Envie d'entreprendre

Mompreneurs : les championnes de « l’esprit du garage »

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Par Valérie Weill (chroniqueur exclusif)– Consultante et accompagnatrice en création/développement d’entreprise

Depuis quelques temps, on s’intéresse de plus en plus en France au phénomène des Mompreneurs, c’est-à-dire des mamans entrepreneuses. Qu’est-ce qui pousse donc des mamans, la plupart du temps salariées, à plaquer leur boulot parfois très confortable pour créer leur propre business tout en conciliant en même temps leur vie personnelle et leurs enfants à éduquer ? Et bien, il y a plein de raisons, en voici quelques unes :

– le syndrôme du placard au premier ou au deuxième enfant, car l’entreprise pense alors que la maman ne peut plus suffisamment se rendre disponible, qu’elle sera moins mobile, moins impliquée, plus tiraillée entre son rôle de mère et de salariée,… Or, le lancement officiel à l’Assemblée Nationale de l’Observatoire de la parentalité en entreprise, www.observatoire-parentalite.com , ne date jamais que du 20 Novembre 2008 et ne compte encore que 70 entreprises signataires de la Charte de la parentalité : c’est dire si nous en sommes sur ce plan qu’aux balbutiements…

– l’envie de se réaliser personnellement et de donner un sens à sa vie, la volonté de créer utile  – et ce sans sacrifier sa vie personnelle au détriment du professionnel,

– l’envie de relever un challenge et de se montrer ainsi qu’à son entourage  – ses capacités à entreprendre, à prendre des risques, à suivre un projet et à le concrétiser,

– l’envie de pouvoir organiser son temps et de le gérer mieux qu’avant. Par exemple lorsque l’on était salariée et que l’on priait pour que le suppo de Doliprane donné le matin avant de partir à la crèche suffise jusqu’à 18 heures – et que la crèche n’appelle pas en pleine journée pour vous demander de venir récupérer votre enfant malade… Car trop rares encore sont les crèches qui appellent les papas dans ce cas de figure bizarrement…

– l’envie de pouvoir créer son propre emploi et de créer ou développer son indépendance financière – même si bien sûr celle-ci n’est pas immédiate au démarrage, cela reste tout de même l’objectif de la grande majorité des créatrices d’entreprise,

– l’envie de suivre une passion mise de côté depuis longue date, un hobby ou bien une dextérité pour créer des objets, pour dessiner, créer, etc, que l’on a étouffée pendant de longues années derrière des études et un job “bien comme il faut”…

– l’envie de mettre à profit l’énergie créatrice très forte ressentie par de nombreuses mamans, qui se sentent pousser des ailes au moment de leur grossesse et de la naissance de leurs enfants et qui en même temps prennent du recul sur ce qu’elles veulent vraiment de leur vie pro et perso,

– …

Bref, des raisons de passer le cap de la création d’entreprise lorsqu’on est maman – salariée ou non – il y en a beaucoup ! 

Ainsi plusieurs articles de presse et même des reportages télés ont été consacrés dernièrement à ce sujet, qui attise assez la curiosité des médias. Ceux-ci semblent d’ailleurs partagés entre pour certains le désir de montrer des femmes chefs d’entreprise aux success stories rutilantes – mais qui qui ne sont pas très représentatives de la majorité des Mompreneurs –  et pour d’autres le désir de montrer des mamans entrepreneuses “typiques” qui jonglent de manière plus prosaïque et plus réaliste entre gestion de leur entreprise à la maison, enfants et vie personnelle…

Personnellement, j’accorde plus de crédit aux mamans entrepreneuses “typiques” – dont je fais partie et que je connais très bien pour les accompagner au quotidien dans leurs projets de création d’entreprise, car je trouve particulièrement intéressant de souligner leur  capacité à se débrouiller et à être les championnes de “l’esprit du garage” pour démarrer leur petite entreprise.

Qu’est-ce que j’entends par championnes de ”l’esprit du garage” ? Et bien, c’est un mélange de différentes choses, comme par exemple :

La vie des entrepreneurs : Interview de Gérard Robeau

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Par Delphine Favory (contributeur) – Responsable Marketing et Commercial

Fondateur de www.statutsonline.com,
Gérard Robeau nous raconte son parcours de plus de 30 ans
d’entreprenariat, les changements majeurs qu’il a connu en tant que
créateur, et se prête au jeu du "si j’étais… secrétaire d’état aux
petites et moyennes entreprises …"

1/ Vous avez un parcours de créateur riche, avec plusieurs
entreprises à votre actif : Comment devient-on un serial entrepreneur ?
Qu’est-ce qui, tout au long de ces années vous a motivé pour créer des
entreprises et vous a fait avancer ?

