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Patrons : C’est la « bottom line » qui compte !

Tylski_laurent_4 Par Laurent Tylski (contributeur exclusif) – Directeur Général d'Acteo Consulting

Les années fastes ou il suffisait d’être un leader charismatique sont terminées. S’il est plus que jamais nécessaire d’avoir cette qualité aujourd'hui, il faut en plus que  les dirigeants aient un œil aiguisé sur la « bottom line ».

Les temps changent, on ne reconnaît plus les managers et cadres dirigeants à la taille de leur bureau, à la profondeur      de leur siège en cuir, mais a leur capacité à générer rapidement du résultat.

Pour y arriver, il faut non seulement une tête bien faite, des qualités de communication exceptionnelles,  mais également des qualités de visionnaire pragmatique.
Le marché et les actionnaires sont de plus en plus tendus. La  difficulté actuelle à générer, voire simplement maintenir le chiffre d’affaires, force les entreprises a être particulièrement attentives a leur rentabilité.
Les leaders et managers sont donc condamnés a devenir des « stratèges visionnaires pour leur permettre de créer de la valeur grâce à la profitabilité de leur entreprise ». Pour pouvoir concentrer leurs efforts sur les résultats, ils doivent se focaliser sur le « business ». L’esbroufe ne suffit plus !

Oubliés les « Patrons vedettes » à la Welsh, Tapie ou Jean-Marie Messier.
Leur temps est révolu. Ces célébrités sont remplacées par des hommes qui certes gardent leur charisme, mais clarifient leur vision et la transforme en actions  concrètes.

Pas de vision sans moyens

Bertrand_duperrin_6 Par Bertrand Duperrin (chroniqueur exclusif) – Consultant en Management

Un des grands chantiers nécessaire à la lutte contre la  désimplication des collaborateurs est de se pencher sur la question  du sens. C'est en effet la perte de sens qui fait souvent qu'un  salarié se met de plus en plus en retrait de son entreprise. Savoir  où l'on va, à quoi on sert, mesurer son apport individuel à une  entreprise globale, voilà, de manière synthétique. ce qui donne du  sens à l'implication de chacun.

Un point important de cette création de sens est la vision émanant de  la direction et diffusée par le management. La vision n'est pas à  caractère opérationnel (c'est la stratégie qui en découle qui l'est)  mais elle permet de savoir où l'on va, pourquoi,  et de comprendre ce  qui sous-tend la prise de décision.

Ce caractère "non opérationnel" fait que parfois on confond vision et  discours de politique générale, ce qui est une erreur gravissime. Le  discours de politique générale a souvent pour vocation de "dire des  choses qui font plaisir", on y parle souvent d'autonomie,  d'épanouissement, de valorisation, d'initiative, concepts en général  chers aux collaborateurs. On constate à l'inverse une désimplication  de plus en plus forte de ceux-ci. Paradoxal ?

DRH, mettez-vous autant d’efforts à recruter les talents qu’à les developper ?

Abogh_vronique Par Véronique Aboghé (contributeur) – Fondatrice de CoachingLeader et boosteuse de potentiel

Pour une entreprise, savoir recruter des talents est la clé de son avantage concurrentiel. Voilà pourquoi le temps passé  par les départements RH à recruter des profils pointus et des cas d'or est considérable.

Mais qu'en est il de l' usage de ces talents une fois qu 'ils sont recrutés ? Sont-ils visibles et mobiles au sein de l'entreprise ? Ont- ils toujours les opportunités qui leur permettraient de développer leur experience et de consolider leur expertise ? Ou restent-ils plutôt coincés à un moment  de leur vie professionnelle dans une impasse, sans opportunité de progression aucune  alors que quelqu'un, quelque part dans l'entreprise, recherche un profil similaire aux leurs.

Résultat ? Une frustration importante et un manque d'utilisation des ressources et des synergies possibles.

L’humour est-il soluble dans l’entreprise ?

Smiley_1 Par Marc Traverson (chroniqueur exclusif) – Coach et consultant – Troisième Voie

Les responsables d'équipes et les dirigeants se posent parfois (plus souvent qu'on croit), la question de savoir :

1) s’il est pertinent d’utiliser l’humour (pour désamorcer un conflit, dans une situation de négociation, dans le cadre du management, etc.) et, dans le cas où la réponse serait positive

2) comment le faire.

Ce ne sont pas des questions simples, parce qu'il ne peut y avoir de réponse univoque. Non que je me méfie de l’humour : il me semble que c'est ce qu'il y a de plus subtil dans la communication humaine. Le rire est le propre d’homo sapiens, et sa principale qualité – encore qu’il ne serait pas étonnant que nos cousins primates, chimpanzés par exemple, soient dotés eux aussi d’un boyau de la rigolade.

