Envie d'entreprendre

L’audace d’entreprendre

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Par M’hamed Drissi (chroniqueur exclusif) – Ph.D Management

Avoir l’audace d’entreprendre de nouveaux projets ou opérations, que ce soit dans le secteur privé, le secteur public ou le tiers secteur passe, indéniablement, d’une part, par le développement de la confiance en soi et en son environnement, et d’autre part, par l’adoption d’attitudes personnelles de bon sens qui mènent à la réussite de ces projets dont notamment l’optimisme et la persévérance.

Entreprendre n’est pas l’apanage de personne, très douée, ou aisée. C’est une liberté que chaque individu, si humble soit-il, a le droit d’exercer, pourvu qu’il respecte la liberté des autres, qu’il soit honnête et ait une bonne volonté.

Pour entreprendre, il ne suffit pas d’avoir seulement l’idée ou le financement, mais il faut avoir, surtout, la confiance en soi, la confiance aux autres et la persévérance. Ces qualités sont essentielles et constituent la clé principale pour le maintien du cap dans la création et la réussite des projets.

Ne pas oser entreprendre par peur d’échouer est souvent du au manque de confiance en soi. Celle-ci traduit la croyance de l’individu en ses capacités. Elle est indissociable de la maîtrise de soi qui exige un contrôle de ses défauts afin de pouvoir contrôler les situations difficiles de l’entreprise.

A vrai dire, c’est à travers le risque et l’échec que l’individu apprend et acquiert une expérience riche qui lui permet d’éviter de commettre les mêmes erreurs.

La vertu de l’ennui

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Par Vincent Colot (chroniqueur exclusif) – Analyste financier

C’est peut-être un de ces signes qui font prendre conscience que l’on vieillit … Tant pis, j’assume ! Ayant le bonheur de fréquenter quelques enfants d’une dizaine d’années, j’ai constaté une tendance qui me chagrine : ces diablotins sont perpétuellement occupés. Quant ils n’ont pas leur cours de guitare ou de GRS (pardon : gymnastique rythmique et sportive), ils se précipitent à l’anniversaire d’un copain de classe ou à une balade avec leurs parrain/marraine. Mais leur occupation favorite, celle qui les fait se réveiller (tôt) les week-ends au grand dam de leurs parents résignés, c’est de regarder l’ECRAN. Quel écran ?, demanderont les plus naïfs d’entre vous. N’importe lequel : celui de la télévision, de l’ordinateur, du lecteur DVD portable ou de la console de jeu tout aussi portable. Et je ne dirai rien des téléphones mobiles qui garnissent les cartables de plus en plus tôt.

Alors, voilà, c’en est fini de moi : je suis irrémédiablement devenu un réactionnaire bedonnant et cynique, pleurant après ma jeunesse perdue. En partie sans doute. Je pleure en effet une certaine idée de la jeunesse, mais pas pour moi ; pour eux que je vois constamment si affairés. Car, enfin, pour permettre à un enfant de développer sa curiosité, il doit passer par une phase que nous avons tous connue, étant enfants : S’ENNUYER. C’est bien à l’occasion de nos longues périodes d’ennui – les quadragénaires sont sans doute la génération des « enfants de la télé » mais celle-ci n’était pas constamment allumée -, que nous avons pris et commencé à lire ce livre offert par Tante Yvonne, « Les grandes espérances » de Charles Dickens. C’est bien ainsi que nous avons, petit à petit, développé notre imaginaire, nourri nos propres réflexions et notre goût pour l’art. Réfléchissez-y un moment et vous conviendrez avec moi (oui, vous, désormais réactionnaire bedonnant et cynique) que l’ennui a joué un rôle déterminant dans la construction de toute votre personnalité.

Admettons. Mais pourquoi vous raconté-je cela ?

La minute patrimoniale : La location meublée non professionnelle

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Par Yves Gambart de Lignières (chroniqueur exclusif) – Conseil Financier et Conseil en Gestion de Patrimoine Indépendant

La location meublée, parce qu’elle était considérée comme une niche fiscale lorsqu’elle était pratiquée à titre professionnel, a subi un réel « tour de vis ». C’est oublié un peu vite que le principal intérêt de la location meublée, professionnelle ou non, réside dans la possibilité d’amortir la quasi-intégralité du bien.

Qui peut encore prétendre au statut de loueur meublé professionnel (LMP) ?

Auparavant, un loueur en meublé était professionnel s’il était inscrit au RCS, registre du commerce et des sociétés, et s’il percevait plus de 23 000€ de loyers annuels ou si ces recettes représentaient plus de 50% de l’ensemble de ses revenus d’activité. Depuis le 1er janvier 2009, ces trois conditions sont cumulatives rendant le statut LMP surtout accessible aux vrais professionnels d’autant que pensions et rentes viagères doivent être, désormais, prises en compte dans les revenus d’activité. Le principal intérêt du statut LMP est de pouvoir imputer le déficit généré de son revenu global et, sous certains seuils, d’être exonéré sur les plus-values après cinq ans.

En quoi le statut LMNP est intéressant ?