J’ai créé ma première entreprise à 20 ans et au cours des dernières
36 années, j’ai créé un certain nombre de sociétés. Chacune
correspondait à un besoin ou une continuité de la première.

Par exemple:

  • La première est une société de commercialisation immobilière (1) ,
  • Ensuite une agence d’administration de biens et de syndic de copropriétés (2) pour gérer les biens vendus par la 1,
  • Puis une d’entretien et de nettoyage d’immeubles (3) dont le donneur d’ordre est le 2,
  • Puis une société de promotion immobilière (4) pour alimenter la 1,
  • Puis une société de construction (5) pour construire ce que la 4 a besoin…….

Toutes les entreprises que j’ai créé m’ont fait avancer et m’ont
apporté une nouvelle motivation par la curiosité des spécificités liées
à chaque métier. Mais pour moi, la véritable réussite est qu’après
avoir fait naître, puis développé une entreprise, c’est de la céder à
un nouvel entrepreneur, et que ce nouvel entrepreneur vous accueille
avec un grand sourire chaque fois que vous le rencontrez.

2/ Concrètement, qu’est-ce que pour vous l’entreprenariat ?

Avoir une envie permanente d’apprendre, de construire et une prise de risque calculée (tant financière qu’humaine)

3/ Que doit attendre un porteur de projet de la création d’entreprise ?

Question saugrenue ! En effet, on n’attend rien de la création
d’entreprise.
On crée une entreprise parce qu’on a un projet.
Si un porteur de projet s’imagine qu’il suffit de créer une entreprise
et que se nommer patron va lui permettre de réussir, alors il vaut
mieux qu’il ne crée pas.

4/ Qu’est ce que vous feriez de différent dans un prochain projet de création d’entreprise ?

Vu mon grand âge, il serait intelligent de prendre enfin des
vacances, histoire de voir ce qui peut se faire ailleurs afin
d’apporter des idées nouvelles aux jeunes entrepreneurs.

Portage salarial : quand l’essayer devient l’adopter

Rey_patrickPar Patrick Rey (chroniqueur exclusif) – Consultant, Délégué Régional du Groupe ITG

Il est commun de dire que le portage salarial permet de tester son activité, avant de créer son entreprise. On entend également souvent dire que c'est une solution de transition, avant d’autres développements professionnels, ou avant la retraite, pour les salariés licenciés, par exemple. Alors, comment expliquer que plus de 30% des “portés” chez ITG ont plus de 3 ans d’ancienneté ? Pourquoi ces personnes restent-elles en portage. Quels avantages y trouvent-elles ?

Tester son activité, développer sa clientèle, perfectionner ses méthodes, élargir son réseau, ce sont quelques-uns des objectifs des nouveaux entrants. Pour les personnes qui n’avaient pas imaginé créer leur propre emploi, il est bien normal de chercher une couveuse pour faire éclore son projet dans les meilleures conditions. Un certain nombre de structures s’y consacrent, depuis les Coopératives d’Activité et d’Emploi jusqu’aux plus importantes sociétés de portage salarial. En échangeant avec d’autres porteurs de projet, en bénéficiant des conseils, de l’expérience et des moyens de formation de ces structures, ces personnes se confrontent avec la réalité du marché.

Pour les CAE, il s’agit surtout de se cibler sur le marché local, notamment pour les activités de service de proximité ou par exemple pour tout ce qui est artisanal ou de type manuel. Pour les principaux acteurs du portage salarial, il s’agit du marché de la prestation intellectuelle, dans lequel le côté local a peu ou pas d’intérêt. Le professionnalisme des métiers du conseil, de la formation ou de l’expertise fonctionnelle réclame des moyens et des équipes habituées à ce type d'accompagnement.

Au bout d’un an ou deux, on observe différents cas de figure :

• la personne n’a pas réussi à devenir autonome ; c’est là que la taille de la structure, la qualité du réseau, les moyens de formation et d’accompagnement font la différence pour rebondir, en remettant à plat son projet, sans doute mal défini au départ, ou mal évalué pour des raisons endogènes et/ou exogènes,

• la personne a préféré reprendre un emploi salarié, à l’issue d’une mission chez un client, ou d’une opportunité saisie lors d’une action commerciale ou de réseau,

• la personne a trouvé ses marques, tant d’un point de vue métier que financier ; elle peut “voler de ses propres ailes”.

