirer certains types de profil.

A l’inverse, lorsqu’on demande à une personne qui son entreprise ou
son service recrute actuellement il est souvent bien en peine de le
dire. Et c’est bien dommage.

En effet chaque collaborateur, de par ses contacts, clients, anciens
collègues dispose d’un réseau. Rien de neuf, tout le monde le sait.
Par contre peu d’entreprises savent en tirer réellement parti, ou en
tout cas pas de manière systématique.

Rendre visible de tous les besoins en recrutement et inciter les
collaborateurs à activer leurs réseaux présente de nombreux avantages :

A la découverte de créateurs engagés … Tristan Lecomte d’ Alter Eco

Watine_violette
Par Violette Watine (contributeur) – Fondatrice de Mademoiselle Bio

Alter Eco
est un véritable pionnier du commerce équitable. Créé en 1998, les
produits Alter Eco sont maintenant distribués dans 3000 points de vente
(dont leur propre boutique sur internet)
et 5 pays différents. Son fondateur, Tristan Lecomte, est surtout un
ami passionné et passionnant ! Je suis son aventure depuis ses débuts
et c’est en grande partie grâce à lui que je me suis décidée à me
lancer (à mon échelle) dans ce commerce plus durable.

Comment as-tu démarré ton
activité (un produit, un pays et une communauté, une variété de
produits et de communautés …) ? Pourquoi ?

Dès le début, nous avons lancé plusieurs produits impliquant plusieurs
pays. Cela permet d’avoir une grande diversité de produits et de donner
accès au marché international au plus grand nombre de communautés. A
l’origine, nous avons lancé une boutique avec 1500 produits d’artisanat
& d’alimentation. Cela impliquait 150 coopératives dans 84 pays.
Mais, cela ne nous permettait pas de les accompagner et d’assurer de
bons niveaux de qualité. Donc, quand nous nous sommes concentrés sur la
grande distribution, nous avons lancé 13 produits. Cela nous a permis
d’avoir un meilleur suivi des coopératives et donc de meilleures
garanties sur leur développement.

Une dose d’organisation et une dose de désordre créatif

Rey_patrickPar Patrick Rey (chroniqueur exclusif) – Consultant, Délégué Régional du Groupe ITG

Le consultant individuel est un travailleur nomade, souvent, un télé-travailleur, parfois, en tous cas une personne qui a besoin de se gérer toute seule !! Comment nous organisons-nous ? Dans quel environnement de travail fonctionnons-nous ? Avons-nous besoin d'ordonner totalement notre activité ? Ou préférons-nous une certaine dose de désordre créatif ? Le livre paru au début de cette année, sous le titre "Un peu de désordre = beaucoup de profit(s)" apporte un éclairage détonnant dans la pensée unique largement répandue à propos du rangement, du classement et autres opérations de mises en cases.

Il m'arrive de voir l'antre personnelle d'un certain nombre de consultants autonomes "portés" et d'autres professionnels libéraux. L'image est bien différente, selon la personnalité de l'individu. Et c'est bien là ce que voudraient nous faire gommer, annuler ou combattre les "ayatollas du rangement". Le livre nous explique qu'en réalité il s'agit d'un business de l'organisation, comme il existe un business de la déco, avec les émissions actuelles sur M6, produit d'appel pour les livres, les vidéos et autres produits dérivés de la dame si généreuse… en conseils !!

Parmi les idées analysées avec humour et esprit critique, les auteurs nous parlent de quelques préjugés à propos de la gestion du temps. Deux exemples, parmi d'autres :

Management : le rapport à l’argent (2)

Dureau_laurent
Par Laurent Dureau (contributeur) – Impulseur Booster en Capital Humain

La paire de lunette financière, que nous portons la majorité du temps,
fait que notre vision du monde s’en trouve altérée et donc modifiée.
Instinctivement, nous le savons car nous aimerions tous vivre dans un monde où tout serait accessible sans avoir à en payer un prix.