A défaut de répondre aux conditions exigées pour être LMP, l’investisseur est qualifié de loueur en meublé non professionnel. L’intérêt est, alors, de pouvoir amortir l’intégralité de son acquisition (hors terrain). C’est donc une stratégie très pertinente pour se constituer une rente à terme non fiscalisée, grâce à ces amortissements et grâce, en cas de recours à l’emprunt, à la déductibilité des intérêts d’emprunt. Par ailleurs, en s’inscrivant au RCS, le LMNP pourra prétendre à une couverture sociale et à la validation de trimestre de retraite.

Des conseils agressifs ? Pas raisonnable !

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Par Vincent Colot (chroniqueur exclusif) – Analyste financier

Soyons francs ! Une action qui rapporte beaucoup avec un minimum de risque et en un minimum de temps, qui n’en rêve pas ? C’est bien entendu le fantasme éveillé de tout investisseur. Mais cette ambition, plus ou moins inconsciente, est-elle condamnée à demeurer une chimère ?

Laissons de côté l’analyse technique (Ouch ! Je connais au moins un des lecteurs réguliers de ce site qui ne sera pas content). Même sans parler du poids des frais de transactions, il doit être répété que l’analyse technique (basée sur l’observation des cours passés) ne donne malheureusement pas de résultats probants. Deux études récentes (celle de P. Bajgrowicz et O. Scaillet intitulée « Technical Trading Revisited : False Discoveries, Persistence Tests, and Transaction Costs » et celle de B.R. Marshall, R.H. Cahan et J. Cahan intitulée « Technical Analysis around the World » ; tous deux de 2009) concluent d’ailleurs à nouveau à l’inefficacité de cette boîte à outils.

Rejeter l’analyse technique ne revient pourtant pas à évacuer complètement la question du « timing » d’un conseil : en effet, il convient d’attendre qu’une action soit suffisamment bon marché pour la conseiller à l’achat. Tout cela est bel et bon mais, en supposant que le diagnostic soit correct (et donc que l’action soit réellement bon marché), quand le cours montera-t-il ? Délicat ici de jouer au plus malin.

Car certains acteurs sur le marché boursier disposent de moyens nettement plus importants que vous ou moi pour cet exercice. Forts de dizaines de milliards de dollars à investir, certains investisseurs institutionnels, comme les fonds spéculatifs (« hedge funds »), traquent en effet sans répit les situations à (très) court terme où la Bourse est susceptible de se tromper. A l’aide de modèles mathématiques hyper-sophistiqués tournant sur des ordinateurs surpuissants, les plus habiles d’entre eux peuvent engranger des gains substantiels en multipliant des opérations d’achat et de vente espacées parfois de quelques secondes. Mais cela ne marche pas à tous les coups, surtout lorsque les variations boursières sont brutales.

Comment une marque peut-elle créer une communauté ?

HK1109 Par Henri Kaufman (chroniqueur exclusif) – Président de Hip ip ip ! Société de conseil en Marketing, en Web2.0 et en Formation

Pendant très longtemps, les marques ont communiqué vers leurs clients et prospects de manière univoque. Il n’y avait pas de système ad hoc pour recevoir et gérer les réponses de ces clients (sauf les commandes bien sûr…). Dans les années 90 se sont développés les centres d’appel qui ont permis de répondre aux clients sur toutes les questions qui fâchent, celles concernant le produit, les modalités de livraison, les réclamations de tous ordres.

Puis, l’avènement d’Internet a permis d’améliorer le système avec les FAQ* et les réponses en ligne. Mais… le ver était dans le fruit car les consommateurs ont profité de l’émergence des technologies pour commencer à communiquer entre eux. Sur quel sujet ? Eh bien, sur leurs vies bien sûr mais aussi sur leurs expériences d’achat bonnes ou mauvaises, sur leur réactions face à des produits ou des services. Ô surprise, les marques ne se sont guère intéressées à ces conversations lancées par des consommateurs proactifs au sein de leur communauté d’amis.

Le premier livre visionnaire sur ce sujet s’appelle The Cluetrain Manifesto. C’est dans ce livre édité en 1999 qu’on trouve pour la première fois le concept aujourd’hui presque banalisé que les marchés sont des conversations. Et d’autres principes aussi importants. En voici quelques uns :

1- les marchés sont des conversations

2- les marchés sont constitués d’être humains… et pas de Catégories Socio Professionnelles.

3- Les conversations entre les personnes ressemblent à de vraies conversations. Elles sont prononcées par des vrais êtres humains et pas par des robots.

4- Internet rend possible ces conversations entre êtres humains ;

5- Les liens interactifs sont plus puissants que les liens hiérarchiques

6- Les gens se parlent désormais d’une toute nouvelle façon plus efficace, que ce soit dans l’entreprise ou hors de l’entreprise.

7- Les marchés deviennent plus informés, plus organisés, plus fluides.
8- Les gens en réseau se rendent compte qu’ils accèdent à de meilleures informations et documentations de la part de gens comme eux, que de la part des vendeurs.