
Par Didier Thebaut (chroniqueur exclusif) – Fondateur de joujou de Paris
Voici un exemple concret de l’utilité que peuvent avoir les outils de management dans la vraie vie, c'est-à-dire celle en dehors de votre entreprise où la plupart du temps c’est vous qui vous portez les cartons.
Moi, par exemple, je déteste allez chez Ikéa. A ceci plusieurs raisons : c’est en dehors de Paris, c’est rempli de monde, il faut faire la queue et, en général, ça se finit par une grosse engueulade avec votre femme. Les motifs de dispute sont variés et nombreux. Avant, parce que j’aimerai faire autre chose comme aller voir un match de rugby avec mes potes. Pendant, parce qu’elle me stresse en voiture et veut tout regarder dans le magasin. Après, parce qu’elle arrive mieux à monter les meubles que moi. Aussi, pour moi Ikéa c’est synonyme de week-end pourri.
Quel rapport me direz-vous avec le coefficient de corrélation et la méthode des moindres carrés ? Tout simplement, pour identifier ce qui pousse ma femme à aller chez Ikéa et ainsi prévoir un lot d’excuses pour pouvoir me défiler. Je sais ce n’est pas très courageux, mais bon je le reconnais et je n’ai aucune prétention de ce coté là.
Donc, comment ça marche ? Le but de la manœuvre est de voir si il y a un lien entre deux inducteurs. Le premier, vous l’aurez compris, sera les visites des quatres derniers trimestres chez Ikéa et l’autre, plus subtil, sera le nombre de visites des membres de la famille (belle-famille comprise).
Pour savoir si ces deux éléments sont liés, je vais calculer le coefficient de corrélation, r. Si c’est le cas, c'est-à-dire si le coefficient est proche de 1, je vais pouvoir en déduire le nombre de visites que je vais effectuer chez Ikéa les prochains trimestres et agir en conséquence.
Afin de calculer r, je procède ainsi :