Voici pourquoi nous rêvons tous d’un paradis, d’un monde de paix où
l’on pourrait être sans avoir à se justifier ou à montrer nos
capacités. Nous ressentons que l’argent n’y aurait pas cours car là
aussi instinctivement nous savons que
où il y a de l’argent, il y a du travail à fournir, des efforts à
faire, des déformations, des compromis, des marchandages et in fine de
la corruption.

L’argent
entretient une relation avec de la dépendance. Pour échapper à cette
dernière, nous désirons intrinsèquement nous en libérer. Cette notion
de dépendance introduit obligatoirement la notion de pouvoir et des
relations de pouvoir.

Quand nous avons de l’argent, non seulement nous nous sentons riche
mais surtout capable de faire front à cette adversité permanente qui
semble être la donne principale de ce monde dans lequel nous vivons.

L’argent a toujours existé mais pas forcément sous la forme exacerbée d’aujourd’hui.
Avant, il y avait aussi le troc qui était l’art d’évaluer réellement
les biens échangés. Aujourd’hui, à cause de cette notion de transfert
d’énergie appeler argent, l’évaluation de la valeur d’échange réelle a
été dévoyée.

L’énergie dépensée par un Chinois à faire une tâche, bien
qu’identique à celle faite par un Français, n’a plus aucun rapport avec
le montant d’argent gagné. Dans le cas du troc, il y aurait eu égalité
et donc aucun souci de concurrence déloyale et encore moins de
délocalisation.

Le système mis en place par les occidentaux, au détriment de d’autres peuples et civilisations, se retourne aujourd’hui contre nous-mêmes. Nous avons colonisé des territoires pour les piller au détriment des autres frères de l’humanité.

Aujourd’hui, ces pays retournent leur "bas coûts" contre notre
système. Les entreprises s’adapteront, et en particulier les
multinationales, mais les travailleurs  d’aujourd’hui devront accepter
cette régularisation et souvent à leur détriment de leur fameux
"pouvoir d’achat".

La vie des entrepreneurs : Interview de David Baguet

Favory_delphine
Par Delphine Favory (contributeur) – Responsable Marketing et Commercial

David Baguet est le fondateur de la jeune société LogoFacile,
spécialisée dans la création de logos, bannières et chartes graphiques
lowcost, 100% online. Entrepreneur et salarié, il nous parle de cette
particularité.

1/ Vous avez choisi d’entrer, pas à pas, dans la vie
d’entrepreneur, en cumulant salariat et entrepreneuriat, dans un
premier temps : pour quelles raisons vous êtes vous orienté sur ce
choix ? En quoi cette situation est-elle avantageuse pour vous ?
Quelles difficultés avez-vous rencontré lors de la création de votre
entreprise ?

Cette situation n’est pas nécessairement plus avantageuse, je la
qualifierais de plus confortable. L’un des premier obstacle à la
création d’entreprise reste la prise de risque, il est nécessaire de
savoir outrepasser ses doutes et incertitudes, le double statut
créateur-salarié permet de les contourner et d’en limiter l’effet.
Cette alternative est une solution idéale pour tous créateurs
"latents". Selon moi, il existe deux types de savoir entrepreneurial ;
Un savoir inné, qui amène le futur chef d’entreprise à se lancer dans
l’aventure sans avoir été salarié, et un savoir acquis, développé au
cours d’un parcours professionnel qui est le passage obligé pour le
créateur "latent". Ce créateur est en devenir il a besoin de se
rassurer par son expérience, son parcours, ses rencontres, de tester ;
un tel statut peu l’aider.
La possibilité d’étre salarié-créateur constitue, donc, une fantastique
opportunité pour cette dernière catégorie d’entrepreneurs dont je fais
partie. Cette situation nous offre l’immense avantage de pouvoir
libérer son énergie créatrice en bénéficiant d’un "filet" de sécurité.
Il est désormais possible d’oser, de tester un projet tout en se
préservant un minimum la contre-partie étant de ne pas compter ses
heures et ne pas hésiter à faire des doubles journées.
Toutefois, toutes les activités ne sont pas compatibles avec cela,
l’économie du net et celle des services me semble plus adaptées.