C’est alors que l’alternative se présente : soit créer son entreprise, soit continuer en portage. Même si elles semblent opposées, ces deux options se ressemblent beaucoup. C’est ce que j’observe de plus en plus. Car, pour durer, dans les deux cas, il faut une même envie d’entreprendre, une même offre de service bien “packagée”, un même sens de l’économie des moyens, une même orientation vers l’action, et une claire perception des éléments de base de gestion de son activité.

« Petite chronique boursière  » : Haro sur le baudet !

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Par Vincent Colot (chroniqueur exclusif) – Analyste financier

Je ne sais pas si vous partagez ce sentiment mais je suis régulièrement effaré du traitement politico-médiatique de cette crise économique et financière.

En particulier, la Bourse, quel que soit l’angle sous lequel elle est considérée, fait l’objet des attaques les plus vives.

Prenons le fameux amendement Marini qui a tant fait couler d’encre en début de semaine. Ayant pour but de permettre aux petits actionnaires de déduire de leurs déclarations de revenus 2009 les moins-values boursières, il a d’emblée été taxé (si je puis dire et tant à gauche qu’à droite de l’échiquier politique) de « prime aux boursicoteurs ». Dans l’optique du politiquement correct, il s’agissait bien évidemment d’une « injustice sociale » destinée à favoriser les plus riches des Français, ceux capables d’épargner.

Une seconde ! L’Etat taxe bien les plus-values boursières qui sont des revenus par essence incertains, consécutifs à une prise de risques. Où serait le scandale de permettre, qui plus est exceptionnellement, aux actionnaires modestes de déduire leurs pertes à un moment où le « credit crunch » a pu les obliger à vendre au mauvais moment, faute de pouvoir lever facilement de l’argent autrement ? Quant à ce raisonnement, éminemment spécieux, consistant à identifier les épargnants à des personnes automatiquement aisées, voire très aisées, cela n’a guère de sens : arbitrer entre consommation et épargne ne serait le fait que des gens riches ? Celui qui investit en Bourse une somme qu’un autre aurait consacrée à l’achat d’une deuxième voiture serait un favorisé alors que cet autre serait un Français « ordinaire » ?  Plus largement, investir en Bourse n’est pas du boursicotage de spéculateurs malveillants. Puis-je rappeler ici qu’un marché boursier, dans une optique de longue période, a d’abord pour vocation de canaliser l’épargne vers les projets les plus à même de créer de la richesse, rejaillissant sur tout le monde ? Et cela reste, encore à ce jour, le meilleur moyen pour ce faire. Encore une fois, ce n’est pas tant le débat sur cette déduction fiscale qui est en soi choquant, c’est le ton qui est utilisé pour le mener.

RSE et éco durable : à l’action !

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Par Sophie Januel (chroniqueur exclusif) – Facilitateur en "Gestion et organisation Back-office PME" pour entreprises agiles !

Les nouvelles niches de l’économie et du développement durables : les conséquences d’un ultra-libéralisme obligent un changement de posture ; forcées ou non des entreprises sont à le recherche d’une nouvelle respiration, de nouvelles pistes. Deux faces d’une même approche : la RSE et les tendances émergentes dans divers secteurs d’activités offrent de belles opportunités de positionnement et pourquoi pas d’un avenir meilleur. Le travail ne va pas manquer, le parcours marathonien demandera abnégation et un vrai engagement au delà de tous effets de mode.

L’entreprise à sa disposition des outils éprouvés de reporting à usage d’un cercle restreint (salariés, administrateurs, actionnaires) et complète ses analyses aux relations & management relatifs aux parties prenantes (clients, fournisseurs, sous-traitants, partenaires, collectivités, ONG…).

Elle peut agir sur six grands axes : environnement, ressources humaines, gouvernement d’entreprise, pratiques commerciales, impact local et citoyenneté. En prenant appui un socle des standards existants : ISO 14001 à 1000NR relatives aux performances manégariales dans son éco-système large voire ISO 26000 en cours de préparation ; le guide SD21000 à destination des entreprises, d’ outils de diagnostic Ecopass 3D ; l’entreprise construit une stratégie du positionnement en responsabilité sociétale de l’organisation  aux stratégies intégrées dans l’éco-système de la structure pour changer ou ajuster son comportement, ses pratiques.