Et cependant, l’humour a une particularité: il ne s'apprend pas. Ou alors très jeune. Nous connaissons tous des gens intelligents mais qui sont désespérément dénués d'humour. Si dans le cadre professionnel, l'humour est à utiliser avec certaines précautions, c'est parce que, comme dit l'adage: on peut rire de tout, mais pas avec tout le monde… Car tout le monde n’a pas le même sens de l’humour. Et personne ne pourra savoir à votre place quand et comment vous pourrez vous permettre une remarque humoristique.

Tableaux de bord – Les 7 règles et indicateurs

Dureau_laurent Par Laurent Dureau (contributeur) – Manager de Transition et Serial Entrepreneur

Avoir un tableau de bord pour piloter l’entreprise est aussi important qu’un volant pour conduire une voiture. Formalisé ou non, tout dirigeant en possède un. Seulement voilà, est-il suffisamment pertinent pour pouvoir prendre des décisions fiables ? La petite entreprise va à l’essentiel et compte sur sa réactivité pour corriger le tir en juste à temps alors que la multinationale, plus lourde à manier, nécessite des montagnes de reporting.

Commençons donc par énoncer quelques règles souvent méconnues des dirigeants :

1 – Un tableau de bord n’est que le regroupement d’indicateurs

Le nombre visible d’indicateurs est forcément limité sous peine de saturation.

2 – Chaque indicateur retenu doit prouver sa pertinence

Par principe tout indicateur est bon à prendre, mais quelquefois son coût d’obtention est disproportionné par rapport au bénéfice acquis.

3 – Tout indicateur n’est valable que dans un contexte donné

Regrouper chaque indicateur selon le degré d’urgence (ce qui déterminera sa visibilité) puis par son degré de pertinence et enfin par la fiabilité de l’information fournie.

4 – Tout indicateur n’est que la visualisation d’une information fournie à un temps t

L’information doit être un reflet objectif d’une variable dans une réalité à un temps t

5 – Tout information fournie doit pouvoir faire prendre une décision immédiate

Si ce n’est pas le cas, alors cet indicateur ne sert à rien

6 – Toute information déclenchant une décision automatisée se fera reléguée en arrière plan

Par définition un tableau de bord aide à la décision donc exit tout ce qui prend des décisions à votre place…

7 – C’est le tableau de bord qui s’adapte au dirigeant et non l’inverse…

Car le dirigeant doit lui-même s’adapté aux nécessités de l’entreprise qui évolue dans un contexte de plus en plus imprévisible.

Pour être pragmatique, voyons maintenant comment mettre cela dans la pratique d’une manière simple. Partons de votre expérience en tant que conducteur d’un véhicule au même titre que le dirigeant est le conducteur de l’entreprise. Que vous soyez un chauffard, un pilote de rallye ou un routier sympa vous avez besoin que votre tableau de bord soit fiable et suffisamment informatif sous peine de bien des désagréments (panne d’essence, PV excès de vitesse, moteur cassé,…).

Je me fais coaché(e) – Etre acteur de son coaching

Franoise_keller_7 Par Françoise Keller (chroniqueur exclusif) – Coach de Managers, de Projets et d'Equipes et Formatrice en management et en communication NonViolente®

Le coaching est une pratique récente et inhabituelle pour la majorité des dirigeants et managers. Après avoir abordé la question de "Choisir un coach" et "Se faire coacher : je me lance !", je voudrais partager avec vous la manière dont je vois les attitudes qui me semblent aidantes pour profiter d’un coaching.

En effet, j’aime bien considérer que le coaching est un réel investissement en argent, mais surtout en temps et en énergie. J’aimerais relever ici, sans être nécessairement exhaustive, des pratiques que j’ai pu tester ou observer chez les personnes que j’accompagne et qui, semble-t-il, favorisent le retour sur investissement….

Et après avoir levé x000 000€, que se passe-t-il ?

Delobelle_vanina_1Par Vanina Delobelle (contributeur) – Entrepreneuse et experte en marketing

On lance un nouveau produit, on lève des fonds et on crée une super start-up …mais après ? Guy Kawasaki, dans son article After the Honeymoon, présente avec beaucoup de réalisme les 9 raisons qui peuvent faire que l'avenir de l'entrepreneur ne soit pas si rose qu'il l'aurait envisagé.

Devenir un bon manager ? Utopie ou réalité ?

Alix_de_la_tour_du_pin_7 Par Alix de La Tour du Pin (chroniqueur exclusif) – Consultante, Coach, Auteur, Dessinatrice

Lorsqu’on voit autant de livres sur le management, (et j’en ai écrit un), on peut se poser des questions. Est-ce si difficile ? Pourquoi ?

J’ai accompagné, un jour un Dirigeant qui travaillait dans une grande entreprise.
Il avait fait des études brillantes dans deux Grandes Ecoles.
Il m’a dit : «La seule chose qu’on ne nous apprend pas à l’école, c’est manager.
Pourtant, c’est la seule chose qu’on me demande ! ».