2/ Comment l’administration, la législation,
facilitent-elles cette opportunité de lancer, de nos jours ? Quels
statut d’entreprise avez-vous choisi et pourquoi ?

Une fois n’est pas coutume, il est important de saluer le dynamisme
de l’administration Française en terme de création entreprise, en
effet, le gouvernement a mis en place un certain nombre de mesures
visant à la simplifier en permettant aux créateurs de ne pas se perdre
dans des démarches administratives qui par le passé étaient souvent
très lourdes. Désormais, grâce à Internet, vous pouvez créer votre
entreprise de chez vous sans perdre de temps dans les différents
organismes Sociaux, Fiscaux et Juridiques. Le Centre de Formalités des
Entreprises est votre interlocuteur unique il se charge, via son site,
de vous conseiller et vous représenter auprès des organismes concernés.
S’agissant du statut de mon entreprise, j’ai opté pour le régime de la
micro entreprise car il se veut relativement souple et s’adapte
parfaitement à la création d’un site Internet. Ce régime est une
solution idéale pour les activités nécessitant peu ou pas de fonds
propres et peu d’immobilisations. Il requiert une comptabilité
simplifiée et peut être fiscalement intéressant, il est en fait une
première étape avant un passage vers une SARL ou une SAS.

Vous désirez faire « exploser » vos ventes ?


Par Jean-Pierre Lauzier (contributeur) – Conférencier, formateur, expert-conseil

L’I.U.M
: Condition gagnante dans le monde
des affaires d’aujourd’hui

Pourquoi certaines entreprises obtiennent-elles beaucoup de succès ? Elles se positionnent, sur le marché, d’une façon différente et unique par rapport à leur compétition.

Soif d’expansion ? L’Identification Unique de Marché (I.U.M.)

Nombreuses sont les entreprises qui offrent sensiblement les mêmes produits, à un prix similaire et s’adressant au même marché. Résultat ? Baisse des profits. Réaction ? Elles diminueront leurs prix afin d’assurer la croissance de leurs profits.

C’est décidé, je crée ma boite ! Episode 34

Par Bart (contributeur) – Entrepreneur

16 août 2006
– Le grand saut
: Ca y est je crée ma boite !

Ca fait 20 mois que j’ai démarré maintenant (Janvier 2005). Les assedic durent 18 mois pour le créateur d’entreprise. J’ai donc été payé jusqu’en Juillet 2006 (paiement de juin 2006) et pour la première fois ce mois-ci je n’ai pas reçu de virement.

C’est comme ça que je sais que c’est terminé
d’ailleurs. Car comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire dans ce blog,
jusqu’à maintenant je ne savais pas exactement comment ça se passait,
ayant entendu différents sons de cloche de la part des différents interlocuteurs des assedic. Au début on m’avait dit 18 mois et puis basta.
Après on m’avait dit que ca durerait plus longtemps si je ne me
rémunérais toujours pas après 18 mois, vu que je ne touchais pas 100%.
Après on m’a dit que non, c’était 18 mois max, mais que je pouvais
ensuite réclamer les sommes non payées ; etc.    

Bref, maintenant c’est sûr, c’est terminé. C’est le grand saut. C’est là que l’aventure commence vraiment.

Car jusqu’à maintenant j’étais peinard : que je fasse du chiffre ou pas, je dirais même : que je bosse ou pas, je savais que j’étais payé tous les mois. Bon c’est vrai que dans mon cas, rétrospectivement, j’aurais pu me payer décemment tous les mois, et j’ai d’ailleurs largement rendu en impôt (société + revenu) ce que j’ai touché en assedic, mais quand même c’était un vrai confort et une vraie sécurité (remarquons
au passage que le système des assedic est un peu aberrant puisque on
peut très bien glander pendant 18 mois, on est absolument pas contrôlé,
mais bon…).