Les bénéfices sont matériels et immatériels : gagner en efficacité, définir ou redéfinir des valeurs et les partager. Adapter, changer de stratégie, mobiliser dans son éco-système trouver de nouvelles niches porteuses d’activité.
Des résultats immédiats et/ou différés : l’un des objectifs étant aussi de créer une image, une identité plus attractive au-delà d’un effet cosmétique (greenwashing, « SocialBusiness claiming ») l’entreprise n’a aucun intérêt à tenir une communication ou un marketing fictifs déconnectés des pratiques réelles. Ainsi, les postures de doubles langages sont mis à l’index  à l’instar de WalMart considérée comme socialement nocive. Je vous invite à suivre le Prix Ethifinance (prix extra-financier) agence d’évaluation de RSE.

Les retours espérés pour la société civile ? Recréer de la confiance, limiter les coûts sociétaux et les conséquences financières (les revenus de substitution nécessaires ou complémentaires) instituer un effet contrôle social par la reconnaissance de pratiques « socialement correctes ».

Dans ce mouvement orienté économie et développement durables quelles pistes favoriser ?

La première axée économie productive verte
Produire en minimisant les dommages collatéraux : agriculture verte : réduction des pesticides Ecophyto 2018, bio…

« Suspects, prospects, clients » : Le CRM en questions – suite


Par Philippe Guihéneuc (chroniqueur exclusif) – Directeur Associé – Highburry

Les questions à se poser sur l’exploitation d’un CRM
– 1er partie ici

Au terme d’un processus de sélection plus ou moins long (cf. article précédent, « Le CRM en questions »), vous avez choisi un logiciel de gestion de la relation clients . Bravo ! Il faut maintenant que vous l’installiez, puis que vous l’utilisiez, puis que vous en mesuriez les effets.

Qu’attendez-vous de votre logiciel ?

Les décideurs considèrent habituellement que l’évaluation de l’efficacité d’un CRM est quasiment impossible. Elle dépend d’un trop grand nombre de facteurs subjectifs, comme le temps réellement passé par les utilisateurs pour se l’approprier, ou l’impact de l’outil sur la productivité, et de la productivité sur les ventes. Combien de temps gagnerez-vous à ne plus chercher partout le dernier email de votre prospect ? L’utilisation d’un template standard de proposition affectera-il sérieusement la décision d’un client sur une nouvelle commande ? Quel est l’effet du taux de délivrabilité constaté du logiciel, en regard du coût d’acquisition des adresses email et des taux de conversion en ventes ? Autant de questions aux réponses improbables.

Il existe pourtant une méthode simple pour mesurer l’impact de votre CRM sur votre activité marketing et commerciale. Une méthode loin d’être parfaite mais simple à mettre en œuvre, et produisant des résultats facilement mesurables.

Elle consiste à administrer un questionnaire d’évaluation des performances de l’équipe commerciale, ou de l’équipe marketing, bref des équipes amenées à utiliser le logiciel. Ce questionnaire peut être court. Il sonde le futur utilisateur sur son mode de fonctionnement, et pose une question-clé : « Estimez-vous que votre système CRM actuel vous permet d’être au top de votre efficacité commerciale ? ». La réponse est une échelle de valeur, par exemple de 1 à 5, et le répondant doit évidemment préciser sa pensée. On administrera le même questionnaire quelques mois plus tard, bien après que le nouvel outil CRM aura été mis en place. Puis encore 6 mois plus tard, et ainsi de suite.

Un répondant peut se tromper sur son évaluation de l’impact d’un outil sur ses performances, mais pour peu que vous puissiez interroger plusieurs personnes, vous arriverez vite à une tendance générale. Et si le résultat est un désaccord profond entre les différents protagonistes, c’est aussi une information intéressante. On observe cependant que les répondants prennent l’exercice très au sérieux, d’autant qu’ils savent que la même question leur sera posée régulièrement. On obtient généralement une forme d’homogénéité des réponses.

Ainsi, si vous appliquez l’échelle de valeur de la question-clé au CA produit par votre commercial, vous disposez d’un indice d’efficacité CRM que vous pourrez suivre dans le temps.

Quels sont les facteurs d’échec du projet ?

C’est décidé, je crée ma boite ! Episode 39

Par Bart (contributeur) – Entrepreneur

28 novembre 2006
– Réseautons, réseautons… mais poliment !

