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Coefficient de corrélation, méthodes des moindres carrés et courses chez Ikéa

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Par Didier Thebaut (chroniqueur exclusif) – Fondateur de joujou de Paris

Voici un exemple concret de l’utilité que peuvent avoir les outils de management dans la vraie vie, c'est-à-dire celle en dehors de votre entreprise où la plupart du temps c’est vous qui vous portez les cartons.

Moi, par exemple, je déteste allez chez Ikéa. A ceci plusieurs raisons : c’est en dehors de Paris, c’est rempli de monde, il faut faire la queue et, en général, ça se finit par une grosse engueulade avec votre femme. Les motifs de dispute sont variés et nombreux. Avant, parce que j’aimerai faire autre chose comme aller voir un match de rugby avec mes potes. Pendant, parce qu’elle me stresse en voiture et veut tout regarder dans le magasin. Après, parce qu’elle arrive mieux à monter les meubles que moi. Aussi, pour moi Ikéa c’est synonyme de week-end pourri.

Quel rapport me direz-vous avec le coefficient de corrélation et la méthode des moindres carrés ? Tout simplement, pour identifier ce qui pousse ma femme à aller chez Ikéa et ainsi prévoir un lot d’excuses pour pouvoir me défiler. Je sais ce n’est pas très courageux, mais bon je le reconnais et je n’ai aucune prétention de ce coté là.

Donc, comment ça marche ? Le but de la manœuvre est de voir si il y a un lien entre deux inducteurs. Le premier, vous l’aurez compris, sera les visites des quatres derniers trimestres chez Ikéa et l’autre, plus subtil, sera le nombre de visites des membres de la famille (belle-famille comprise).

Pour savoir si ces deux éléments sont liés, je vais calculer le coefficient de corrélation, r. Si c’est le cas, c'est-à-dire si le coefficient est proche de 1, je vais pouvoir en déduire le nombre de visites que je vais effectuer chez Ikéa les prochains trimestres et agir en conséquence.

Afin de calculer r, je procède ainsi :

« Les retours produits sont un souci, vous avez des fins de série sur les bras… Vendido est là »

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Par Adrien Geille (chroniqueur exclusif) – Entrepreneur – Fiscon

Depuis quelques temps déjà, les médias parlent en boucle de «pouvoir d’achat ». Certains d’entre vous ont même pu voir des reportages sur les personnes qui revendent leurs cadeaux de noël sur internet sous prétexte qu’ils ne leur plaisent pas. Internet est devenu indéniablement un nouveau mode de consommation.

EBay acteur principal de la vente sur internet offre un business modèle connu des particuliers mais méconnus des professionnels. Partant d’un constat simple Thibaut Bayart et ses associés (Eric Noé, Romain Bayart) ont créé en avril 2007 la société Vendido.

La plupart des magasins et des sites d’e-commerce n’ont pas de canal de revente pour les produits qui leurs sont retournés. Autre constat, une marque peine à écouler des fins de série.

Vendido met alors en place l'équivalent d'un magasin d'usine appliqué au Web (un « corner ») totalement dédié. Vendido gère alors pour la marque cet espace. L’avantage, la marque garde le contrôle sur son image, évite les ventes non contrôlées et draine une nouvelle clientèle.

Vendido se charge d'écouler les stocks des entreprises sur Internet. Chacun y trouve son compte, entreprises comme particuliers. Les premières parce que Vendido se charge d'écouler leurs invendus sur Internet. Les autres parce qu'ils peuvent trouver des produits neufs à prix réduits.

3 étapes et c’est vendu ;o)

« Petite chronique boursière  » : La volatilité, un facteur d’inquiétude ?

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Par Vincent Colot (chroniqueur exclusif) – Analyste financier

Les soubresauts boursiers, surtout lorsqu’ils sont violents, ont le plus souvent pour effet de maintenir les investisseurs à l’écart. A tout le moins, hors précaution de spécifier un cours limite, il peut s’avérer délicat de passer un ordre de bourse sur la base d’un cours qui peut s’apprécier ou se déprécier de parfois 10 à 15% sur quelques heures.

Mais c’est un peu l’histoire de la poule et de l’œuf. Si les cours sont volatils, c’est bien aussi parce que les investisseurs ont peur et qu’ils réagissent très, voire trop, fortement à des informations qu’ils ont du mal à décrypter. Connaissons-nous une récession économique ou nous dirigeons-nous vers une longue et pénible dépression ? Comment interpréter les chiffres du chômage qui s’envolent ? Comment les bénéfices des entreprises vont-ils être affectés par la situation macro-économique ? Etc. Etc.

Sans avoir pour ambition d’apporter une réponse définitive à ces légitimes interrogations, je vous invite à regarder d’un peu plus près cette question de la volatilité.

Quand on voit ce graphique, qui illustre la volatilité de la Bourse américaine :

http://finance.yahoo.com/q/bc?s=%5EVIX&t=my&l=on&z=m&q=l&c=

on peut tout de même se poser la question de savoir si le vrai risque ne se trouve pas précisément en période de faible volatilité ç.-à- d. lorsque les investisseurs estiment (erronément) que les actions ne sont pas risquées et donc lorsque la formation d'une bulle est favorisée … avant son inévitable éclatement.

Lire à ce sujet les commentaires éclairants du Professeur Richard Haugen (en 2005 !) :

http://registeredrep.com/mag/finance_beware_sleeping_beast/ :

"The low volatility of recent years has given investors a false sense of security. My guess would be that people are getting lulled into thinking that volatility doesn't exist any more. I think it's almost the opposite".

"La faible volatilité des récentes années a donné aux investisseurs un faux sentiment de sécurité. A mon avis, les gens se fourvoient en considérant que la volatilité n’existe plus. C’est même sans doute presque l’opposé".

(Voir aussi son intéressant site : http://www.quantitativeinvestment.com/qicumulative.aspx ).

Cela dit, sans doute un krach a-t-il comme signe précurseur une augmentation graduelle de la volatilité.