Certains me disaient que j’étais courageux de créer ma boite, de me lancer alors que la période est morose et le chômage au plus haut, etc. Je crois que c’est maintenant qu’on va pouvoir juger de tout ça. C’est maintenant que les choses sérieuses commencent. Désormais, l’argent que j’ai c’est l’argent que j’ai gagné. C’est aussi simple que ça.

Bon pas exactement en fait, c’est vrai. N’étant pas du genre à sauter sans élastique, je me suis constitué un petit pécule avec le bénéfice de ma société. De quoi tenir plusieurs mois dans la tempête sans ravitaillement en vol (ouais enfin je me comprends).

Mais quand même : ça risque de filer vite, et puis la pression est là. Chaque mois doit apporter sa contribution. C’est comme ça et puis c’est tout. Sinon on dort moins bien 🙂

C’est parti. Ca rigole plus. Ca passe ou ça casse. En avant toute ! Qui m’aime me suive ! En route vers de nouvelles aventures !!!

« Petite chronique boursière » : Bourse – contradictions et paradoxes

Vincent_colot
Par Vincent Colot (chroniqueur exclusif) – Analyste financier

La Bourse est un sujet glissant. Parfois on croit savoir quelque chose et on s’aperçoit assez vite que la réalité est différente. En Bourse plus qu’ailleurs, les évidences ne sont que des mirages et les apparences sont toujours trompeuses. La subtilité boursière trouve sans doute son origine pour partie dans l’incertitude de facto de l’environnement économique et pour partie dans le comportement psychologique de millions d’investisseurs qui s’épient et se jaugent. Un peu comme une immense partie de poker avec sa part inaliénable de bluff. Ou encore comme aux échecs : pour gagner, il faut voir plusieurs coups à l’avance.

Pour illustrer la subtilité de la « chose boursière », j’ai choisi 3 sujets dont je vais brosser rapidement les contours avant, peut-être, de les développer à l’occasion de prochaines chroniques.

Le temps une denrée périssable à utiliser à bon escient

Drissi_mhamed
Par M’hamed Drissi (chroniqueur exclusif) – Ph.D Management

Le temps est peut être la seule chose au monde la mieux répartie équitablement entre les individus quels que soient leur âge, leur préoccupation et leur position sociale ou hiérarchique : il est le même pour nous tous, 24 heures par jour, ni plus ni moins.

Denrée périssable, donc non récupérable, il faut donc l’utiliser à bon escient, faute de quoi, il faudra sacrifier son équivalent : l’argent sous de multiples formes  tels la perte  d’un projet lors d’une soumission d’appel d’offres insuffisamment préparée, le ratage d’ un avion à l’occasion d’un voyage d’affaires, ou tout simplement un rendez-vous important. Ainsi, l’adage anglais « Time is money » est indéniable en toutes circonstances de la vie d’un homme.

Certaines personnes averties   connaissent bien l’importance du temps et l’apprécient à sa juste valeur. D’autres au contraire le  méprisent et le gaspillent  inconsciemment sans même se rendre compte de la gravité de leur acte irresponsable. Les uns le trouvent long, interminable tels les prisonniers et les malades. D’autres,  à l’inverse, le  voient  passer rapidement  sans pouvoir l’arrêter tels  par exemple ces hommes d’affaires qui   s’efforcent de respecter les délais qui leurs sont accordés  pour honorer leurs engagements vis-à-vis de  leurs clients.

Pour ces gens là,  le temps c’est en effet de l’argent car  non seulement ils redoutent les pénalités de retard au cas où ils n’arriveraient pas à respecter les délais qui leurs sont impartis pour la réalisation des projets qui leur sont confiés,
mais ils craignent également d’être discrédités à cause d’une mauvaise utilisation du temps ce qui aura un impact négatif sur l’avenir même de leur organisation.