J’ai été contacté par un partenaire potentiel en France. Le type a trouvé mes coordonnées sur Viaduc. J’en profite donc pour rappeler à mes collègues entrepreneurs que le réseautage (quel est le terme exact d’ailleurs ? On dit plus souvent Networking) fonctionne.

Inscrivez-vous sur Viaduc et faites grossir mon réseau. C’est pour votre bien 🙂

En revanche un truc que j’apprécie pas du tout, moi, c’est les propositions envoyées à une mailing list : une demande de partenariat par exemple, ou pire, une candidature spontanée, que vous recevez par email, mais qui est visiblement envoyée simultanément à l’ensemble des contacts du demandeur !!!

Je sais bien que la proposition est vraisemblablement envoyée à beaucoup de monde, et pas qu’à moi, mais il me semble que la moindre des politesses c’est de l’adresser individuellement. De montrer de l’intérêt envers la personne à qui on s’adresse au lieu de confirmer qu’on est en train de "ratisser large".

L’email rend-il feignant ou suis-je déjà un vieux con ? 🙂

Le difficile équilibre entre la conquête de nouveaux clients et la fidélisation des clients acquis

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Par Henri Kaufman (chroniqueur exclusif) – Président de Hip ip ip ! Société de conseil en Marketing, en Web2.0 et en Formation

La question se pose en permanence dans les entreprises, qu’elles soient petites ou grosses : faut-il concentrer ses efforts sur la conquête de nouveaux marchés et donc de nouveaux clients ou faut-il bichonner les clients anciens pour éviter qu’ils partent à la concurrence. Bien entendu, les ressources financières sont limitées et il faut faire des choix.

Voilà quelques pistes de réflexion, sachant qu’il n’y a pas de formule magique qui s’appliquerait à toutes les entreprises !

– Analyser d’abord la population des clients acquis, en termes
:

. D’ancienneté,
. De chiffre d’affaires : la fameuse courbe de Pareto (les 20% des clients qui font les 80% du CA est toujours valable)
. De potentiel sur une longue période
. De coût d’acquisition d’un nouveau client vs le temps mis pour qu’il devienne rentable
. Et aussi de capacité à chicaner : discuter en permanence la qualité des produits et des services délivrés, paiements tardifs, litiges incessants, etc. Ces comportements désagréables prennent du temps et mobilisent les services de gestion ; et donc coûtent de l’argent à l’entreprise.

– La « fragilité » d’un client s’estompe en fonction de son ancienneté, mais l’ancienneté fait naître un phénomène que les entreprises ignorent le plus souvent : en effet, un client ancien s’arroge des droits et pense inconsciemment que sa grande ancienneté lui donne des privilèges en matière de prix, de rapidité de résolution des problèmes, de priorité d’information par rapport aux innovations. Ces clients anciens sont systématiquement jaloux des avantages accordés aux nouveaux clients

– Conquérir un nouveau client signifie le plus souvent qu’il faut l’arracher aux griffes de la concurrence. C’est excitant et les commerciaux sont souvent intéressés financièrement  au nombre de clients qu’ils apportent ; mais cela demande un effort sur les prix et les services …et cet effort a un prix. Il ne doit pas être fait au détriment des clients anciens qui constituent le fonds de commerce de l’entreprise (c’est ce qu’on appelle le Capital Client).

Alors comment faire ?

« Ces aides publics….Que vous ne connaissez pas » : C’est juste une question de priorité

Michaeldamiati
Par Michael Damiati (chroniqueur exclusif) – Spratley-Conseil Sud Parisien

Voici un an que le grenelle de l’environnement a été lancé.

Nous savons tous que Mr Borloo est à cette place non pas par conviction, mais plus par nécessité d’exister et d’attendre son heure de gloire. Quand à NKM (Nathalie Kosciusko-Morizet), on la sent plus impliquée, mais tout reste à prouver….

Une fois ces remarques annoncées, il faut tout de même saluer l’existence de ce groupe de réflexion, qui tache d’allier développement économique et développement durable.

Beaucoup s’accordent à signaler, la difficulté de cette équation, notamment, avec la raréfaction des ressources fossiles (pétrole, gaz, charbon). Le sujet n’étant pas là, nous n’irons pas plus loin sur ce dernier, même s’il y a tant de choses à dire.

Ce qui nous intéresse en tant qu’entrepreneur, ce sont les cadres législatifs qui se mettent en place tant au niveau national qu’européen.

La fiscalité verte se base sur une incitation économique destinée à privilégier des produits et services écologiques. Le prix des produits ou services moins polluants et plus respectueux de l’environnement est réduit, ou bénéficie d’un crédit d’impôt, d’aides fiscales directes, de redevances ou encore d’exonérations.

