Par M’hamed Drissi (chroniqueur exclusif) – Ph.D Management
L’organisation est l’une des quatre fonctions fondamentales de la
gestion dont la planification, l’impulsion et le contrôle. C’est dire
l’importance indéniable de cette fonction au sein de l’entreprise.
C’est en effet l’organisation qui favorise la collaboration et la
concertation entre les individus d’un groupe et améliore l’efficacité
de la communication : elle délimite clairement l’autorité et la
responsabilité.
Cette fonction aide le dirigeant de l’entreprise à mieux gérer et à
éviter les crises et les dérapages grâce à l’amélioration de l’exercice
des autres fonctions dont elle est indissociable : le fait par exemple
d’embaucher quelqu’un et de le placer dans un poste qui ne convient pas
peut entraîner plus tard des difficultés aussi bien au niveau de la
coordination que sur le plan de la motivation. D’où la nécessité
d’instaurer une organisation basée sur les concepts de base qui
sous-tendent la structure formelle de l’entreprise à savoir : la
division du travail, le découpage de la structure et l’étendue du
pouvoir hiérarchique direct.
La division du travail, si elle est pratiquée correctement, augmente en effet l’efficacité, contribue à l’adoption des techniques de production de masse et conduit à un haut niveau de production de biens et de services. Comme chaque élément formel de l’organisation, la division du travail comporte des avantages et des inconvénients. Mais au fil des ans, les avantages ont pris le pas sur les inconvénients : la division du travail consiste à partager de larges tâches en petits travaux élémentaires que l’on répartit entre plusieurs personnes. Cette spécialisation du travail permet à un employé d’effectuer une tâche dans le temps le plus bref avec une qualification minimale. Elle permet aussi à la main d’œuvre d’être interchangeable, ce qui contribue beaucoup à l’efficience de l’organisation.
Néanmoins, du fait que la division du travail crée des postes de travail différents et le plus souvent très étroitement délimités, d’importantes tensions peuvent être observées, ce qui nécessite une coordination attentive de la part des dirigeants : pour compenser les effets négatifs potentiels de la spécialisation du travail, les firmes utilisent souvent les techniques de la participation à la prise de décision, de l’enrichissement des tâches, et de conseils de direction à des niveaux intermédiaires.