« Des idées innovantes à travers le monde » : Un box personnel à proximité de l’aéroport

Rault_fabrice
Par Fabrice Rault (contributeur) – Responsable de studio multimédia

Il m’arrive de prendre l’avion régulièrement et pour être tout à
fait honnête c’est à chaque fois une véritable mission pour atteindre
l’aéroport.

En effet, habitant un secteur diamétralement opposé à celui de
l’aéroport, les accès en transport en commun sont véritablement
inadaptés, surtout le matin tôt ou le soir un peu tard. J’ai bien
essayé le taxi et je dois accorder que pour l’aller tout s’est très
bien passé malgré un cout relativement élevé. Hélas le retour a, quand
à lui, été une catastrophe tant l’attente pour obtenir un taxi fut
décourageante.

La seule solution s’offrant à moi et « la moins pire » reste
d’utiliser mon propre véhicule. Mais là aussi un très gros problème
persiste : Le stationnement. Parking saturé, voiture abimée, accès
difficile, tarifs rédhibitoires… les contrariétés ne manquent pas. Bien
entendu ce problème n’est absolument pas spécifique à la région
parisienne, les aéroports de province subissent également les mêmes
désagréments.

Une entreprise implantée au Colorado propose depuis peu aux
américains utilisant fréquemment les transports aériens d’investir dans
un box automobile situé à 5 minutes en navette du terminal.

Un Facebook en entreprise ? Mais vous n’y pensez pas !

Delacroix_jerome
Par Jérôme Delacroix (chroniqueur exclusif)CoopératiqueNearbee

Je ne cesserai pas de m’étonner des bizarreries de la langue française. L’expression « travail collaboratif » en est un parfait exemple. On y trouve en effet le travail, instrument de torture comme chacun sait (tripalium en latin) et le labeur ou labour. Rien qu’à employer cette expression, on sent déjà perler la sueur sur son front. Pour ma part, je m’attacherai aujourd’hui au plaisir. C’est pour cette raison, notamment, que je préfère parler de travail coopératif, car la perspective de l’opéra, qu’il soit au chocolat ou musical, est quand même plus réjouissante, vous en conviendrez. Le plaisir est une dimension intrinsèque de ce qu’il faut bien appeler le travail. On peut « prendre son pied » dans ce qu’on fait, gouter le frisson de l’adrénaline sur un projet important, quand on a le sentiment de repousser ses limites.

Mais le plaisir au travail a aussi un ressort social. C’est
lorsqu’on s’entend bien avec ses collègues et sa hiérarchie, quand on peut
rencontrer de nouvelles personnes au profil différent, voire quand on peut
voyager et découvrir de nouvelle cultures professionnelles.

Confrontées a la guerre des talents, les entreprises usent
de toutes leurs armes pour attirer puis conserver les individus les plus
brillants : salaire et autres avantages, formation, perspectives de carrière,
etc. Et si elles avaient la plus grande richesse et la plus grande motivation a
portée de main, dans le plaisir que
leurs collaborateurs peuvent trouver à se retrouver chaque matin ?

Les réseaux sociaux peuvent à ce titre jouer un rôle. Il y a
bien sur les réseaux publics existants, LinkedIn, Viadeo et autres Xing. Les
individus peuvent y faire valoir leur expertise et leurs expériences, s’y
retrouver dans des hubs par centres
d’intérêt, et depuis peu mettre à jour leur statut et suivre celui des contacts
de leur réseau : c’est le fil d’activité, permettant de savoir que votre
collègue est entré en contact avec tel prestataire, que votre correspondant au
Marketing vient de terminer une analyse concurrentielle ou que votre ancien
voisin de bureau vient de créer son entreprise.

Tout ceci a l’avantage de maintenir le lien et la présence à l’esprit entre des personnes travaillant ensemble, ayant travaillé ensemble ou qui pourraient le faire à l’avenir. A condition de ne pas être inscrit dans trop de hubs ou groupes  et d’avoir bien paramétré ses alertes e-mail, on peut recevoir toutes ces informations sans être incessamment dérangé par une avalanche de messages.