L’autre volet de la fiscalité écologique est pénalisant pour les produits et services ayant de fortes nuisances environnementales : il augmente le prix ou les taxes sur les produits ou services les plus polluants.

L’assiette des différentes taxes est basée sur une nuisance environnementale. Les mesures fiscales peuvent être fixées à un niveau national, régional, départemental ou communal, et la recette peut être affectée au budget de l’état, à des comptes spéciaux ou à des organismes publics ou privés.

En France, une quarantaine de taxes concernant l’eau, l’énergie, les transports, les déchets et la pollution de l’air existent en 2008.

Selon le ministère de l’Écologie, "l’écofiscalité présente, d’un point de vue économique, l’avantage de conduire chaque agent à arbitrer librement entre payer la taxe et polluer ou réduire sa pollution pour payer moins de taxe. Comme tous les agents consentent le même coût de réduction des pollutions puisqu’ils payent tous la même taxe, l’effort de réduction est identique pour tous. En ce sens, la fiscalité permet d’atteindre un objectif environnemental de façon efficace".

La nécessaire préparation

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Par M’hamed Drissi (chroniqueur exclusif) – Ph.D Management

De nos jours, tout travail important nécessite au préalable  une sérieuse préparation. Ceci est valable dans toutes les activités de la vie professionnelle notamment au niveau de l’entreprise moderne.

Le facteur temps est  fondamental dans cette préparation : plus on investit beaucoup de temps dans la préparation, mieux on maîtrise la situation. Que çà soit une négociation à mener, une conférence à donner, un cours à dispenser ou une simple réunion à diriger, la préparation est indispensable à maints égards.

Plusieurs raisons militent en faveur de la préparation :

Tout d’abord, la préparation diminue  le trac : chaque jour, chaque semaine, chaque mois au cours desquels nous nous préparons à affronter le jour prévu , nous avons l’occasion de diminuer ce malaise , jusqu’à le réduire à néant.

Ensuite, la préparation est une merveilleuse source de motivation : elle nous donne le sentiment d’un bien être qui est la première récompense de l’effort fourni lors de cette préparation. Celle-ci est également une source d’influence par l’initiative prise à cet effet.

La préparation  nous fait souvent  gagner du temps : investir  du temps dans la préparation permet d’en gagner dans la réalisation. C’est le cas, particulièrement, pour les réunions qui sont bien préparées à l’avance et se déroulent par conséquent dans de bonnes conditions.

En effet, savoir à l’avance ce que l’on veut dire, apprendre et/ ou faire,  dans le temps et dans l’espace,  donne  confiance en soi-même et la sensation  d’influencer l’auditoire, l’interlocuteur ou l’adversaire en cas de négociation.

« Petite chronique boursière  » : Cycles économiques : miser sur les bons secteurs au bon moment ?

Vincent_colot
Par Vincent Colot (chroniqueur exclusif) – Analyste financier

Je dois déjà l’avoir souligné : en Bourse, plus que dans tout autre domaine, vous devez vous méfier des évidences.

Ainsi, que disaient la majorité des experts en ce début d’année 2008 ? D’abord, en raison de la crise des « subprimes », mieux vaut investir en Europe qu’aux Etats-Unis. Malheureusement, la baisse des Bourses européennes n’est, à ce jour, pas moins marquée que celle de New York. Ensuite, les pays émergents seront peu touchés par la crise car leurs économies sont prétendument « découplées » des économies matures. En fait, les Bourses des pays émergents ont également plongé. Et, enfin, la hausse des prix des matières premières n’est pas prête de s’arrêter. La réalité a été que la crise économique a fait éclater cette bulle avec, notamment, un baril de pétrole à un prix nettement plus bas qu’en début d’année.

D’autres évidences dont il faut vous méfier ? Assurément !

Il est une pratique largement consensuelle chez les investisseurs, institutionnels comme privés. Selon la position de l’économie au sein de son cycle, il est recommandé d’investir dans tel secteur plutôt que dans tel autre : cette rotation sectorielle, si elle est correctement appliquée, est censée apporter quelques points de performance supplémentaires.

Des chercheurs américains ont tenté d’y voir plus clair en confrontant la théorie avec la réalité. Ils ont d’abord dressé la liste des différents secteurs dans lesquels investir « conventionnellement » aux différentes phases d’un cycle. La voici :